Le Bordel des Jolis Garçons : la série mode.

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Monsieur Léon

 
C’est le branle-bas de combat au Bordel des Jolis Garçons ! Monsieur Gustave attend avec une pure impatience, Monsieur Léon,  son nouveau Boy. Il arrive de la banlieue par le train de 15 h 53 avec son innocence et son lot de rêveries. Du sang frais pour la maison de charme réservée à ces messieurs et coqueluche coquine du Tout-Paris. On y sert le meilleur champagne, les meilleurs aphrodisiaques et on y connaît les moindres charmes, messieurs-dames ! Tout le monde rêve d’y passer une nuit… Mais qu’est-ce qui fait la réputation de la maison la plus exquise de Paris ?
 
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Monsieur Gustave

 
Monsieur Gustave, le père-maquereau, est à l’élégance ce que Madame Claude est aux hommes politiques : toujours le bon mot, toujours le bon goût. Le maître de réception qu’est cet ancien notaire est un pur délice. Nadine de Rothschild se transforme en pouilleuse du Moyen Âge à ses côtés et il est réputé pour la finesse des mets qu’il sert en public et… en privé.

C’est avec un nez féroce qu’il dégotte ses disciples : un maximum de culture dans un charme à s’en crever les yeux. C’est comme ça qu’il les choisit à la sortie des facultés et autres musées d’art contemporain. Il a le vice des grands esprits, la méthodologie des financiers et le savoir-vivre des princes…
 
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Monsieur Edgar

 
C’est pour son raffinement que l’on vient s’enivrer d’opium chez lui. C’est pour Monsieur Edgar, le solitaire mystérieux au corps brutal et aux délices sauvages. Pour Monsieur Archibald, le dandy contemporain, maître contorsionniste qui lit du Baudelaire au lit. Pour Monsieur George, « l’Américain », réputé pour ses rodéos sauvages et sa descente alcoolique qui en tue plus d’un. C’est pour Monsieur Manuel, ses charmes exotiques et ses drogues du bout du monde. C’est pour l’ensorcellement suave de Monsieur Théodore, le poète des accessoires et l’adorateur des fleurs. C’est pour cette quintessence de ce qui se fait de plus érotique dans la beauté d’un corps d’homme. C’est pour goûter à la chair la plus torride et pour n’en être jamais rassasié. Le Bordel des Jolis Garçons, c’est le fantasme d’un tableau parfait où se mêlent intelligentsia et esthétisme. Et une fois qu’on a croqué la pomme…
 
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Monsieur Georges

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Monsieur Archibald

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Monsieur Théodore

 
Comment y entre-t-on ? C’est Monsieur Auguste qui prend les réservations mais c’est Monsieur Marcel, sa célèbre moue et son music-hall de chambre qui décident qui incorpore le rêve. Le cerbère du bordel est réputé pour exiger l’excellence car, bien sûr, seul le beau monde le fréquente : aristocratie de la nuit et autres bijoux de l’art contemporain viennent plonger leurs lèvres dans la tasse de Monsieur Achille, encensé pour ses after « tea » party des plus démoniaques. On y danse, on y rêve, on y baise, on profite de la vie. C’est une fresque du paradis, sans limites, sans frontières, où seuls la liberté et l’amour qui en découlent règnent.
 
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Monsieur Marcel

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Monsieur Achille

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Monsieur Manuel

 
On n’y est que la nuit, le jour on dort. On se lève quelquefois pour aller faire le marché et chercher les fleurs. On rigole, on joue aux cartes. Banalité d’un endroit où, finalement, on ne vit que de… bonheur.

Le Bordel des Jolis Garçons, c’est l’idée que l’on se fait d’un rêve dont on ne se réveille jamais : celui d’un lieu où la seule règle est de ne pas en avoir … 

 
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Monsieur Auguste

 

Le Bordel des Jolis Garçons

Photographie: Jules Faure.

Direction Artistique: Cécile David

Production: Stèv Romani-Soccoro

Consulting Mode: Adrien Lang / Poils!

