Les garçons du métro

S’il y a un truc que je déteste plus que tout au monde, c’est me lever. C’est juste l’enfer quand ce putain de réveil sonne. Alors je snooze jusqu’à la dernière seconde. Je me douche encore plus vite que Nicki Minaj ne « twerke » et je file m’intégrer à la société, généralement sans bouffer, sans café, avec les yeux qui collent. C’est alors que le métro pourrait être l’enfer.
La musique dans les oreilles pour me couper du monde ? Ça m’agresse. La lecture comme alternative ? Ça ne sert à rien puisque j’ai tellement la tête dans le cul que je ne comprends absolument rien à ce que je lis. J’ai trouvé une activité bien plus passionnante : je regarde les garçons. De la tête aux pieds. Je kiffe analyser comment s’habillent les hommes de nos jours quand ils se rendent à leur gagne-pain. Ma petite fashion week à moi, mêlée, je le reconnais, à un certain plaisir de prendre une dose de jolis messieurs avant de devoir s’enquiller une journée de job alimentaire chiant.
 
http://www.nicolasbg.com/
 
Ça fait trois ans que je fais le mateur et s’il y a un truc que je peux dire, c’est que les choses ont bien évolué. Les traditionnels costumes-cravates de la Défense qui se comptaient comme un régiment de soldats nord-coréens ont laissé place à plus de créativité tout en restant dans les limites du raisonnable : non, les Cockettes ne travaillent pas encore à la Banque de France (et c’est bien dommage). Ceci étant, on peut dire que les créateurs masculins ne cessent de révolutionner leurs vestiaires pour faire de nos chers et tendres des armes de séduction massive !
 

Dans mon étude anthropologique de l’homme qui aime se fringuer, j’ai remarqué définitivement 4 grandes catégories (note comme je suis un grand savant fou reporter de la Moooode) :

 

les-garçons-du-métro

 
– L’indécrottable Mad Man : certes, il est le plus classique et il est aussi ancien que la préhistoire, mais il a compris que Célio et Jules, c’était vraiment une merde qui le faisait plus ressembler à un vendeur obsolète de Tout l’Univers qu’à un professionnel crédible et ça, c’est vraiment LA révolution. Définitivement, les coupes sac de ces enseignes ne rendent pas hommage à la gent masculine. Définitivement, le mâle qui s’intéresse un tant soit peu à sa beauté s’en est largement rendu compte. Le nouveau trader moule son fessier dans des pantalons ajustés qui fusellent ses jambes et il montre allègrement le nombre d’heures qu’il a passées au Club Med Gym. Une vraie tablette à déguster aussitôt l’emballage enlevé.
 
les-garçons-du-métro
 
Il porte la chemise cintrée et s’octroie la futilité d’adopter des colorimétries vivifiantes ou des motifs incongrus. Sa veste assortie est tout aussi fittée et possède aussi quelques détails qu’auraient reniés les Cro-Magnon machos d’une autre époque : col châle, boutons d’apparat, matières soyeuses aux palettes improbables ou quadrillages schizophrènes sont quelques mignardises que s’accorde le nouveau Men At Play, le tout sur de la bottine en cuir bien cirée sortie tout droit de la tête du Parisien maître du genre : Philippe Zorzetto.
 
les-garçons-du-métro
 
les-garçons-du-métro
 
Le nouveau PDG a compris que son apparence était aussi importante que le discours qu’il tient. Il y met donc sa touche de folie sans en perdre son sérieux. Il se voit en dandy Bowie et veut qu’on le reconnaisse pour son audace qu’il tend aussi à exprimer dans son ouvrage quotidien… Je ne m’en plains pas, je m’en lèche plutôt les babines.
 

les-garçons-du-métro@Jim Tot

– Le nouveau créa temps-partiellisé : il travaille chez Claudie Pierlot 20/h par semaine, bien qu’il déteste cette marque de connards bourges. Il n’a pas le choix : faut bien payer le musée Emmaüs qui lui sert d’appartement et bien évidemment, avoir les quelques piécettes pour se nourrir de bière dans le PMU transformé en rade électronique par ses copains fanatiques de musique, qui n’ont pour seul but dans la vie que de donner à Paris son statut de nouveau Berlin.
 

