Les coups de reins sonores d’Alto Clark.

Dans l’écurie Fils de Vénus, je demande Alto Clark. Carrure gourmande, yeux océan, le streetwear en signature. Le genre de mec que tu poses en débardeur échancré American Apparel, short en cuir Hermès, Nike Air aux pieds, une bouteille de bière à la main devant une Peugeot 205… et tu réinventes le porno subtil. Une future série Vogue Homme qui sent le sale. Un mélange d’ironie 80 à un brutal coquin des caves de Sarcelles. De Citébeur à Brooklyn tout en jouant au sarcasme visuel du hip très français, un résultat hybride très « à la cool ». Voilà pour l’esthétisme. Ça pète à la gueule, c’est assez joli à regarder, mais ça pue le cul surtout.

 

     Alto Clark-Sarah Fouassier

 

Pour le personnage, c’est plus complexe, rien à voir avec l’aspect « taillé à la serpe » du type. Timide sans l’être. Trop curieux pour fermer sa gueule, il a un côté bambin, potos, frérot. Le mec à qui t’as envie de pincer la joue ou d’être bras dessus, bras dessous quand t’es bourré. Un petit air de Coubiac dans un grand verre de culture.

 

Alto Clark-B Rob

 

Issu des beaux-arts de Saint-Étienne, il a ce côté torturé dans le débat, d’où l’expression par l’art et bien évidemment par la musique, mais pas de façon pompeuse. On n’est pas dans l’incompréhension du discours en mode « j’ai voulu retranscrire le monde dans une vision musicale évocatrice d’une certaine brutalité dans le plaisir-gna-gna-gna-bla-bla-bla ». Adieu « Mélanie-Laurent-isme » dont peuvent faire preuve certains artistes contemporains. Le premier degré opère, c’est la délivrance de musiques abruptes, de sons compilés pour la fête ultime. L’orgasme du père Alto passe par la distribution sonore quasi chamanique dans le but non caché de faire se dandiner la foule. Ça va du booty hip-hop crasseux à la techno de backrooms la plus chaude, c’est toujours bien pensé, des fois doux, des fois dur : il connaît l’étreinte. Genre, t’as vraiment envie de baiser sur les mixtapes du Sébastien Chabal du monde des Bisounours.

 

 

Mais ce qui le prend vraiment aux tripes, c’est le live. Moitié du groupe De La Montagne, ils cartonnent en duo grâce à une sorte d’électro-pop suave qui fait chavirer les cœurs et les caleçons. Il agit, évidemment, aussi en solo et s’amuse de beats dépouillés qui ne sont pas sans rappeler les nordistes les plus froids. Voyage entre les afters de la Lettonie, Stockholm et forcément Berlin qui n’est jamais très loin. De sa scolarité, il garde une certaine rigueur, un besoin inassouvi de perfection. Trop de perfection, des fois. Comme s’il s’interdisait la faute qui pourrait octroyer à ses idées sonores une dimension qui contrôle l’hystérie.

Alto Clark aime jouer aux brouilleurs de pistes quand il s’adonne à la créativité auditive ! Il emprunte un labyrinthe qu’il crée de toutes pièces, que par conséquent il connaît, et dans lequel il vous amène sans même que vous vous en rendiez compte : c’est différent, envoûtant, presque performatif.

Les éducations esthétiques ont toujours su donner à la musique cette dimension fantasmagorique où les sonorités ne sont plus seulement l’apanage de l’ouïe mais aussi des cinq sens. Le père Alto, en guincheur foutraque, continue d’étudier la question sur nous, ses cobayes préférés.

 

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Sa névrose est joyeuse et se sent aussi sur scène où la passion qui l’anime se transmet comme une substance illicite. Il sourit, du moment que l’on transpire. Le père Alto est définitivement d’une génération qui a décidé de pousser l’expérimentation au-delà des frontières d’un cercle restreint, car seule la populace le nourrit. De cette communion tendancieuse naît une tension sexuelle et musicale qui a pour lit le dancefloor… Alto Clark n’est certainement pas un coup d’un soir mais bien l’amant musical de nos nuits les plus chaudes : passées, et surtout à venir.

 

Bien à vous. 

R’n’B féminin: un gouffre d’ennui et de platitude.

Depuis quelque temps, devant mes yeux ébahis apparaît une nouvelle scène de chanteuses bien décidées à faire du R&B le genre le plus relou de la terre. Cela ne me posait aucun problème tant qu’elles restaient un phénomène de niche pour gays fragiles, mais devant leur audience grandissante, un énorme OLA! s’avère nécessaire afin de remettre les idées en place aux brebis égarées.
 
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FKA Twigs, Andrea Balency, Jessy Lanza, Sza et j’en passe, autant de petites meufs sorties de nulle part qui inondent régulièrement Internet de leurs vidéos pseudo-arty en 7D Retina. Qu’avons-nous fait pour mériter ça ? Le R&B mérite-t-il tel châtiment ? Est-ce une punition pour avoir enfanté Craig David ? Enquête.
 
