Mr&Mr: le nouveau luxe, c’est eux.

 Je n’avais jamais vu ça : maison une d’édition indépendante de design. Rien que le nom, ça a déjà de la gueule. Je veux dire : aujourd’hui, qui a envie de porter un sac Chanel similaire à celui que des millions de modasses (et pas toujours les plus chics) vont posséder dans le monde ? C’est ça le luxe ? La productivité à outrance pour un effet aussi original qu’une pizza dans un restaurant italien ? Je préfère hurler que j’achète mes sacs dans une maison indépendante de design. Celle de Pierre Talagrand et Alexis Lautier, Mr & Mr, pour être exact.

Tout ce qui est bandant dans un processus créatif se retrouve dans ce duo à l’air calme mais fort en gueule. L’éthique, l’écologique, l’artisanat, sans oublier la poésie créative, sont réunis dans cette maison hors du réel qui propose une série d’objets étonnants tout autant qu’ultra enviables.

 

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Étrange concept que celui d’inventer un atelier créatif qui ne se focalise par sur un thème productif précis. Sans concessions, au gré des idées et des envies, le binôme de designers met en œuvre des objets qui sont le comble du beau et du réfléchi tout en étant des plus inattendus : linge de maison, anneau révolutionnaire pour recycler ses vieux pots de grands-mères, pochoirs design, tente sapin de Noël ou encore bijoux et lunettes, il n’y a aucune limite, aucune frontière, et c’est ça qui fait la richesse de leur proposition. Ça flirte avec l’art contemporain tout en restant à une échelle palpable. Rien n’est hors de la compréhension et tout est pourtant dans l’extrême création… Génie de la réconciliation sans aucune faute de goût. Chaque objet est l’idée d’un désir qui s’est matérialisé avec la furieuse envie de le réaliser jusqu’à l’accomplissement le plus total. Il n’y a pas de ligne directrice, de plan marketing ou d’histoires de clientèle ; ce qui fait la force de cette maison, la beauté de ce qu’elle produit, c’est sa liberté d’expression. Et ça, ça vaut tous les sacs Chanel du monde entier.

 

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En parlant de sacs, je gardais le meilleur comme un secret que je n’avais pas envie de révéler. Tel est le principal atout de ces deux jeunes fous du design : perle rare d’envie, objet phare de toute leur production, leurs lignes de sacs en feuilles de palme tressées et cuir de veau sont à se couper une boule à troquer au marché noir… Ah non, attendez : encore de longs moments de jouissance avec mes deux testicules, la gamme commence à… 45 euros.

 

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Fabriqués au Maroc dans le respect de la tradition et d’un artisanat éthique et écologique, et en plus accessibles aux moindres bourses ?! Pourquoi personne n’a encore cassé la gueule à Karl-Johan Persson ? Ces exquis orgasmes donnent envie de pisser dans un « Phantom » de Céline ! Pourquoi se ruiner alors que les nouvelles solutions créatives proposent des prix corrects ? Il n’y a pas de choix à faire, cette fois-ci, entre un design créatif hors de prix et un système de production inhumain, tout est là : le beau, le sain, le budget. Leur signature est même dénuée de tout excédent, comme dans l’air du temps jusqu’à l’intemporel. En investissant leurs dons artistiques dans une économie à échelle humaine, éthique et verte, Mr & Mr a réalisé le pari de ce que toutes les grandes griffes cherchent à faire passer pour impossible. On ne peut rien leur reprocher, que ce soit au niveau de la qualité, de la production ou de l’esthétisme. Les sacs de Mr & Mr sont le parfait exemple de la possibilité de marier ancestral et modernisme dans le respect de la nature et de l’être humain. Voilà ce qui devrait être la définition de l’élégance absolue. Voilà sur quel genre de création nous devrions jeter notre dévolu. Le nouveau luxe, c’est ça, c’est eux.

 

Bien à vous.

William Geandarme: maitre à penser du chic et décalé.

Portrait par Laetitia Bica.

