Performance: le Jardin CRISIS

Alors que le collectif fait des émules avec son festival de quinze jours prévu du 8 au 22 septembre pour une rentrée tout en onirisme, une vidéo exclusif réalisé par Myrtille Moniot – notre vidéaste attitré – vient consolider l’idée d’un rêve qui perdure dans la réalité…
 
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Le Jardin CRISIS, première performance en propre du collectif réalisée dans un lieu aussi incongru qu’envoutant avait réuni une petite liste d’invités privilégiés pour un voyage dans la nébuleuse onirique et fantasmagorique qui définit bien le travail hors normes de ces artistes en perpétuel processus créatif. Ainsi la Villa Schweppes leur rendait un hommage vibrant qui manquait néanmoins de visuel pour illustrer le tout. Chose rectifiée par notre génie de l’image qui retranscrit dans une dimension aphrodisiaque ce que fut la performance éphémère d’une nuit: Looks aux proportions dramatiques, ambiance schizophrène autour d’une jardin peuplé d’êtres qui auraient fait la joie d’une Alice sous LSD dans son pays des merveilles… Là est encore et toujours la force d’un groupe qui travaille l’irréalité, l’explosion des clichés et l’outrance créative comme base du quotidien. L’amour comme matière première, l’explosion des barrières sociètales comme but, CRISIS n’en finit pas de surprendre, d’étonner, d’envouter.
 
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Avec cette démonstration visuelle d’une innovation créative rare, le festival que nous propose CRISIS risque de retourner les codes d’une capitale française encore engluée dans son passé. Si Paris renait pour se hisser à la pointe des contre cultures au même niveau que Londres ou Berlin, on ne pourra pas douter que ce sera grâce aux nombreux collectifs qui oeuvrent aujourd’hui pour la reconnaissance d’une nouvelle forme d’art qui passe pour tous les moyens d’expression…  CRISIS est la proue de ce bateau conquérant qui ne fait que commencer la conquête d’un océan encore tumultueux… À suivre…

House Of Moda x Romain Brau x M/M

 

Le vent aurait détrôné Paris de ses monuments ce soir là… l’électricité ne fonctionnait plus… on pouvait suivre son chemin de mémoire…  ce soir là, j’avais un rendez-vous. Un bon groupe de copines qui aurait du frapper à ma porte il y avait déjà une heure. Du sable rentrait sous ma porte, l’impression que tout n’était qu’à deux doigts de se détruire planait au dessus de ma tête. Etouffante et lourde sensation. J’allumais une autre bougie. Lucille jouait du piano pour elle. Pour moi ? Oui pour nous. J’attendais. C’est 30 minutes plus tard que la porte grinça: Stephane Von Brach ! Il souriait à moitié. Timide ? Peut-être  … non. Non, pas timide. Notre petit Stéphane…

 

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STÉPHANE porte le sweatshirt thernoformé de chez JUUN.J et le short porkepine de chez BLESS.

 

Cette rencontre fut comme un morceau de basse dans un tunnel au sol recouvert d’eau, où les vibrations viennent de loin pour vous pénétrer droit au cœur! Je n’irais pas vous dire que Stéphane est quelqu’un de souriant et de chaleureux aux premiers abords mais après quelques minutes d’une intense conversation on ressent le miel qui coule dans ses veines.

Afin de comprendre la vie d’aujourd’hui, il est intéressant de sentir celle du passé. Sûrement notre ami profitait-il de la vie de bohème du 19ème siècle! Et fut un grand rebelle du début du siècle passé. Un caractère très feroce et une âme si douce. 23 ans et beau garçon, si c’était moi je lui laisserais pousser les cheveux. Je sais que je dis ça de tout le monde mais Stephane a un je-ne-sais-quoi qui fait qu’on a envie d’écarter ses cheveux afin de lui caresser le visage pour se sentir proche de lui. Nomade des années 2000, Steph Babe crache sur Paris mais lui baise les pieds dans ses idéaux futurs. Pensant à son passé à Toulon et programmant son futur dans la cité agressive et vibrante qu’est Chicago, Stephane prépare son petit voyage pour exercer ses passions. Un petit passage à New York est programmé, bien évidemment, pour continuer à travailler avec ses supports préférés (le dessin et la photo). Quelques pastels et un vieil argentique, et voici notre artiste sur le chemin du bonheur. Parmi tous ses voyages, Paris reste une ville aux merveilles, pas facile à baiser avant qu’elle nous baise tous… Encore faut-il savoir la flageller avant qu’elle nous jouisse en pleine bouche ! Stephane a des idées sur tout ca. Acteur et spectateur à la fois, il est facile de décrire la scene sur laquelle il évolue. Entre les grands moments de sa vie, comme une simple performance sur le Pont des Arts avec sa suivante Mona, en mélangeant un peu de Shakespeare – une touche d’Hamlet – avec un soupçon d’agressivité et une bonne bande de potes : voilà la recette pour que tout bon touriste saute de ce pont pour y travailler leur plus belle brasse coulée… Et les soirées folles de la scène «  underground » de Paris : House Of Moda.