 NicolasBG2-9@Nicolas BG

 
Il a tellement ramé avec ces trois années de stage en graphisme ou en tant que 19e assistant d’un galeriste odieux que maintenant, il est heureux de son salaire de ministre, soit 700 € par mois. Généralement, entre 25 et 35 ans, il kiffe de pouvoir faire son artisanat pendant son vaste temps libre et râler sur des clients ignares pendant ces 20 heures en CDI qu’il a trouvées après 41 entretiens.
Évidemment, il porte la barbe, mais très courte, voire est presque rasé de frais, parce qu’il ne veut justement pas qu’on l’identifie à ce hipster brooklynois et à sa pilosité dépassée. Il porte des Sneakers parce qu’il veut montrer son refus de se normaliser : c’est un artiste, merde ! Mais certainement pas des Stan Smith ou des Free Run parce que ce n’est pas un loser qui suit la teeeennnndaaance ! Il ne jure que par les classic de Reebok (blanches évidemment), marque anglaise tout aussi iconique mais à l’imagerie beaucoup plus punk.
 
les-garçons-du-métro
 
les-garçons-du-métro
 
Il achète ses slips et ses tee-shirts blancs, gris ou bleu marine chez Petit Bateau parce que c’est basique et français : le nouveau créatif est patriote. Ses pantalons viennent de chez Patrons par Vincent Schoepfer et ses haut de House Of Base parce qu’il connaît la qualité de la jeune création parisienne et quitte à dépenser de la tune, autant que ce soit pour les copains. Fuck les clones ! Fuck la fast-fashion ! Son habit est un manifeste anti-société de merde où tout le monde se ressemble…
Ses vestes Adidas et ses manteaux d’hiver viennent de chez Freep’star parce que de toute façon, il n’a pas franchement 200 boules à claquer chez qui que ce soit d’autre. Tout comme ses sweats ornés de mignonneries improbables et rétro 90’s car le monde est déjà assez laid comme ça, alors autant rigoler un peu… Oh merde ! Je suis un de ces mecs-là…
 

OOPS! Tu t’es endormi sur ton clavier… à suivre… 

Les beautés de l’intelligentsia mode

 

Ce post va très vite virer poissonnière derrière son étal au marché :

 

« Allez, allez, venez voir comme ils sont beaux mes maris, tout frais, tout jeunes, tout mode, et je ne vous parle même pas des copines ! Prenez-en de la graine, petites clonées de chez Zara ! Allez, allez, on lâche son magazine tendance et on fait comme ma marchandise, on essaye d’avoir une personnalité, un vraie…  Allez, allez ! ».

 

Ces dix photos représentent l’essence même de ce que Monsieur /Mademoiselle recherche désespérément : du style pur, pas forcément quelque chose qui nous plaira mais quelque chose qui leur ressemble, qui font d’eux des êtres uniques. En aimant la mode, leur mode, ils ont réussi à se créer leur propre univers mêlant leurs envies, leurs passions, leurs boulots des fois, sans chercher à suivre les tendances… Ce qui fait que finalement, ils deviennent le firmament du hip. Ce sont eux qu’on vient chercher pour définir les tendances car ils ont une réflexion d’avance sur l’industrie.

Pour la plupart étudiants, ils n’ont pas la bourse pleine, facteur qui pourrait paraître anodin mais qui finalement est essentiel dans ce contexte : ils jouent avec les fripes, Emmaüs, les marchés aux puces, ils chinent, cherchent, transforment, customisent, arrangent, découpent, déchirent, pour finalement donner naissance à des looks singuliers relevant d’un système créatif personnel, innovant et foutrement efficace.

Comme on est vraiment des merdes en streetstyle, étant plus la génération Minitel que nouvelles technologies, on a eu l’idée de faire appel à Kristy Mc Kinney et Thomas Henley, deux photographes passionnés à l’avenir prometteur. ils ont réussi à faire ressortir autant le vêtement que celui qui l’exprime. En résulte un photoshoot streetstyle dément qui nous a fait plus bander que la dernière collection Balmain.

 

BRADLEY – retail manager.

 

Alors que Bradley se la joue streetwear british, n’hésitant pas à mixer un très classique trench avec des sneakers montantes et un school bag, le tout auréolé d’un skinny un peu loose et d’une chemise ridiculement cool, son acolyte et colocataire, le futur Mc Queen canadien Harrison Drake, nous fait son germano-écossais en short-kilt et birkenstock chaussettes, ou comment la rédaction n’est aucunement dérangée par cette association improbable qui aurait pu paraître douteuse mais qui finalement fonctionne plutôt bien sous une aura très « bohème-on-s’en-fout ».

 

HARRISON – Fashion designer.

 

Notez et nous insisterons sur cette accessoirisation un brin aventurière composée d’un hit de saison, à savoir le sac à dos en cuir, mais aussi de quelques éléments incongrus comme cette gourde à l’ancienne qui pimente sa silhouette. Parlerons-nous de sa chemise Givenchy ? Non, détail chic sur tenue hors de propos, elle finit d’asseoir la crédibilité du jeune garçon. Leurs points communs ? Une propension à savoir mixer l’improbable pour rendre le n’importe quoi beau. Leurs différences ? Pendant que l’un ira danser sur le son d’un obscur groupe Moldave qui fait de l’électro-triangle, l’autre se perdra dans la pampa norvégienne à la recherche d’inspiration romantique pour sa prochaine collection.