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Généralement, tout commence de deux façons. Soit une instru électronique vaguement déconstruite puis une meuf qui miaule, soit une meuf qui gémit puis l’entrée d’une instru tellement chiadée qu’elle en devient inexistante. Plein de petits hit-hat dispersés çà et là comme autant de gouttes d’eau plate, une basse généralement full d’infra que le mec de base n’entendra probablement jamais avec son haut-parleur tout pourri de MacBook Air coincé dans son 18 m2 du 10e.
 
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Évidemment, on peut distinguer plusieurs mouvements dans ce grand genre musical dopé au Tamiflu, à la chaîne musicale Majestic et aux hashtags Instagram. Leur point commun est un ego surdimensionné et un premier degré maximum les poussant à dire des phrases du type : « Je veux utiliser ma musique et l’idée d’une artiste plus polyvalente pour nourrir différents projets. J’ai le sentiment que beaucoup de gens ont du talent dans différents domaines, et je vois la musique comme une extension de tous les projets artistiques que je réalise ». Ou encore : « Fuck alternative or experimental R&B ». Sic.
 

 
Grimes nous fait toujours plaisir. Lookée comme un sapin de Noël sous ecstasy qui n’aurait jamais dû s’échapper du film Alien qui l’a enfantée, elle aime le désert, la plage, les feux d’artifice, les serpents, les vibes glacées et toutes ces choses foncièrement originales que l’on retrouve dans 90 % de la production actuelle. Ses chansons se dansent comme dans un film de Xavier Dolan, c’est-à-dire au ralenti et en mourant d’ennui. On se demande encore qui sont les 20 millions de personnes qui ont pu tomber un jour par mégarde sur ce clip dont la folie égale celle d’une chronique de Jean-Luc Lemoine dans Touche pas à mon poste. On passera sur la batterie lo-fi façon « j’ai fait ça dans ma chambre en suçant des piroulis à la grenadine » tant elle donne envie de se taper la tête contre les murs en hurlant de rage sur du Ramstein.
 

 
Je vous présente SZA. Le clip consiste en une meuf qui se déshabille vaguement avant de rentrer dans un lac pour s’y noyer, ce qui nous semble être la seule vraie bonne idée. Après quelques gémissements, on a successivement droit à un zoom sur une Converse, un iPhone cassé et un gilet en laine contenant un papier et un crayon, probablement pour noter « la super bonne idée de chanson chiante que j’ai eue hier en achetant un hot-dog à 10 euros à Strasbourg Saint-Denis ». Quelques plans sur la nature, quelques glouglous et zou, elle disparaît sous l’eau en faisant la croix, provoquant un mélange de haine, de rire et d’embarras. Emballé, c’est jeté.
 

 
Bienvenue à sa copine Kilo Kish, qui a la même coupe, la même absence de groove et le même sens du vide. Ici, on sort du lac pour se retrouver avec des bruits d’oiseaux sous filtre sépia tandis qu’apparaissent soudain un blouson Kitsuné, Pedro Winter, les petits pilous et un hoodie Sixpack en pleine tournante. On blague pour le reste mais malheureusement, le blouson est bien là, tandis que surgit sous nos yeux ébahis l’idée du siècle, une chanteuse triste au milieu d’une pseudo-fête de crevards.

On se demande encore qui, en 2014, peut penser qu’il est O.K. de mettre en œuvre un story-board aussi cramé, encore si peu face au final façon « je déambule avec mon blouson trop yolo dans le désert sur ma chanson pourrie en me nourrissant de la mélancolie d’un coucher de soleil » Ce qui donne envie de lui faire bouffer un cactus par la racine pour la réveiller de sa léthargie X-Pro II.
 

 
Le truc relou avec Jessy Lanza, c’est qu’on avait vraiment envie de l’aimer. Elle a signé sur le cool label Hyperdub, elle était pleine de promesses. Et puis elle aussi a décidé de niquer le R’n’B dans ses grandes largeurs à coup de tracks puissamment soporifiques. On a récemment pu la voir au Pitchfork Festival, jouant le marchand de sable pour un public à la base déjà pas très réveillé. C’était nul.

Ici, on pourra décrire le clip comme un « montage audacieux » dont on espère que le dossier de presse contient les formules « éthérées », « groove hypnotique » et « nappes planantes ». Et vas-y que je te balance des dégueulis de réverb, et vas-y que je joue le minimalisme pour arriver à un résultat less is less du plus mauvais effet.
 

 
Évidemment, le meilleur pour la fin, FKA Twigs. Avec ses initiales rappelant furieusement une célèbre chaîne de poulet frit, elle remporte la palme. Sa petite voix fragile, ses clips dont le visionnage devrait obligatoirement s’accompagner d’une prise massive d’aspirine réussissent le pari de faire sould out à Paris et de pourrir régulièrement ma timeline Facebook, confirmant combien l’algorithme de Zuckerberg est tout pété. La simple écoute d’un de ses gémissements donne envie de l’enfermer à tout jamais dans un bucket 24 pièces sous perfusion de Lexomil.
 