 

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CRAME porte un manteau en plume d’autruche, coq et marabout par ROMAIN BRAU et un short JULIAN ZIGERLI.

 

Ahhhhh paradis de la vie !!!  Jardin des perturbations écologiques !!! Lit de folie ! Tout y glisse et explose à la House Of Moda ! J’aime personnellement arriver nu, le sexe décoré de pâquerettes sur un plateau de cuivre brossé d’or porté par quelques jeunes esclaves aux membres si lourds et si parfaits !

 

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RENO porte un top et des chaussures MOONSPOON SALOON et un short imprimé UTE PLOIER.

 

Pardon, revenons à Stéphane ! Tout ceci est si excitant. On a beau lécher le présent, on a toujours peur du futur ! Eh bien pas Stéphane. Stéphane aime nous faire du bien. Il vous connaît sans vous rencontrer. « Qui m’aime me suive » criera-t-il lors de son « come back » dans la ville de lumière. On a tous la clef d’un endroit parfait. Un musée vivant de la vie, dit-il ! Un musée Grevin sous acide ? Un lieu de rendez-vous pour nous autres ? La House of Moda de jour ?  Pour celui ou celle qui a envie d’être et de vivre de la manière qu’elle a choisie peut-être… Mais bordel, Stéphane !! Pourquoi partir pour mieux revenir ? Reste enfin! Et donne nous ton musée vivant !!!! On aime les surprises chez Monsieur/Mademoiselle ! On croit en toi, nous. On fera tout ce que l’on peut pour t’aider en tout cas… Ahh !!! On frappe a la porte. Il souffle bien moins fort on dirait !!!! Dieu soit loué, l’électricité est revenue !!! C’est en ouvrant la porte que je vis arriver au loin dans les airs les 3 fées Gnasses: la fée Lation, la fée Condé, et la Fée Pas-attention-à-elle. C’est en un coup de baguette magique qu’elles nous ont revêtu des plus beaux vêtements du monde tout droit venus de la meilleure boutique de la terre… « RA ».

 

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JULES porte un top asymétrique RAD HOURANI, un pantalon imprimé JULIAN ZIGERLI et une pochette PIECCO PANG.

 

Merci à la sorcière Myrtille d’avoir pu tirer tant de beauté et de grâce de nous, simples fleurs de la nuit. On pousse peut-être à l’ombre, mais comme chaque individu nous avons un mot à dire.

 

Réalisation: Romain Brau / Photos: Myrtille Moniot / Art du cheveux: Antoine Mancini / Stylisme: RA Paris / Modèles: Stéphane Von Brach + House Of Moda.

 

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ROMAIN porte une combinaison et des accessoires PIERRE ANTOINE VETORELLO.

 

A très vite, Romain Brau.

La Marseillaise.

 

An end for a new beginning, a morning where everything should reborn and grow, some try to throw a disaster. Black magic and nasty thoughts for a vision that could help the LOVE to be stronger. Would love be a scary power ? Would union be able to destroy the value of the beautiful past.

 

La Marseillaise doesn’t think so !!

La Marseillaise  is always ready to fight and so will she ! She will sing until the day she will die.

 

Who are those people that are feeding the world with dust and broken stones ? We are gay and our weapon are red roses. We are straight we will fight for equality. You are poor of love and the life you think you built will collapse in my fingers. Be wise and don’t touch me, don’t be scared of the unknown and look at it and learn from it. We are here to built a better world, why don’t you help me to grow close to you instead of trying to walk on me ? You won’t do anything with your grey paint on our rainbow ! Call me hippie or sick, point your finger on what you call danger, shout on me the beast that is parasiting your ideal futur.But you can’t stop me to feel what i feel and see what i see. I am surounded by love, the real love that make me grow higher everyday. I will grow with the world and you are sufocating alone with lonely and empty bodies around you.

Which color is my blood or soul you are wondering !? Me the monster standing in front of you ! You send your army to hurt me, i am here on the floor wounded, i still face you but not alone. Look around, we are on the floor together, hurted and wounded laying infront of you. You, the liar.I need you as you need me. I am waititng for the moment you will let me forgive you. I have nothing to refuse to you. Our role is not to refuse the hapiness of the other. Why would you refuse mine ? 

 

Little spirit from nowhere, close your eyes on me.i only want to marry him.

 

xxx. Romain  Brau

 

 

Artistic Direction & Performance : Romain Brau

Directed and edited by Myrtille Moniot

Stylism : Cécile David

Special thanks to : RA, Stèv Romani-Soccoro, Emmanuel Pierre, Henry de Castillon.

Designers : Clarisse Hieraix, Manish Arora, Jean-Paul Gaultier Couture, Quentin Veron, Romain Brau.

Hair : Charlie Le Mindu.

Make-up : Cécile David.

Music : La Marseillaise / Claude Rouget De Lisle / Mireille Mathieu.

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