 

Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi avenant que Monsieur William Geandarme. C’est naturel d’avoir une conversation avec lui, il amène à ça. C’est quelqu’un qui dégage quelque chose de bon. Quelqu’un avec qui on se sent bien. D’ailleurs, sa personnalité se retrouve totalement dans son travail. Il n’y a rien de plus honnête : c’est joyeux, coloré, accessible à tous… cool, bordel !

 

 

Assez fou et distingué à la fois. On est dans un épisode de BCBG (le dessin animé, NDLR) qui se passerait en 2012 mais qui reste très « parisien(ne) » quand même. Aussi bien dans les références que dans la forme. Ceci dit, une Parisienne nourrie à l’influence de la culture pop et second degré, rendons à César ce qui lui appartient.

 

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Justement, on se focalise beaucoup trop sur ses pièces qui ont un côté régressif, le jeune créateur a pourtant plus d’un tour dans son sac (ah ! ah ! C’est nul, je sais). Je suis persuadé que si c’était Rei Kawabuko qui avait fait la banane en cuir asymétrique, on aurait déjà crié au génie. Certes, il pourrait très bien être le fournisseur officiel de la ligne accessoires de Julien David, mais pas que. Pour tous les goûts, ça c’est certain. Finalement, il y a une certaine désinvolture à la française que bon nombre de nos consœurs étrangères nous envient… avec un passage à la machine à laver du « ridicool ». Profitez-en. Tout le monde devrait porter un sac William Geandarme au lieu de cet affreux cabas à paillettes made in Bangladesh Vanessa Bruno (vous voyez très bien de quoi je veux parler) !

 

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Pourquoi une ligne de sacs ? Je n’en ai pas la moindre idée. Je n’ai même pas pensé à lui poser la question tellement ça me paraît évident. Évident dans le sens naturel. Je ne sais même pas s’il voudrait faire autre chose. L’accessoire lui va bien. Il donne à la jeunesse une certaine insouciance, ses créations ont quelque chose d’un brin délire qui ne dépasse jamais les frontières de l’élégant. Du coup, on a l’impression d’être chic et pourtant toujours décalé. C’est frais.

Exemple : j’ai un sac Fidodido d’une de ses collections. Je l’appelle « mon Fidodido » comme je pourrais appeler (si j’en avais les moyens) un Birkin « mon Birkin ». Vous me suivez ? C’est mon sac de luxe à moi, il n’y en a qu’un. En plus, ce sac est, de manière pratique, très chic : il est tellement grand qu’on peut mettre sa maison dedans et fouiller jusqu’à l’infini. Et en même temps, il a cet imprimé 90’s qui rappelle trop de souvenirs d’adolescence qui prêtent à sourire… Il est parfait.

 

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En tout cas, le premier mot qui me vient à l’esprit quand je pense aux créations de Geandarme, c’est : bonheur. Il sera à la vente du bureau de mode Von Engelwacht dont nous parlerons demain… Passez voir, vous comprendrez. Je ne vous incite pas à la consommation (un petit peu quand même) mais l’expérience luxe de la pièce unique, elle est là. À portée de bourse. Même pas moyen d’avoir un découvert. J’exagère, me direz-vous ? Je vous répondrai que toutes les femmes que je connais ont le MÊME sac : c’est d’un triste à militer pour le droit des vaches. Alors, j’estime que la pièce unique abordable aujourd’hui, c’est un grand luxe. Il n’y a pas d’exagération, seulement une constatation. En plus, quand c’est fait par un mec inventif et d’une gentillesse à toute épreuve, j’y vais avec passion.

 

 

Je pense qu’on devrait instaurer un décret pour rendre le Gendarme obligatoire dans tous les foyers : ça, c’est de l’exagération… Quoique, les clones, ça commence à faire flipper. Tout ça pour dire que les collections de William Geandarme sont une évidence qui devrait venir à l’esprit de tous ceux qui souhaitent un jour être considérés comme intelligents en plus d’avoir du goût.

 

Bien à vous.

Dans la famille arty, on voudrait les tontons

 

Maintenant occupons-nous des Tontons Racleurs ! Qui sont vraiment les Tontons Racleurs ? Alors, la première fois qu’on a parlé d’eux en réunion de rédac, il y a une pote qui nous a répondu : « Mais pourquoi vous parlez encore de porno alors qu’on essaye de créer une mini-collection ? ». Anecdote à noter, étant donné qu’on la trouve très drôle. Non, « Tontons Racleurs » n’est pas le nom du syndicat de l’industrie du charme mais bien un collectif de sérigraphie.