Elle incarne tout ce qu’on a envie de jeter dans la génération Tumblr avec ses clips arty-chiants, ses ralentis qu’on a envie de détruire à la pioche, ses instrus bonnes à jeter à la benne des producteurs sensibles et conscients. Que ce soit sur « Water Me » où elle fait l’horloge avec sa tête, « Papi Pacify » où, couverte de paillettes, elle se fait mettre des doigts dans la bouche en noir et blanc, ou « Two Weeks » où elle joue les Cléopâtre en bougeant comme une décérébrée, on ne sait plus où donner de la tête dans le kitsch et l’absurde. Ah si, on peut toujours taper son nom dans Google Actu et lire ses plus belles déclarations sur son amoureux Robert Pattinson : « C’est le contraire de qui je suis en tant que personne, et ça a été bizarre… Puis je me suis assise et j’ai eu une conversation avec moi-même (…). » Eh bien, la prochaine fois, évite d’en faire une chanson.
 

XX, Aubry.

Jules: Guérilla sonore et putasseries vicieuses

Jules Faure est connu pour son imagerie brutale, sans concession, comme une mise à nu ultime de son objet de convoitise… Le directeur artistique de Monsieur/Mademoiselle, photographe Europe pour American Apparel, n’a pas son pareil pour irriguer son art d’une force crue qui peut autant mettre en émoi qu’inciter à la réflexion. Pourquoi y aurait-il un compromis quand le doux enfant du diable s’octroie les platines des clubs de la capitale française ?!
 
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Il commence au côté de Reno, des House of Moda, en s’exerçant au métier dans différents bars et clubs avec des soirées déjantées où looks aphrodisiaques et pépites musicales ne font qu’un. De Faure à Jules, d’oiseau à condor, il n’y a qu’un pas qu’il franchit avec une violence assez extrême. Quand le petit sort de la pouponnière, ce n’est pas pour jouer aux Lego©. Héritier de la génération rave, il pourrait avoir comme maître Manu le Malin et comme frère d’armes Boyz Noise. Jules est un de ces taquins qui connaît les vagues électroniques froides et minimales amoureuses d’une techno bestiale dure, presque intransigeante, qui rappelleront à beaucoup la transition entre les camions dans les forêts ou hangars improbables aux clubs les plus underground de Berlin ou Cologne.

Adepte de la guérilla sonore, le club est son champ de bataille. Vous êtes sa religion. Il veut vous voir suer, vous embrasser, il veut créer le désir des corps dans une violence chimique que seul le son guide. Il garde de ses maîtres l’atout des drops et des basses pour vous faire croire à la descente alors que vient le chaos. Joueur d’échecs électroniques, il ne serait pas artiste s’il ne planifiait pas quelques putassseries sonores vicieuses issues aussi bien de sa culture italo-disco que de son amour pour les années 80 ou même pour le… cinéma ! Rares sont les sets où l’on ne croise pas une actrice ou une chanteuse qui raconte des cochonneries avant de nous embarquer dans un beat d’une férocité animale. Et dans un rituel chamanique, il est l’heure de vous abreuver d’un mélange où vous retournerez à l’état sauvage, où l’orchestration est l’ultime clef de votre libido.
 
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Jules n’est pas de ceux dont la musique est d’un intellectualisme propre, où les enchaînements se doivent d’être en adéquation avec la perfection. Il est l’élève audacieux qui ose la vulgarité pour en faire de la beauté. Il est le François Ozon que l’on rencontre après minuit quand les bras se lèvent dans la fosse sombre des inconnus, où le DJ enchaîne son rythme tonitruant comme le gourou entonne ses prières. Il veut vous salir, vous mettre à nu, vous donner accès à la pornographie sonore la plus crasseuse afin que votre corps ne connaisse qu’un orgasme dilué et sans fin.
 

 
Aujourd’hui, co-fondateur et résident de la SALE !, notre soirée improbable où il se régale en jouant avec vos organes génitaux en B2B avec notre rédac’ chef musique, Aubry, Jules n’en finit pas d’avoir ce sourire en coin et coquin quand il construit ses sets remplis de cul. Nous sommes aujourd’hui sûrs d’une chose : le petit est devenu grand. Sortie de sa tanière, la bête est réveillée, prête à vous manipuler pour que vos sens exacerbés aient envie de toucher celui qui transpire la joie à côté de vous. Jules se vit dans un excès d’endorphine, comme un sport trop peu pratiqué mais qui n’invite qu’à la douche pour se réveiller d’un sentiment fuligineux qui colle à la peau, sans oublier les courbatures des jambes et des bras. Définitivement, Jules est l’atout sonore des pornographies les plus féroces et ce n’est certainement pas ton célibat autant que tes oreilles sanglantes qui s’en plaindront… Rendez-vous à La Baie et à la SALE ! pour un plaisir qui n’aura plus jamais la même saveur après écoute…

 

Bien à vous.