 

 

LEAH – étudiante.

Si on s’attaque au trio de drôles de dames, avec Cassie, Meagan et Leah, on touche le jackpot. Leah surprend avec sa robe longue aux imprimés mi-kitsch mi-ethniques et maîtrise complètement les codes de la néo bab, hairband dans les cheveux et sandales en cuir aux pieds. Les boucles d’oreilles longues ne venant que parfaire ce look coloré et diablement actuel. Meagan, elle, se veut urbaine. Fille des villes, enfant du rock, elle joue avec les couleurs et les matières, n’hésitant pas une seule seconde à trancher dans le vif avec son sac turquoise ou à se dégager d’une attitude parisienne trop étudiée avec sa veste sans manches col mouton. Simplicité décalée pour un look qui ne pourra jamais passer inaperçu.

 

MEAGAN – fashion designer.

 

Cassie, la dernière, princesse exécutive woman,possède l’avantage de connaître son corps, de mettre en avantage ses formes plantureuses sans en faire une apologie de la vulgarité. Le chassé-croisé : sac de madame, escarpins sages, montre discrète, veste bien coupée sur jupe en cuir taille haute et top imprimé négligemment fleuri relèvent encore de ce mix-match si particulier cher à la population outre-Atlantique. Pour ce brio de mélange, elle prouve qu’on peut être élégante et totalement sexy sans forcément être froide ou rigide. Cette touche d’humour chic est tellement innovante qu’elle est tout à son honneur. On insiste: ™© Cassie Joan Matheson style.

 

CASSIE JOAN – Artiste.

 

La suite est elle aussi sans fausse note, Michael joue la carte du loufoque couture, se trimballant avec un animal mort immense et un trio de ceintures, touche originale tout autant que les couleurs qu’il a choisies. Conscient déjà de l’effet provoqué par ces deux éléments, il reste sage avec un pantalon Céline Collard (eh oui !) et une petite chemise blanche de gentil garçon de bonne famille. Les chaussures Lanvin rose poudré venant relever l’ensemble de la silhouette : osé mais fonctionnel, on en mange matin, midi et soir.

 

MICHAEL – auteur / fashion editor.

 

Tinashe et Daniel sont quant à eux plus doux sans perdre en efficacité : l’un est totalement Black Is Black, privilégiant les drapés pour un effet visuel discret mais néanmoins remarquable. Soit le parfait exemple d’une beauté « less is more ». Tout comme Daniel, étudiant en biologie, qui avec sa touche très « Monsieur » risque de faire quelques dégâts amoureux dans son amphithéâtre de sciences.

 

Tinashe – Visual merchandiser.

Daniel – étudiant.

 

Toujours et encore ce sac à dos en cuir qui revient pour ne pas oublier que c’est un collège boy alors que le foulard parfaitement mis, l’auréole d’un halo de dandy cool. Encore une fois, le mix and match intervient à un niveau plus feutré mais toujours aussi bandant, laissant place à une élégance sexy que les cougars ne se priveront pas de remarquer.

 

KRISTY – photographe.

 

Les deux derniers sont Kristy et Thomas qui se sont prêtés au jeu de la séance photo comme signature de leur travail. Elle, discrète intellectuelle cachée sous une cape à pompon caramel, se simplifie la vie en accentuant quelques détails de coupe forçant le regard à se diriger vers ses chaussures rétro qui viennent encore une fois casser un look qui aurait pu être considérer à tort comme tranquille.

 

THOMAS – Photographe.

 

Thomas, lui, ne lésine pas. Beauté à la blondeur glacée et au visage carré, il est une exception qui va confirmer notre règle : il porte un élément H&M ! ON CRIE À LA FAUTE ÉDITORIALE ! Mais que voulez-vous faire ? Quand un mari se permet un trench court et designé sur un jumpsuit très streetwear couture, cassé par un cartable Monsieur et de jolis chaussures preppy, comment voulez-vous qu’on ne craque pas ? Si on le croise, on le viole. Point. H&M ou pas. Et puis, pour notre défense, son jumpsuit vient de la collection Fashion Against Aids, ça minimise les conséquences.

 

 

En tout cas, ce qu’il faut savoir, c’est que Montréal et ses Modern Kids ont compris l’utilité de mixer le tout et le n’importe quoi pour se créer une véritable identité. Ils ont conscience de leur corps et de leur morphologie autant que de leur influence qui va de la pop culture à l’art, à la nature, à leur environnement, en passant par le cinéma et autres clips vidéo. Ils s’aiment, n’ont pas un placard perso mais partagent tout, à tout va, ils ont compris et adhèrent aux besoins de communautés, ils réfléchissent pour faire des choix intelligents, pour être différents, toujours. Ils SONT intelligents et ne seront jamais des vendus. Bref, on les SURKIFFE ! Ce n’est que du pur bonheur vestimentaire qui, en plus, ne coûte pas un sou. OH la la la la la la la la! Mais Bravo quoi! On a la culotte en feu!