Mise en Beauté: Clara De Gobert

Vidéo: Myrtille Moniot

Modèles: Laurent Kaus – Stéphane Reine – Arnaud Lambert – Valentin Gleyze – Axel Sourisseau – Fabien Chesseboeuf – Florian Bardou – Sylvain Le Formica – Stéphane Chaco –  Ian Fountain

 

Bien à vous.

Club Couleurs: quand la radio devient art.

Ce n’est pas commun et c’est certainement pour ça que c’est extrêmement bandant : une émission de radio. Perso, je considérais jusque-là la radio comme un média un peu désuet : tu l’écoutes pendant que tu bois ton café, la tête dans le cul, ou sous la douche. Mais j’étais loin d’imaginer que le support radio pourrait devenir une œuvre autant graphique que musicale tout en étant polissonne et par conséquent cocasse. Club Couleurs : rien que le nom du nouveau petit bijou de Radio Marais évoque le plaisir.

 

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Alors, de quoi on parle exactement ? Sur leur tumblr (de toute beauté), on retrouve cette phrase : « Un camaïeu sonore au cœur de l’art contemporain, tous les mardis, de 10 h à 10 h 30 ». C’est ça, les informations sont bonnes. La description est fidèle. Mais le concept est beaucoup plus audacieux. Club Couleurs, c’est un univers léché graphiquement, parfois absurde dans le sonore, à caractère informatif, drôle et novateur et pourtant presque pointilleux. Le grand écart entre Gilbert & Georges et l’appel au musée du saumon sauvage à Pont-Scorff me fascinera certainement pendant les dix prochaines années. Pis bon, Gilbert & Georges qui chantent en interview pour un premier épisode, ils ne se foutent pas de nos gueules, quand même. C’est ça qui est assez cool : finalement, dans le sérieux comme dans l’incongru, il y a une prise de risque qui amène à se marrer. Du coup, c’est frais comme une Suze sur une plage à Trouville, un dimanche ensoleillé. On se sent bien avec cet art qui rigole et qui ne se prend pas la tête.

 

 

Après, il y a du génie dans le montage et les constructions sonores complètement improbables. L’échange entre les deux animateurs se confond aisément avec le reste de l’œuvre. Indissociable, la musique en est le fil conducteur. C’est très moderne et pourtant ça grésille rétro. Pis bon, je reviens là-dessus, mais la meuf qui raconte que dans son musée, à l’accueil , y a une expo de deux œuvres qui s’appelle « Comment sécher le calame géant par 10 000 mètres de profondeur », le tout avec une voie de speakerine, ça n’a pas de prix: c’est CULTE.

 

 

Le petit monde de l’art contemporain y est décrit avec ce brin de taquinerie qui manque encore terriblement dans ce milieu. Ça sent le vernissage au vin blanc et la faune bien cramée de Belleville. Des gens qui pourraient paraître impressionnants au premier abord et qui se voient décomplexés ici. Du coup, le résultat est un petit bout d’amour encore trop court. C’est les débuts, une seule émission disponible. Nous ne pouvons donc que vous conseiller de vous connecter tous les mardis à Radio Marais et de suivre l’art qui parle d’art en gommant tout le côté pompeux. Nos deux animateurs vous rappellent que l’émission est accessible aux daltoniens. Donc, vous voyez, tout le monde peut s’y mettre sans soucis. Comme le dit si bien Benjamin Horns dans un jingle endiablé de la première émission, ce n’est plus « Club Couleurs » mais « Club COOL-er ».

 

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Les deux animateurs fous! de Club Couleurs.

 

P.S. : Si malgré tout l’art vous dépasse, ils ne manqueront pas de répondre à toutes vos questions grâce à leur rubrique « Art en détresse ». La réponse à la première question était tellement hilarante qu’on ne peut que vous conseiller de vous lâcher –> clubcouleursradio@gmail.com

 

Club Couleurs, tous les mardis de 10h à 10h30 sur Radio Marais

Retrouvez Club Couleurs sur soundcloud, Facebook & Tumblr

 

Bien à vous.

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