SUNSET: du club à la mort.

Sunset est le nouveau projet de Franck Rivoire et Raphaël Siboni. Sur le papier, le truc à tout pour déplaire. Tout d’abord Franck Rivoire est l’alias de Danger, sorte de spiderman des forêts tropicales de nos années fluokids dont les tracks ressemblaient à un concert de tronçonneuses mal dégrossi. Ensuite tout respire à priori le déjà vu, les visages masqués, les vrais-fausses interviews censées créer une mythologie de base (Helmut Fritz faisait la même chose les mecs), le chant en français, l’attitude pseudo désabusée… Seulement voilà, même si on a envie de détester tout ce que ce projet essaye de faire, on ne peut s’empêcher d’être attiré par son esthétique magnétique, sombre et moderne. Les 5 titres composant l’EP sont autant de chansons semblant constituer la bande son idéale d’un Spring Breakers de fin du monde.
 
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Ça invoque pêle mêle l’EDM, le Red Bull, la mort, la trance, le full HD ou les sub-bass. Les instrus sont lourde et graves, entre synthétiseurs des ténèbres et kick apocalyptique, la voix, en français, déclame des paroles franchement bien fichues et très loin des délires adolescents à la Fauve dont certains petits malins s’amusent à les comparer. C’est comme si L’EDM qui abrutit des générations de stupides Américains (et pas que) se mettait subitement à penser et à prendre conscience comme un enfant de la fatalité de la mort en cherchant à en avoir une conception adulte et symbolisée.

Visuellement l’EP est accompagné de 5 clips tous très graphiques entre gangstas immobiles et filles qui machent du chewing-gum kalachnikov à la main. L’imagerie est guerrière, digitale mais jamais cheap et cimentent une vraie unité de style entre la musique, la video et le concept global du projet. On sent ici tout le bénéfice de l’influence de Raphaël Siboni, artiste contemporain reconnu ayant notamment produit le documentaire « il n’y a pas de rapport sexuel » avec HPG.
 

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Les 4 derniers titres de l’EP racontent 4 histoires sombres ayant pour point commun le club.

 

Kim nous met dans la peau d’un tueur en série abattant videur et client à l’entrée d’un club avec une distance et une froideur glacante.
« Le doigt sur la détente en visant je décime
Ces êtres superficiels dont j’annule en douceur
les douloureuses années perdues en salle de gym
par un peu de métal reçu en plein cœur »

 

 

Puis vient Cindy, exposant avec cynisme les artifices de la nuit et les déconvenues du matin, quand les visages pales se révèlent au grand jour.
« De jour tu n’es qu’une quatre et demi sur dix,
Mais sous la pluie des stroboscopes,
Avec l’angle propice,
Tu es ma sublime inconnue,
ma 9 et demi,
peut être 10. »

 

 

Summer confronte la mort du père du protagoniste à la fête, évoquant en substance toute la tristesse et la solitude qu’il est facile de retrouver sur le dancefloor, espace de fuite, d’oubli et d’affrontement.
« Hier la mort est venu emporter ton pêre
Dans ton corps le redbull se èmle à la vodka
essayant d’oublier tu lèves les bras en l’air
et sous l’effet des dragues tu sens monter la joie »

 

 

Enfin Tara vient nuancer les petits matins heureux avec cette fille qui, sortant du club, comprend que rien ne restera sur terre.
« Ni c’éclat d’un lens flare, ni les drogues de synthèse,
Ni les bombes nucléaires, Ni les glaces à la fraise
Ni le son cristallin, d’un solo de guitare
Ni ton corps similaire, à celui d’une porn star.
Ni ces traces sur la mer, que dessinent les jet-skis,
Ni cette carcasse mauve diablo Lamborghini
Ni ces dieux oubliés, ornant la voute celeste
Qui rappellent aux humains, cette vérité funeste
Dans 5 milliards d’années, comme tu le sais peut être
Le soleil en mourant, ne laissera rien renaître. »

 

 

Sunset c’est une voix intérieure qui te parle, la conscience d’un son qui marie les contrastes : jamais on avait entendu tracks si désincarnées parler de sentiments aussi tristement humains. Et c’est peut être là le tour de force de ce projet qui comme un glowstick lancé sur une tombe arrive à créer une unité et des réactions aussi violentes que celle d’un stroboscope lancé à pleine vitesse.

 

X, Aubry.

 

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Fils de Vénus: Enfants de l’amour!