 

WE LOVE YOU GUYS! <3<3<3.

(d’où le putain de texte de trois pages –> sorry readers.)

 

Bien à vous.

À nous les petits Anglais!

 

Après vous avoir abreuvé d’informations couture, il était temps de revenir vers quelque chose de plus léger. Quoi de plus normal alors que d’examiner l’état des maris outre-Manche ? Ce qui est commun à toutes les capitales mode, que ce soit Paris, Londres ou New York, ce sont eux, leurs hommes. Bien sûr, chaque capitale a ses spécificités : le Parisien sera plus conceptuel tandis que son homologue New-yorkais sera plus casual chic.

Il y a quelques années, nous résidions à Londres, mais on s’était sévèrement fâchés avec elle, capitale trop dure à vivre, trop chère, trop égoïste. Ce Noël des plus cocasses dans la capitale britannique était le moment idéal pour se réconcilier avec notre ex-femme.

 

 

Finalement, en quelques années, les Londoniens n’ont pas vraiment évolué. Enfin, disons qu’ils sont fidèles et fiers de leurs racines qu’ils entretiennent autant que leur alcoolisme. Le mari londonien ne se séparera jamais de sa touche rock parce que la musique fait partie intégrante de sa culture et donc de sa façon de s’exprimer, « modistiquement » parlant. C’est un fait.

 

 

Dans un autre registre, il est attaché à sa réputation de dandy british qu’il entretient dans une version déglinguée, voire un peu « cra-cra ». Conséquence peut-être de la période punk, à mille lieux du Parisien chic tiré à quatre épingles.

 

 

Ce qui est intéressant dans tout ça, que ce soit chez les Français, les Américains ou les Anglais, c’est que les clichés sont vrais. Vrais et présents. Quelque chose qui fait encore défaut à notre capitale mode naissante. Bruxelles, malgré de très bons sites de street style comme Brussels Fashion Flu ou The fashionalists, reste timide quant à l’audace, même si ça change de jour en jour. Difficile de croiser à chaque coin de rue des garçons qui ont l’effronterie d’oser l’improbable. C’est peut-être pour cela que notre chère ville est d’ailleurs encore à l’état de potentiel et non reconnue comme une grande. Pour ça, Anvers nous surpasse encore, c’est sûr. Mais pour le moment, revenons à nos moutons ! Londres, c’est le paradis du mari arty-rock-couture, ou comment passer à côté de ces beautés endiablées qui ont le style dans le sang ? Bonjour le torticolis post Christmas.

 

 

Notre Anglais typique, celui qui fait chavirer nos cœurs et transpirer nos sous-vêtements, est généralement blond bébé ou roux lumineux, la bouclette ou du moins l’ondulation capillaire de nature, tandis que son teint pâle et son nez en trompette viennent finir d’asseoir un physique bien particulier. Il est juteux l’Anglais, pour éviter de dire grassouillet, mais c’est avec son accent bien prononcé et si particulier qu’il finit par nous achever : l’Anglais « anglais », c’est sexe.

 

 

Le mari anglais vit de costumes, de cravates fines et de nœuds papillon, mais aussi de skinny TROP skinny et de T-shirts à l’effigie rock. Autant Kate Moss a certainement retourné la vision des placards pour de nombreuses Européennes, autant son ex, le très dandy rock Doherty, a fait de même pour les garde-robes masculines. On pourrait même dire que les copies fades que sont les baby-rockeurs parisiens viennent aussi de là.

 

 

Aujourd’hui, l’Anglais type a mis du bobo dans son registre. Il ajoute donc chemise en flanelle, veste en jeans et micro-bonnet à sa panoplie. La bottine prédomine : haute et voyante (parce que le jeans est rentré dedans). Mais c’est surtout la chaussure de chantier (modèle classique sable de Timberland) qui envahit les rues de la capitale royale comme une nuée de sauterelles pourrait le faire en Afrique. Un Londonien qui se veut plus écolo, plus cool, moins trash, avec bien sûr l’attitude qui va avec : le comble de la hip étant d’être végétarien, par exemple.

 

 

Le Londonien est donc un audacieux, il se permet tous les excès, même celui de se peinturlurer les ongles de toutes les couleurs sous le mot d’ordre « mélangeons les genres ». Bobos et colorés, cool et culottés, voilà comment résumer ceux qui ont fait pendouiller nos langues pendant cinq jours.