 

 

Par contre, on peut le dire, on n’avait pas vu ça depuis Charmed. Oui, eux aussi ont le pouvoir des trois et chacun d’entre eux possède des dons artistiques surnaturels. Deux garçons, une fille, des milliards de possibilités. Tous les trois graphistes, tous les trois sortis de l’ERG, tous les trois ont étudié la sérigraphie comme une option devenue spécialité.

 

 

Ils se sont réunis en collectif pour nous offrir tout ce qu’on aime : de l’art du vrai, abordable sur fond d’inspiration inédite et complètement nouvelle. De-ci de-là, ils disséminent l’univers de leur caboche sur T-shirts, sacs mais aussi cubes (oui, des cubes), bouquins, stickers, cartes postales, on en passe et des meilleurs. Du coup, ils se sont imposés à nos yeux comme les experts incontournables pour ce projet. D’autant que la mode qu’ils produisent est celle qu’on aime : artisanale parce que faite à la main, en petite série donc ultra limitée, donc ANTI fast fashion, et surtout avec une qualité qui ferait péter les plombs à l’équipe couture de chez Dior.

 

Avec Les Tontons Racleurs, ça ne rigole pas ! Ce sont des P.R.O.F.E.S.S.I.O.N.N.E.L.S.

 

Si on devait comparer cette collection à… on ne sait pas… Kate Moss pour Topshop, par exemple… Non, c’est nul comme comparaison. Hum… disons… Sofia Coppola pour Vuitton (c’est plus chic), eh bien, nous, on serait Sofia, la tête pleine d’idées qui fusent mais complètement inapte à les réaliser, et eux, ce serait toute l’équipe autant créative que les petites mains qui réalisent. Tandis que Maud Dallemagne nous a avertis que le classique tee-shirt était plutôt rêche et ne faisait pas de belles poitrines aux demoiselles et que par conséquent un tri-blend serait plus adéquate, Pierre-Phillipe Duchatelet s’occupait de mettre en forme visuellement nos idées les plus folles… Dieu sait qu’ils en ont chié avec notre état d’esprit « bonjour, je suis Sofia « dieu de la mode » Coppola ».

 

 

Mais ils ont tenu bon et finalement, c’est avec fierté qu’on s’est retrouvés avec cette micro-collection faite à la main (on se répète mais on tient à insister), originale, portable, très douce et de très bonne qualité (merci Maud), qui vieillira bien. Grâce à leur amour du travail bien fait, Les Tontons Racleurs nous auront offert un rêve qu’on voulait réaliser depuis longtemps sans jamais pouvoir espérer y arriver vraiment.

 

 

Le tout pour un prix plus que démocratiques parce qu’ils n’abusent pas eux-mêmes au niveau de leur coût de production. Finalement, on n’a pratiquement rien fait puisqu’on s’est laissé guider par ce collectif qui en a dans le bide. Conclusion : on leur doit beaucoup beaucoup ! Alors, on se plonge dans leur univers assez féerique mais pas gnangnan pour un sou et on « check » leurs site Web pour être au courant des prochains événements des Tontons, actuellement en résidence artistique au Recyclart. Non seulement ça vaut le coup visuellement parlant, mais en plus on ne vous raconte pas la valeur ajoutée pour votre ego arty (hihihi)  ! Ça vaut quand même mieux que de passer sa soirée à une énième ouverture de boutique moisie dans la rue Neuve.

 

 

 

Quoi qu’il en soit, sans eux, pas de micro-collection! On les encense parce qu’ils regroupent tout ce dont on a besoin pour aller plus loin dans une idée. Grâce à eux, Monsieur/Mademoiselle est un webzine qui ne fait pas que du webzine. Les Tontons Racleurs ? C’est nos tontons (et tatas) préférés dans notre grande famille de la mode ! MERCI pour ce beau cadeau de Noël en juillet. On vous aime.

 

 

 Bien à vous.

Un prince et sa caverne d’Ali Baba.