Ça fait un moment que je leur renifle le cul. Soyons clairs, je les vois passer dans mon fil d’actualité : les Trash Romance, Aamourocean, Bagarre, De la Montagne ; ça bouge du côté des Fils de Vénus mais je ne les connaissais pas. Je n’étais jamais allé à leur fameuse soirée au Batofar et je ne savais pas vraiment qui faisait partie du crew. On avait invité Andrès Komatsu (un très récent ex de la bande) à jouer à l’un de nos bébés : SALE ! On avait donc déjà un pied dans le plat. Manquait plus qu’une excuse pour faire chauffer la marmite. Et c’est grâce au festival CRISIS et à l’organisation de l’une de leurs soirées qu’on a pu enfin se rencontrer et… s’accoupler. Parce que faut pas se mentir, ils portent bien leur nom, ces petits salopiots : Fils de Vénus, enfants de l’amour ! Tout le concept est finalement basé là-dessus : comment donner de l’amour aux gens ? Bah, par la musique, pardi ! Par la fête ! Par cette nuit où tous les chats sont censés être gris…
 

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Sacrée bande de joyeux lurons que nous avons croisée là ! Pur esprit de partage et facilité d’accès, tel semble être le leitmotiv de ces nouveaux agitateurs d’art. Encensés pour leur qualité musicale, avec des groupes dont la réputation n’est plus à faire, ils ne se reposent pas pour autant sur leurs lauriers. Avec un réseau aussi diversifié que la DGSE, les Fils de Vénus arrivent à mixer différentes populations improbables allant du hipster pédé à la gouine aphrodisiaque en passant par les créas de tout bord. Leur Trash Romance arrive à mixer un peu tous les gens cool de toute orientation dans un certain effluve de légèreté assez appréciable. Oui, enfin des gens qui ont réussi ce difficile pari. La combinaison du bateau qui vogue sur les flots avec une énergie ultra positive fait prendre la fête, à n’en pas douter.

 

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Le son reste assez brutal pour du club tout en étant diversifié dans leurs prods respectives. Les Fils de Vénus, ce n’est pas qu’un collectif de nuit. C’est une multitude de retranscriptions de la musique, dans des endroits aussi divers que variés et sur des sonorités toujours entremêlées mais toujours en combat. L’ensemble est riche, peut plaire (comme l’inverse) mais provoque toujours une émotion. N’est-ce pas là l’essentiel ?

 

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Mais je dois le dire et m’agenouiller, c’est le travail de vidéaste qui m’a sacrément botté le cul. La fête n’a jamais eu autant de charme qu’avec un bon vidéaste et Claire Allante, le prodige derrière ce que j’ai vu, a des doigts magiques. Ça pétait à la gueule mais de manière intelligente. C’était pas de la vidéo pour dire de mettre de la vidéo. C’est un accompagnateur musical mais autant du son que de celui qui la produit. Allante porte le DJ et sa musique et par conséquent vous emporte avec. C’est assez magique ce qu’elle fait et ça donne tout de suite de la profondeur à un lieu déjà atypique. Du coup, pas besoin de drogue, parce que vous êtes drogué à l’amour.

 

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C’est l’ensemble de ces facteurs : une musique léchée, un esprit coquin, enrobé d’une énergie d’amour avec du visuel carrément atmosphérique, qui caractérisent le travail collectif des Fils de Vénus. Moi, quand je suis allé à Trash Romance, j’étais ivre mort. Bah, j’ai dit à tous que c’étaient les hommes de ma vie. Comment aurais-je pu faire autrement ? C’est ça qu’ils veulent et qu’ils arrivent très bien à faire. Expérimentez, vous verrez.

 

PROCHAINE SOIRÉE – FILS DE VÉNUS X JEUDI O.K – 27 NOVEMBRE 2014

 

Bien à vous.

 

Gagoug: le dieu de l’absurde.

Tu ne connais pas Gagoug ?! Alors tu as loupé ta vie à travers les Internet… Enfant absolu de la génération virtuelle, Gagoug a.k.a Peritel A.k.a Dj Dubois A.k.a Rémi Forcadell A.k.a… vogue autant de pseudo en pseudo que de création musicale loufoque en reprise démentielle et complètement improbable.

Alors que nous avons accueilli son physique d’adolescent sexy au festival de performance CRISIS, Gagoug a ému, touché et submergé son public d’une vague émotionnelle indescriptible qui faisait battre les petits cœurs, se dandiner les jolies fesses tout en amenant un rictus permanent.

 


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Gagoug, c’est un concentré d’énergie un peu do it yourself qui amène la musique à un niveau de fraîcheur encore rarement expérimenté, là où l’intellectualisme arrogant n’a pas sa place. On est dans un univers complètement absurde où le « Lolita » d’Alizée se chante avec un morceau de baguette tradition dans la bouche, où Joe Dassin passe en mode électro et oui, on ira où il voudra quand il voudra, tant sa « mignonnerie » charme avec un naturel déconcertant.

Gagoug est sans aucun doute un poète des temps modernes, le Rimbaud 4.0 qui possède pour seule arme une créativité exacerbée. Il entretient une façon désinhibée de vous envoyer vers des contrées fantasques remplies de sourires, de couleurs et de bien-être. Il n’y a certainement rien à comprendre dans le traitement visuel de ses diverses activités ou dans ses histoires saugrenues en 3D, mais tout se prête à un sentiment de bonheur absolu et continu dans un monde où l’on parle bien plus des tragédies que du positif.