 

 

En même temps, normal : à Londres, tout le monde s’en fout de comment vous êtes habillé. Avantage et aussi inconvénient d’une ville qui est si grande que la masse vous absorbe. Alors, qu’est-ce qui est mieux ? Notre petite communauté qui se préoccupe ou la supra-métropole qui donne accès à tous nos désirs ? On ne sait pas. On réfléchit. Pour l’instant, on rêve juste à celui qui nous dira: « Waow ! I love your style ! Where do you come from ? »

 

Bien à vous.

Hiroshi-muse mon amour.

Au début, on voulait tout combiner : parler de la soirée Hermès comme d’une initiative qui avait fini par devenir un chouette moment, mais aussi dire que l’événement avait réussi à faire sortir « les muses » de leurs tanières… Et puis, finalement, le fait que ces femmes qui nous inspirent chaque jour se montrent en amazones du style était trop important pour les caser comme ça au milieu d’un post. Il fallait qu’on les mette sur le devant de la scène. Les muses, ces femmes que l’on côtoie au quotidien ou que l’on croise simplement dans la rue et qui vont nous inspirer pour des semaines…  La plus belle toile des designers est cette femme qui, assumée dans sa féminité, n’arrête plus de rendre le vêtement enviable. Des femmes, des muses présentes ce soir-là…

 

 

 

Naissance d’une Joan Hollaway 2010 qui sublime le corps féminin sans AUCUNE faute : robe en maille « vieille » moutarde sur collants opaques prune et cuissardes chocolat, le tout rehaussé d’un sac besace en cuir verni très « rock-madame » et d’un maquillage sobre mais efficace. Qui, ce soir-là, n’aurait pas voulu d’un baiser vermillon de la blonde à la tête de poupée ? Peut-être était-elle un peu effrayante avec ses jambes interminables de mante religieuse prête à vous séduire ? La madame a réussi à combiner tous les avantages de sa silhouette avec toutes les tendances les plus pointues : un corps de femme, généreux, suivant le revival 50’s inspiré des femmes de madmen dans des tons automnaux mais chauds, et adaptés à son teint. Il ne manquait plus que ses cheveux de soleil à peine travaillés en carré ondulé et ce rouge à lèvres… Notre Catherine  Deneuve à nous.

 

Béatrice, dans une robe verte sombre couverte d’un perfecto de cuir, a talonné le pavé dans des bottes aussi vertigineuses que sa compatriote… mais son atout premier a été de savoir jouer de sa personne. La belle à l’indéniable trait méditerranéen a su se jouer de sa beauté racée pour la transformer en beauté glaciale qui aurait rendu folles les actrices d’un autre temps.

 

ELLES NOUS ONT RENDUS FOUS.

Vous êtes jalouses ??? Bizarre, on n’est pas étonnés… Nous aussi, on est jaloux. 

 

Bien à vous.

Georges Berreta: La Bonnie (sans clyde) Rock N’ Roll.

 

La semaine dernière, nous avons posé notre QG rédactionnel à Paris. Une envie d’échapper à une Bruxelles un peu trop étouffante, une envie d’ailleurs et surtout un retour aux sources, à la famille (alias les copines modeuses parisiennes). C’est donc par un brûlant dimanche que nous débarquons chez la matriarche de la famille « couture & co », épuisés par des réflexions « psychologico-existentielles » au sujet de notre avenir mode au sein de la future ex-capitale belge. L’odeur du civet de lapin mijotant embaumait tout l’immeuble et ô surprise ! le must-have de la famille était présent pour festoyer autour dudit plat élégamment préparé par la maîtresse de maison.

 

 

Ça piaille sur la longueur de la jupe pour la saison prochaine, ça s’insurge contre la dernière collection Dior, ça débat sur le monde trop fermé qu’est l’industrie de la mode… bref, c’est le panard. Du coup, comme on n’était pas venus que pour nous reposer, on a repris du poil de la bête et on a mis notre plan à exécution. C’est donc avec une Georges Beretta mise au parfum au préalable que nous avons organisé une séance de Home styling. Oui, Home styling ! Pourquoi se satisfaire d’un seul look pris sur le fait dans la rue, comme ça, quand on peut avoir la garde-robe complète en s’incrustant chez les gens ?

C’est avec Georges qu’on a décidé de commencer. Pourquoi ? Parce que nous sommes fébriles : besoin d’être dirigés pour une première fois. En gros, on s’est fait dépuceler de la séance photo plus haut niveau. Quoi de mieux que cette artiste multidisciplinaire pour nous aider à la réaliser, à nous réaliser ?

 

Vous connaissez Georges Beretta ? Non ? Comment ça, non ?