Quand le prince du vintage fait son come-back à Bruxelles, ce n’est pas pour rigoler. Monsieur Bernard Gavilan bien connu de la faune mode belge, a rouvert pour notre plus grand plaisir un temple de la seconde main à Bruxelles. Depuis la fermeture de sa boutique mythique de la rue des Pierres, l’homme « touche-à-tout » était simplement disponible à Gand. Malgré tout, on savait déjà qu’il y avait un bazar qui se tramait là-dessous. On connaît son amour pour Bruxelles, on savait qu’il ne lâcherait pas l’affaire. Justement, là, il tape fort, très fort. Une boutique très belge de par sa devanture et très vintage chic à l’intérieur, finalement une boutique qui ressemble à son propriétaire.

 

 

Cette fois-ci, il nous arrose d’accessoires principalement : chaussures, bijoux, sacs, foulards… et ce n’est pas pour nous déplaire! Qui aujourd’hui nous propose une boutique avec tant de choix pour un prix plus qu’abordable (celui qui dit « H&M ! » se prend une main dans la gueule !). Mais c’est surtout sur la qualité et l’exclusivité du produit qu’il faut insister. Chez Bernard, rare est la marchandise en mauvaise état ou de mauvaise qualité : par exemple, les cuirs sont toujours de beaux cuirs, naturels, agréables au toucher, pas cet infâme plastique qu’on nous sert dans la grande distribution. Aujourd’hui, c’est de cette expérience dont on a envie de parler. Cette expérience du beau, parce que chez Gavilan, tout est beau. Il est rare de trouver un endroit où qualité, beauté et prix abordable se disputent la première place. 

 

 

Un lieu qui laisse aussi place à des pièces textiles, généralement uniques et triées sur le volet. On trouve de tout, des vestes beaucoup, et des pièces couture par touche. Le Facebook de Monsieur Gavilan crie souvent : « Céline ! Yves Saint Laurent ! Léonard ! », et à chaque fois on a envie de répondre : « Tu vas nous tuer ! ». On frémit toujours à l’idée de ce qu’il va bien pouvoir nous sortir.

Une paire de bottes cavalières en cuir : 48 €, s’il vous plaît. Sac à main Céline quasi neuf : 60 €, je vous en prie. On peut vous dire que connaissant bien les magasins seconde main de la ville, c’est quand même la classe. Il y a beaucoup plus irréaliste. En plus, c’est ouvert le dimanche, soit une véritable torture pour nous. Normalement, le dimanche, c’est un moment de répit où notre Carte Bleue peut dire ouf ! Plus maintenant…

 

Ce qui est bien avec Bernard, c’est qu’il laisse le choix : 40’s, 50’s, 60’s, 70’s, 80’s, il n’y a pas de racisme. On peut vraiment trouver de tout et se différencier en s’accessoirisant différemment. Au-delà de cette qualité omniprésente, il y a la possibilité de trouver des pièces inédites. C’est exactement ce que recherche le monsieur d’ailleurs, cette envie de trouver LA pièce et de la partager. Le choix que l’on possède devient alors singulier et l’expérience encore plus unique. Chez Gavilan, on trouvera des objets que l’on ne trouvera jamais ailleurs, parce qu’il cherche, il fouine pour nous proposer ce choix : là est sa plus-value.

 

 

Cette proposition de s’orienter plus vers l’accessoire nous montre bien qu’il sait ce qu’il fait ! On sait où il veut aller, l’avenir est là, dans les accessoires, il l’a bien compris. Et finalement, c’est un paradis qu’il propose, parce que toute tenue établie va pouvoir se parer d’un chic unique. On aime flâner dans sa boutique, le harceler pour connaître les nouveautés, on sait que ça en vaut la peine. On sait que tout ce qu’il propose vient de la passion. Comment ne pas paraître différent alors ? Faire du shopping chez Bernard Gavilan, c’est une expérience de beauté, de mode, de qualité et d’envie d’originalité. Pratiquement impossible de partir les mains vides.

 

Et c’est qui maintenant qui va être la plus belle pour aller danser ce soir ? 

Bernard Gavilan / 146 rue Blaes, 1000 Brussels. 

Bien à vous.

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