 

 

Mais finalement, c’est bien grâce à sa musique qu’il éblouit ! Moment de bonheur qui vous ramène presque à l’enfance avec son électro pop édulcorée sans prise de tête. Écouter Gagoug, c’est une évasion extrême vers un univers lointain, architecturé de toutes pièces par ses soins, où il fait bon vivre. Rien que le nom de certains de ses titres comme « Tous mes amis sont partis à la discothèque tandis que je reste chez moi » est représentatif d’un artiste loufoque qui fait ce qui lui plait… Le naturel, la franchise, l’honnêteté d’une personnalité comme la sienne sont la recette d’un succès qui subjugue. Avoir Gagoug dans les oreilles, c’est écouter du VRAI. Et PUTAIN que ça fait du bien. Pas de plan marketing ou com’ là-dedans, juste de la création pure, des envies et du plaisir qu’il partage sans concession, avec amour et avec une certaine modestie. Même les quelques problèmes techniques survenus lors de son concert ne sont pas parvenus à avoir raison de l’immense générosité qu’il possède sur scène. Il ne s’en rend même pas compte mais son espèce de mal-être est un atout qui le rend pur et par conséquent complètement hypnotique.

 

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Il nous a lu les textes de sa psy, a fait l’amour avec la scène en répétant 1 000 fois « confiance en soi » et on sent comme un exutoire dans son travail. Un travail personnel qui devient donc public. Ne doute plus de toi, Gagoug, ton fan-club est déjà bien chargé, envahi de garçons et de filles qui se nourrissent de ta folie. Nous te sommes reconnaissants de ce trésor qu’est ton soundcloud, comme des vacances perpétuelles… Comment te remercier de nous donner autant ? Nous sommes fans absolus, posons un genou à terre devant toi, ô dieu de l’absurde et du mignon le plus extrême. Notre cœur bat. Continue de nous éblouir, tu shine bien plus qu’un diamond… Gagoug, l’homme d’une vie.

Bien à vous.

Le Formica: l’alchimiste des sons

De tous les artistes travaillant la musique que nous avons rencontrés, Le Formica est certainement le plus singulier. Une douceur innée qui se ressent dans ses compositions ; un physique de geek qui nous amène à l’imaginer en savant fou dans un immense laboratoire où table de mixage et machines à rythme auraient remplacé pipettes et bec Bunsen. Le rapprochement est assez facile tant son processus créatif semble scientifique. De ses sets ressort une technique ultra travaillée où les notes deviennent des formules pour créer des histoires qui attisent les oreilles avec un certain vice. Sa signature est aussi identifiable qu’elle est unique. Hormis la recherche d’enchaînements parfaits, Le Formica possède un certain talent pour choisir ses morceaux et vous emmener sur des chemins escarpés inattendus mais diablement exquis.

 

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Alors que d’autres DJ ou producteurs s’évertueront à la préciosité de mix intellectuels efficaces mais trop souvent faciles, Le Formica va procéder à des expériences explosives afin de diluer le nectar musical pour n’en garder que le frénétique. Il fait partie de cette nouvelle vague de DJ qui travaille l’électronique comme un art noble qui n’est pas réservé à une élite de la nuit. C’est cette particularité qui le rend complètement affriolant. Il apporte à ces mix toutes sortes d’influences avant tout musicales mais aussi cinématographiques, voire littéraires. Il a le potentiel d’un Gainsbourg des musiques synthétiques qui pourrait transformer n’importe quel rade pourri en place to be de la capitale.

 

 

Cet artiste issu et continuant une carrière dans la danse ne cherche pas à apprivoiser un style mais à surprendre le corps par le biais du cerveau et plus particulièrement de l’ouïe. Alors le but n’est pas spécialement de réussir à impressionner par sa culture musicale mais bien par sa faculté à surprendre les esprits et à les faire danser sans que le public ne s’en rende compte.

Un set du Formica ne s’oublie pas car il se savoure. La surprise est son plus gros atout, le ressenti son arme secrète. Un brin rétro par moments, il peut sortir naturellement un tube de variété française en plein milieu d’un mix qui puait la techno minimale allemande. Alchimie des sons de vouloir confronter ce qui, à la base, n’aurait pas dû l’être et, bien pire… réussir. Réussir à créer un nouveau mouvement où la tendance musicale n’a pas sa place. L’expérimentation devient alors cette signature car elle surprend à chaque enchaînement.

Cette nouvelle approche de la musique électronique comme vaste monde qui n’est encore que trop peu exploré donne une nouvelle dimension à la scène club parisienne. Une troisième French Touch ? Pitié, n’utilisons pas ce mot bien dégueulasse sûrement inventé par un stagiaire de chez Universal mais disons que de se hasarder hors des sentiers battus tel que le fait Le Formica, et dans la même lignée son acolyte Plaisir De France, risque de sacrément perturber l’approche de la fête… À s’en couper une oreille.