 

Georges Beretta, c’est un délice original, un mélange de saveurs inédites : peintre, photographe, musicienne, modeuse, la diva a plus d’une corde à son arc. Co-fondatrice du groupe « Pierrette & Georges », co-organisatrice des soirées « kidnapping ! », initiatrice d’un blog au concept encore tenu top secret, l’actu de Georges n’est pas en reste. Mais c’est sous le jour de muse et icône de mode que nous voulions vous la faire découvrir : à la fois « dame en goguette de la prohibition » et diva rock saupoudrée d’une touche conséquente de glamour, Georges manie la mode comme Dita Von Teese se déshabille. Encore une fois, nous sommes face à ce que nous vénérons : une femme qui s’est appropriée une allure bien à elle. Pas de moutonnerie, elle joue avec les tendances sans jamais les suivre. Elle les analyse en n’en gardant que la pertinence. Georges est une véritable amoureuse de « l’objet vêtement », pensant d’abord à l’âme que celui-ci apporte à l’ensemble d’une tenue. Véritable boutique à elle toute seule, sa garde-robe a été un vrai combat pour en dégoter les pièces maîtresses, ou du moins les plus représentatives. Nous sommes donc passés par trois étapes : l’allure jour, le « ce qu’on idolâtre chez elle », et la convoitise d’un look disproportionné, au-delà de la fantaisie. La demoiselle a pris la direction d’une séance d’essai pour la transformer en point gagnant. Tantôt amazone urbaine en combinaison noire et talons acérés aux cheveux négligemment coiffés d’un pinceau et sac pratique, elle nous offre un look de tous les jours qui ne délaisse en aucun cas l’aspect chic face au confortable;

 

 

 

ou alors princesse « pied-de-poule », sexy en diable, cabotine du soir dans sa robe Maje en soie. Une dame d’après-guerre revisitée moderne pour une nuit aux accents Pigalle, elle s’acoquine. Encore une fois l’allure prime, mais cette fois-ci dans un tournant rétro, période prohibition fleurant bon la VRAIE femme. L’épice de sa tenue est sans aucun doute son hairband Patrizia Pepe qui distingue une tenue quasi parfaite pour sa morphologie. L’accessoirisation n’est pas laissée au hasard non plus. Un brin de « too much » avec la bague dorée en forme de fleur et la pochette très soir qui dédramatisent la femme fatale. Voulez-vous vraiment qu’on finisse de parler de ce look démentiel en dissertant sur ses talons compensés en peau ? Est-ce vraiment nécessaire ? PUR BONHEUR, c’est tout ce qu’on voit à dire.

 

 

 

L’extravagance n’était pas un problème non plus pour cette muse aux mille facettes : jupon oversizemust-have de cet hiver sur T-shirt « tête de mort » Chloé, ceinture extra large, amoncellement de bijoux et gadgets divers sur bottines rock and roll. Que dire ? DIEU MERCI, la dame a de l’humour sans pour autant céder au déguisement. Bien au contraire.

 

 

 

Cette après-midi-là restera un moment magique et transcendant comme seuls Paris et ses parisiennes en ont le secret. Artiste et amoureuse des vêtements, Georges est un exemple à suivre dans toutes ces conquêtes artistiques et looks. Nos yeux pleins d’étoiles, d’étoffes et d’accessoires, nous retournons, regonflés comme des dirigeables, vers la future ex-capitale du royaume.

 

On vous remercie, Georges. On vous adule, Georges.

Inspiration « Georgesque », sa penderie nous a craché l’essentiel: Combinaison bleu cobalt, Veste façon officier, lunettes oversized, derby’s, noeuds papillons, lingerie couture, bijoux anciens à forte valeur de coeur, appareil photo rétro, Peluche porte-bonheur bracelet, sac rock taillé dans le cuir, vintage et plus encore… un aperçu concentré de son élégance et de ses pièces maîtresses.

 

 

 

Bien à vous.

Les Finlandais? Le style assurément.

 

On a un pote rédacteur de mode et de la catégorie « garçons sensibles » (« garçons sensibles/rédacteur de mode: c’est une lapalissade ! –> Vous avez vu ? On sort trop des trucs de fous en grammaire ! MERCI Pierre Zuck) qui nous sort souvent des trucs du genre : « Moi, de toute façon, je ne suis pas fait pour être en couple. Tu vois, il faudrait qu’il s’appelle… je ne sais pas… Mathurin par exemple, que sa mère soit réfugiée afghane et qu’elle ait rencontré son père, médecin sans frontières, dans un camp pendant la guerre. Par conséquent, Mathurin aurait décidé d’exprimer sa souffrance dans un art conceptuel comme la vidéo-performance, tout en ayant des cheveux bouclés incroyables et une adoration pour Givenchy, bien sûr ». BIEN SÛR. Vous comprendrez bien qu’il est souvent célibataire notre pote, et que son arrogante attitude face aux simples stylistes ultra concept qu’on lui présente ne l’aide pas vraiment.

