Exposition: L’amour et la beauté!

Au mois de mars, Monsieur/Mademoiselle présentait sa première exposition photo à la galerie Artaban. Une série de trente clichés réunissant la fine fleur de la jeunesse créative parisienne. Ils sont (créateurs), designers, musiciens, DJ’s, photographes, journalistes, make-up artists, stylistes, galeristes, vidéastes et de leurs cerveaux naissent les plus beaux rêves. Ils vous habillent et vous font danser, on les a déshabillé pour qu’ils vous fassent l’amour. Tel fût le processus créatif de ce travail que nous aurons mis plus d’un an à achever. Mettre à nu ceux qui dans l’ombre de leurs petits appartements créent pour leur plaisir et pour exalter vos sens. Fierté d’avoir réuni ces couples qui s’aiment, de toutes les manières qu’ils soient.

Sous l’objectif de Chloé Nicosia, le travail irréprochable de Chloé Ribero à la mise en beauté, la direction artistique de Cécile David, nous avons voulu extraire ces sentiments et par conséquent la beauté qui s’en dégage… Vos êtes nombreux à vous être rendus au vernissage de l’exposition, nous vous en remercions en vous renvoyant tout l’amour que vous nous avez donné…

 

Retour en beauté sur l’intégrale de l’exposition pour ceux qui l’auraient manqué!

 

L’AMOUR ET LA BEAUTÉ 

Une exposition Monsieur/Mademoiselle

Photographie: Chloé Nicosia

Art de la beauté: Chloé Ribero

Direction Artistique: Cécile David

Production / Réalisation: Stèv Romani-Soccoro

modèles: Aurore Kaepellin, Claire, Lorène Gilly, Anna Cormy, Fabien Delalande, Anthony Bigazzy, Julie Noten, Louise Roam, Pepi Della Fresca, Gabo Del Toro, Céline Cee, Boris Mahé, Chloé François, Magnus Beuys, Clara De Gobert, Jules Faure, Guillaume Noé-Masson, Stèv Romani-Soccoro, Romain Brau, Leslie Barbara Butch, Fayçal Noah, Emmanuel Pierre et Chloé, Giulia Arnoux, Cécile David, Matthieu Laurette, Antoine Beaudière et Olivier Colombard.

MERCI: LES ATELIERS DE SÈVRES – GALERIE ARTABAN – PERONI – THOMAS AUBIER – KARINE FREDMAN

 

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redéfinissons les limites de la beauté

 

C’est un grand débat à la rédaction : alors que je suis un inconditionnel de l’imagerie brute de Faure, Arbus ou Teller, mon compère Brau (Romain de son prénom) s’extasie devant la figuration très travaillée d’Ingrid Baars. Il est vrai qu’à la base, je suis moins sensible à ces images étant donné que je suis un partisan de la photo représentative et non du concept de déformation. Enfant de la génération Photoshop, je ne supporte plus de voir des visages « inhumains » (cf. la dernière couverture du Harper’s Bazaar chinois avec Sarah Jessica Parker) ou des personnes avec trois bras ou une jambe. Photoshop a détruit par l’abus les atouts bénéfiques qu’il aurait pu apporter et j’en fais un rejet presque automatique. Je préfère une photo ratée mais expressive à une photo retouchée soi-disant à la perfection mais sans âme. Pour moi, cet art doit s’en tenir à son but premier : capturer dans son intensité vivante un moment, un état, un personnage pour le figer comme un souvenir, laissant ainsi une trace palpable.

 

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Vision très intellectuelle qui se défend de celle de l’artiste, où celui-ci pense d’abord au voyage qu’il va faire en admirant l’œuvre. Le débat est intéressant car il amène à la réflexion. Or, mademoiselle Baars provoque cette réflexion. Alors que Brau m’emmenait, ronchonnant, dans une galerie, pendant Paris Photo pour contempler le travail de la Hollandaise, je suis resté figé, intrigué. Sa vision iconographique, ses collages coupés recoupés possèdent une puissance qui est impossible à éviter. Alors se posent les questions : où commence l’art ? Où se termine la photo ? Car les faits sont bien là ! Ingrid Baars est une artiste contemporaine qui se sert de la photo comme un peintre de ses pinceaux ; c’est sa matière première et non son rendu fini. Loin de vouloir montrer une chose précise, l’artiste se focalise sur des corps pour les distordre jusqu’à créer des hybrides de couleurs et de formes. Un parti pris qui permet au spectateur non pas d’émettre un jugement mais a contrario de se créer sa propre histoire. Il est alors alléchant d’avoir une œuvre qui n’impose pas un point de vue mais qui offre le choix d’en créer le contexte. En rendant sa photographie presque abstraite, Baars offre à son spectateur le choix ultime de l’interprétation personnelle. 

 

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Ce qui est intéressant c’est que le processus créatif est lui-même hybride : à la fois photographe, à la fois artiste, Ingrid Baars est aussi métissée que ce qu’elle produit. Inclassable et réellement talentueuse, la Hollandaise a le don de redéfinir les limites de la beauté. Cette innovation très moderne permet à la dame de poser un nouveau regard et de sortir des clivages. Son esthétique labyrinthe permet de se perdre dans une fantasmagorie qui lui est propre, voire unique. Ce qui est certain, c’est que je suis ressorti moins strict dans mes idées. Pourquoi ne pas laisser sa place à la modernité ? Pourquoi vouloir obligatoirement ranger dans des cases ce qui ne devrait pas l’être ? On demande aujourd’hui à l’artiste quel qu’il soit de se surpasser dans sa créativité.

Ingrid Baars se pose alors en pasionaria de ce nouveau mouvement qui teste jusqu’à éliminer les frontières entre plusieurs écoles. Hormis l’intensité que peuvent amener ses œuvres tant dans l’émotion que dans le questionnement, Baars délimite une nouvelle forme d’expression, certes difficile d’approche mais terriblement actuelle. Une femme qui vit donc avec son temps, utilisant tous les moyens techniques à disposition pour exposer aux yeux de chacun ses rêves, son monde et ses idéaux. Rien qu’avec cette méthode et surtout cette envie de travail, Ingrid Baars fait preuve d’une générosité démesurée, complètement altruiste, que peu d’esthètes sont prêts à nous offrir dans cette société « marketé ». Rien que pour ça, respect face à cette idole d’un mélange de genres improbables qui retourne les cœurs autant que les cerveaux…

 

Ingrid Baars expose du 16 mars au 17 avril 2013 à la galerie Pien Rademakers (KNSM-laan 291) à Amsterdam et sera à Paris pour un show unique entre performance et exposition en novembre! À ne pas rater.

 

Bien à vous.

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