 

Retrouvez sa mixtape « Entretien Avec L’Amour » dès demain et en exclusivité sur Monsieur/Mademoiselle. 

 

Bien à vous.

La nouvel compil de Plaisir De France est un Kâma-Sûtra sonore.

 

Il nous avait fait l’honneur d’être notre invité pour le bal des dégoûtantes, le premier anniversaire de nos opus clubbing Mauvais Goût. Plaisir de France avait alors dézingué le Nano avec un set d’amour apocalyptique dont on se souvient encore.

Aujourd’hui, Julien Barthe est de retour avec la sortie d’une compilation de 16 remix ravageurs qui ne laisse personne indifférent. Tuerie intersidérale que tout amoureux de la musique doit posséder et chérir comme un objet de culte façon nouvelle icône de la musique.

 

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D’Etienne Daho à George Michael en passant par La Chatte, Plaisir de France s’en donne à cœur joie pour réconcilier chanson française et musique électronique de qualité.

État des lieux pourrait s’appeler « État des dieux » tellement la recherche musicale est en quête d’une perfection absolue qu’il finit par atteindre. On est dans l’extatique, on n’a jamais rien entendu de pareil : c’est l’orgasme de France à chaque écoute tant le côté inédit et tellement novateurs de ses remix a un effet complètement physique, d’une intensité quasi hystérique. Ça donne envie de bouger, de pleurer, de catwalker, de faire l’amour. C’est multi-émotions, comme un remède anti-morosité qui rend fou, qui permet de s’échapper d’une réalité qui peut être trop terne. Le métro devient une boîte à culs où l’on drague avec le Lust d’Edouard Brown, les courses à Franprix un grand night-club où George Michael n’aurait pas refusé une pipe entre le rayon fromage et charcuterie sur Daprinsky, tandis que les pique-niques aux buttes Chaumont se transforment en grande rave pop française avec son célèbre remix d’Etienne Daho.

Plaisir de France est devenu un maître à penser dans la déstructuration/ reconstitution des morceaux les plus inattendus. Chaque note qu’il distille, d’une pop indé aux sons les plus mécaniques, est d’une rare et unique vertu qui réconcilie les intellectuels de la musique et Yvette Horner. Cette compilation est un OVNI complètement hallucinant dont seul Monsieur Barthe possède réellement le permis de conduire, tout simplement parce que la signature de Plaisir de France est aussi singulière que diablement inégalable. Jamais personne ne nous avait autant émus tout en nous faisant danser jusqu’à la sueur la plus extrême.

 

 

En parlant de sueur extrême, on s’attardera sur une de ses compos : Les Princesses, les renards d’After l’amour. Un bijou. LE bijou club empreint d’une pornographie auditive aux sonorités à jouir à même le dancefloor. Un appel à la séduction tant dans la voix rauque et suave qui balance des paroles presque sales que dans les guitares saturées, mais surtout dans les basses qui nous mènent à l’overdose de bonheur. Titre absolu que tout DJ devrait jouer quand l’effervescence de la foule devient moite et que le public a besoin de lâcher prise. Une efficacité absolue pour une délectation fatale.

 

 

Plaisir de France se pose alors en amant fécond de la nouvelle vague française de producteurs dont l’audace est la clé de voûte d’un travail où la perfection est religion. On s’agenouille devant celui qui aura réussi avec cet état des lieux à nous faire vivre un Kâma-Sûtra sonore hors du commun, à nous épuiser physiquement de sa créativité sans limites, sans accroche, sans temps mort. 16 titres, 16 positions, entre opposition et complémentarité, Plaisir de France vous fait l’amour et vous le fait bien. État des lieux ? À acquérir d’extrême urgence !

 

PLAISIR DE FRANCE – ÉTAT DES LIEUX – Disponible chez Colette, sur I-tunes et Neednowater pour la version vinyl.

 

Bien à vous.

Aubry, Petit Prince de l’électronique…

Comment avons-nous osé utiliser ce terme de « Petit Prince » alors que c’est complètement galvaudé ? Et pourquoi pas « enfant terrible » pendant qu’on y est ? Sommes-nous devenus de cette race de journaleux qui se touchent la nouille, utilisant le remède de la facilité pour pondre des éloges ? Mais nooooon, bébé ! On l’appelle Petit Prince, avec deux grands « P » car un jour, Aubry montera sur le trône du royaume de la nuit…

 

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Il était une fois un dimanche de ramasse comme les autres où la gueule de bois tapait tellement fort sur le système de la rédaction que le silence était de mise. Le moindre petit bruit, allant du papier froissé des emballages de fast-food à cette horrible poésie du vomi déversé dans la cuvette des chiottes, était source de conflit. Guerrier parmi les guerriers, un des rédacteurs eut l’insolence de balancer un soundcloud, persuadé d’apaiser les âmes. JACKPOT de l’amour, The Mango tourne et leur romantisme électronique, entre house vicieuse et techno élégante, réveille notre mort pour nous faire danser jusqu’à notre prochain tombeau.