 

POURTANT… il y a quelques semaines, il est arrivé vainqueur en proclamant : « Je l’ai trouvé ! Je suis tout retourné ! Il est Finlandais, il s’appelle Masi, il est compositeur et il vit dans une maison en bois sans eau courante ! (^ –> ça, ça veut dire un sourcil relevé = interrogation). Il est trop beau… il a troooooooop de style ! ». Surpris, on a demandé à voir, fallait quand même le trouver le spécimen. Ben on n’a pas été déçus, on est vite devenus amis, on vous en parle même un peu plus bas. Vous savez, le cadeau d’anniversaire et tout, et tout… oh merde ! Vous n’avez qu’à nous lire plus assidûment.

 

 

SANS FAUTES ! C’est ce qui résume le plus le style de Masi. Sans fautes et mieux encore, à budget moindre. Masi est un véritable artiste, il sait tout associer sans jamais faire de faux pas. Il n’a pas de style précis. Quelqu’un qui ne suit aucune tendance, mais qui quoi qu’il arrive est une vraie bombe d’allure. C’est ça le vrai de vrai, le « modeux pur ». Celui qui ne se soucie pas vraiment de ce qu’il porte tout en s’y intéressant quand même un minimum, et qui avec trois gilets chinés aux puces et un bidon de javel fait très vite des équivalents à la Henri Vibskov. Toute sa garde-robe est dégotée dans des marchés de seconde main, dans des friperies, ou même dans des boutiques genre « Les petits riens ». Preuve qu’il n’y a pas que les grandes enseignes à petits prix et qu’on peut sortir de la masse avec un peu d’imagination.

 

 

On a carrément flashé sur sa paire de mocassins perforés en cuir trouvés dans une boutique 50’s : On dirait des Mephisto et pourtant sur lui, ÇA FONCTIONNE, c’est beau. Bon, c’est vrai que nos photos ne sont pas très explicites, mais en même temps, nous on l’a suivi pendant plus d’une semaine et on assure, on confirme, la classe ça peut être naturel. La preuve est qu’il est sur hel-looks, notre site référence en streetstyle.

 

De toute façon, on n’est pas là pour vous convaincre, on est déjà dans l’avion pour faire les friperies en Finlande. 

Bien à vous.

Folklore suédois.

 

On fumait une clope bien sagement sur la chaussée d’Ixelles en se dirigeant vers le métro. Même pas de gueule de bois, pas de drogues au compteur non plus. Rien dans le sang par cette journée ensoleillée quand tout d’un coup… OH MON DIEU ! C’EST QUOI ÇA ?! C’était réel ou juste notre imagination ? Pas de fêtes traditionnelles dans le coin pourtant ?! Vite, réaction !

Ça, c’est Joséphine & Tania. Comment on le sait ? Parce que vous croyez tout de même pas qu’on allait rester bouche bée, sans les aborder ? Alors il faut dire que ça a été plutôt laborieux : on a dû slalomer entre les poussettes et les petites vieilles sur un trottoir aussi grand qu’un catwalk pantashop, mais aussi parce qu’après avoir tapoté sur l’épaule de l’une pendant trois minutes et baragouiné à l’autre dans toutes les langues et tous les dialectes de notre répertoire, nous n’avions pas de réponse.

Finalement, on a réussi. Enfin, du moins… on a compris que les deux « jeunettes » étaient étrangères. En même temps, vu leur physique atypique et leur accoutrement folklorique, ça nous aurait étonnés qu’elles soient nées à Arlon. Joséphine & Tanya sont suédoises. Même si plutôt timides, ça n’a pas été difficile de les convaincre pour la prise de vue, mais le dialogue ne nous a pas permis de connaître le pourquoi du comment. Il faut dire qu’on était tellement surpris par cette excentricité qu’on a un peu bégayé, et on ne savait plus trop où était parti notre anglais.

La seule chose qu’on peut vous dire, c’est qu’elles ont été à l’aise, souriantes, gentilles… et surtout audacieuses ! Pour se promener sur la chaussée d’Ixelles avec une dégaine pareille, faut pas avoir froid aux yeux. ON ADORE. Ça change et on dira : pourquoi pas ? On avait l’impression d’avoir dans nos rues un peu de « Hel-looks », notre blog de streetstyle finlandais adoré. C’est vrai, quoi !? Les Bruxellois ne sont pas vraiment les champions de l’audace et parfois, ça fait votre journée de voir des choses hors norme.

Nous, on vote à 100 % pour les chaussettes à pompon, accompagnées des chaussures en cuir sorties de la manufacture mode de Madame Noël : d’ailleurs, on a commandé les mêmes pour le prochain 25 décembre. On dit oui aussi à toutes les babioles exagérées qui font la tenue : porte-monnaie en peau accroché à la ceinture et bijoux en superposition. Pour les robes, on n’est pas sûrs que ça aille à tout le monde, mais on ne dit pas non pour les deux Scandinaves.