 

 

C’est en fouinant sur Internet pour savoir qui était responsable de tant de beauté que nous l’avons trouvé, notre prince, futur roi, digne héritier d’une scène club française qui sait faire les choses avec un certain doigté, une signature incomparable que les étrangers nous envient. Nous n’aurons pas le ridicule assez ancré pour utiliser « french touch » ici, c’est beaucoup trop puant et ça paraîtrait presque ironique. Mais Aubry est de ceux qui savent faire de leur mix une symphonie propre et unique que beaucoup peinent à posséder, contrôler, maîtriser. C’est avec ce naturel désarmant que celui qui aura mouillé beaucoup de culottes, par son physique aussi charmeur que ses goûts éclectiques, envoûte jusqu’à perdre la maîtrise totale de son propre soi. Écouter Aubry, c’est comme un nectar empoisonné qui rentre dans vos oreilles pour contrôler votre cerveau. Il permet à la foule, par des sélections implacables, de s’adonner au laisser-aller. Alors, les poufiasses en Louboutin ne contrôlent plus leur coiffure, les hipsters arrachent leurs chemises, les pédés bavent, éblouis, les amoureux de la musique ne peuvent s’arrêter de jouir. Les foules sont heureuses quand le prince joue.

 

 

Ce qui est encore plus excitant, c’est que le personnage fascine autant que la musique qu’il distille : corps aux proportions affriolantes, regard bleu glacier, sourire communicatif, ce monsieur de l’électronique attire aussi par ses atouts de conte de fées : un brin mystique, diront certains, perché pour d’autres, c’est surtout une timidité contrôlée qui le rend magnétique. Une timidité qu’il combat aux commandes de ses platines parce que vous faire danser est certainement la meilleure preuve que vous le comprenez.

 

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De ce charme musical et personnifié, il décroche la résidence des Noctua et co-fonde les soirées SALE! tout en passant par la Cocotte club, la Klepto, la Culottée, mixe avec les Fils de Vénus au Batofar ou même à Lyon au Lavoir Public… Petit à petit, le Petit Prince conquiert les clubs parisiens les plus cool et les cœurs des clubbers qui y dansent. Intellectuel inépuisable de la musique, Aubry est une encyclopédie qui enchante, capable de tout jouer.  Ce qui fait aussi de lui un fin narrateur qui dézingue le monde de la musique dans son journal, Le Tempo Parfait.  Bazooka sur l’épaule, il est le cauchemar d’une industrie musicale trop propre et fait hurler de rire ses lecteurs avec quelques « fausses » interviews rondement menées et sans langue de bois qui, certes, vont parfois trop loin mais qui ont le mérite de la passion.

 

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Alors Aubry, prince de conte de fées ? Chaque prince est un être humain avec ses qualités et ses défauts mais ce qui est certain, c’est qu’Aubry met une énergie dans sa passion pour la musique et ça, ça s’entend à chacune de ses apparitions. Le Petit Prince n’est pas encore roi mais il est sur la bonne voie. Ce que nous attendons d’entendre avec la plus royale des impatiences, c’est un EP… À bon entendeur.

 

Tout naturellement, c’est lui que nous avons choisi pour être le nouveau Rédacteur en Chef Musique de notre modeste magazine. Un peu de sang royal dans notre vaste putasserie ne nous fera pas de mal…

 

Bien à vous.

Music Box: cadeau du week-end!

 

On vous avait promis du son… chose promis, chose due!

 
Musicienne, productrice, DJ, remixeuse, Louise Roam n’est plus à présenter sur la nouvelle scène française! Pour nous, elle avait déjà mixé à plusieurs Mauvais Goût  et nous vous en parlions il y a quelques temps déjà: poétesse d’une nouvelle manière d’aborder la musique, Louise Roam,  continue son ascension avec notamment un EP et une tournée en préparation. La demoiselle n’en finit plus de séduire avec sa musique tantôt diablement douce tantôt dans un mood pumpin’ à rendre les foules hystériques.

 
Prêtresse d’un mélange électronique dark sensuelle et foutrement bien dosé, celle qui ne s’arrange que de la perfection des sons les mieux distillés revient en force avec « The Day Is Gone », mix hystérique entre voix suave et clubbing unificateur… tout ça en TÉLÉCHARGEMENT GRATOS! Un titre qui donne envie de remuer sa culotte jusqu’à l’épuisement totale de nos ressources vitales: ça tombe bien, c’est samedi et le samedi, c’est PARTYYYYYYYY!

 

Un beau cadeau pour commencer ce week-end en beauté!

VOUS ÊTES VRAIMENT DES PETITS VEINARDS!

Bon week-end les Monsieur et les Mademoiselles: ENJOY!

 
https://soundcloud.com/louise-roam/the-day-is-gone

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