Ah ben, voilà enfin deux Suédoises qui sortent du sentier tracé par leur compatriote à petit prix qui a tant de succès dans notre charmante bourgade…. 

 

Bien à vous.

THE OTTORIALIST.

 

– Otto est beau !? Ou Otto a le postérieur le plus incroyable que la planète ait enfanté ?

– T’es MALADE ?! On va pas commencer notre article comme ça !!! Ça n’a rien à voir avec le sujet ! On s’en fout qu’il soit beau ou pas !

– Ouais, mais si tu parles d’abord de son joli fessier, eh bien plein de gens voudront lire la suite.

Je me tape le front avec la main en soupirant…

 

Oui, voilà comment on « brainstorme » à la rédaction. C’est toujours difficile de commencer un article, mais bon là, c’est abuser… quoi que…

 

Il est beau Otto, comme ses photos !!! 

Otto Vankerkhove, on le connaît depuis un bail. Déjà pour avoir travaillé pour le make-up club de Gent, mais surtout pour l’avoir croisé plus d’une fois à la grande époque des « FanKlub » à Anvers. Il a toujours eu un style bien à lui. Un amour inconditionnel pour des looks plutôt street, mais toujours épinglé comme s’il allait dans un country-club des Hamptons. C’est d’ailleurs toujours pour ce souci d’une allure indéniablement raffinée avec des pièces qui ne le sont pas à la base qu’on l’admire. Mais le pire (ou le meilleur), c’est qu’Otto Vankerkhove est en plus une crème. Toujours souriant, curieux, avenant… On ne se demande pas pourquoi, aujourd’hui, ses photos streetstyle respirent une beauté sereine.

 

On le suit depuis qu’on a su qu’il avait son blog et on n’a pas été déçus : c’est notre Ottorialist. Un coup de foudre ! Des photos uniques avec un « brin de je ne sais quoi ». Elles sont tellement différentes de tout ce qui se fait : un travail de la lumière surprenant et à chaque fois cette espèce d’effet « vieilli »… ou non… plutôt intimiste. Quelque chose qui nous fait dire qu’on y est aussi dans ces photos. Comme si on était à côté de lui et que tous les modèles qu’il « shoote », connus ou non, étaient un peu nos copines. Voilà, on a l’impression d’être intimes avec ses modèles. C’est ça, la force première du bel Otto : nous donner une approche privée et confidentielle du modèle. Ça rend la chose plus excitante, avouons-le. Bref, on vous conseille vivement d’aller jeter un coup d’œil, c’est le nouveau « sartorialist ». Une version plus moderne, plus underground. En tout cas, nous on kiffe et on attend avec impatience une future collaboration.

 

Otto et ton postérieur, si tu nous lis… 

 

ottovankerkhove.blogspot.com

 

Bien à vous.

 

Femme à volants, mode au tournant.

Décidément, la rue Dansaert nous porte chance. En cherchant un cadeau d’anniversaire pour l’un de nos fidèles lecteurs et ami finlandais, compositeur de sa profession, et au nom imprononçable (véridique !), nous sommes tombés sur Axelle, devant l’atelier de Christophe Coppens.

Je ne sais pas quelle sainte veille sur nous (sûrement Sainte Carine), mais nous avons trouvé la parfaite illustration de notre article : « Le nude : danger romantique ». Peut-être même qu’Axelle nous avait lus avant, qui sait ? Ou simplement, Axelle a du goût.
Cheveux blonds en cascade et teint laiteux, Axelle a su adapter son physique à ces couleurs pastel, pour en faire un parfait exemple de style.
Couleurs coordonnées pour la veste et la robe, sensibilité du détail pour l’accord des volants sur ces deux mêmes pièces, souci des accessoires ajustés : notre nymphette fait mouche.

 

 

On a aimé la simplicité de cette tenue. Cela prouve bien que le nude est d’autant plus chouette dans la sobriété. Allure romantique donc, mais aussi élégante, sans avoir l’aspect trop guindé. Quel look ! On vous le dit, c’est vraiment adapté à son physique, donc ça marche. Elle a tout compris.
On a aussi envie de noter la petite touche de couleur sur l’imprimé de la méga écharpe qui épice gentiment la belle demoiselle.
En plus, après une mini conversation, nous apprenons que la mixité des designers et des petits prix était à l’honneur. Que dire de plus ?
Écharpe Christophe Coppens, sac Balenciaga, chaussures Mellow Yellow, pour le reste le tout H&M. On était contents de croiser Axelle. Ça nous a donné confiance en nous. On dirait un bonbon de fraîcheur et d’innocence. Miam-miam…
Mademoiselle, c’était un honneur !

 

Bien à vous.

Fièrement propulsé par WordPress | Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