Berlin, meine liebe.

 

Je vous préviens tout de suite, moi aussi je vais vous la faire genre : « Tant que t’y es pas allé, tu peux pas comprendre ». Tout simplement parce que j’étais comme vous. Ce dégueulis de hipster, les : « Ouais Berlin, c’est en mode trop cool, un truc unique ! » et autres : « La musique, c’est juste OUF »… J’avais du mal à la voir en peinture, la capitale allemande. J’y suis allé sans grande conviction au départ, un peu avec les boules de ne pas avoir assez de tunes pour aller à NYC (oui, je suis bourgeoise) et cette idée d’une ville un peu mainstream à force d’être trop hip me rendait boudeur comme un gamin de 4 ans. Le détour familial par cette charmante et vieille Bruxelles n’a évidemment rien arrangé à la situation.

BREF, je suis en mode ronchon mais ça m’intrigue quand même. Si TOUT LE MONDE dit que c’est cool, c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose ! Ben c’est ça, on ne peut pas l’expliquer : il faut le vivre pour le comprendre ! On peut essayer de le décrire, mais ce n’est pas palpable, c’est dans l’air…

Il est vrai que l’esthétique ne doit pas plaire à tout le monde : c’est froid, industriel, il y a une sorte d’anarchie visuelle qui peut déplaire ou… rendre fou d’amour. Depuis que Phoebe Philo m’a séduit le slip, que Jules Faure est mon Proenza et que je suis son Schouler et que Cécile David m’a dompté à coups de stylisme brut de décoffrage, je ne peux qu’aimer Berlin.

 

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Les lignes sont brutes, droites, désordonnées, mais c’est finalement ce qui donne son charme à cette ville qui impose par sa brutalité et son insolence une certaine élégance. J’aime Berlin car les gens y sont véritablement faussement négligés. Une Parisienne met deux heures dans sa salle de bains à ressembler à Courtney Love version Chanel, la berlinoise EST Courtney Love version Yves Saint Laurent, du matin 8 h jusqu’au coucher à 6 h le lendemain. Les Allemands ? Tellement, tellement, tellement BEAUX ! OK, faut aimer le genre « barbu-bûcheron-kikoo », mais quand même ! Toutes ces peaux parfaites, ces grands rivages d’yeux bleus et ces dents ultra brite, ça fait rêver. Et puis avec les Berlinois, on ne tourne pas autour du pot : ça te sourit, ça vient te parler, ça te regarde dans les yeux. Pas de minauderies inutiles, une franchise bien plus qu’appréciable. Le Berlinois et la Berlinoise ont du style, c’est sûr… Ça ajoute en charme. Mais bon, si c’est pour pécho du mari dans un endroit charmant mais où on s’emmerde, mieux vaut galérer à Paname…

La première nuit, je suis sorti seul pour m’accoutumer sans être enquiquiné. J’aime bien me faire ma propre idée avant de partager un avis. Je suis parti de Neukölln vers le Kitkat club où il y avait une soirée Gegen. Les rues pourraient sembler peu rassurantes tant elles sont noires, à peine éclairées, mais on s’y sent bien. Je suis un peu tapette et pourtant je n’ai pas eu peur, ce qui vaut un 20/20 sur l’échelle de « rassure-moi, je suis vraiment un trouillard ». Les rues sont animées, ça rigole, ça picole, mais c’est pas violent.

 

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Après 45 min de marche, j’entre enfin dans ce club à l’extérieur banal pour atterrir dans un intérieur tout ce qu’il y a de pas banal du tout. Une espèce de boîte à cul mais sans le côté vulgos… On est un peu tous des hippies, à moitié nus, on se trempe dans la piscine en se passant des cigarettes et on rigole. OK, j’ai vu un mec se branler devant moi sur un canapé, mais il ne faisait chier personne ! Il faisait son truc à lui, c’était pas en mode lubrique, tu vois. Enfin, à partir du moment où j’ai atterri dans la seconde salle, c’était plus trop hippie : grosse techno, peu de lumière et les gens qui dansent. Mais À FOND, les gens. Les gens, ils ne sont pas là pour pour se montrer, tu vois. Ils sont là pour DANSER. Alors ils dansent, et toi, ça te donne envie de danser, normal quoi… jusqu’à 11 h du matin. C’est ça le problème dans cette ville ! C’est que tu perds la notion du temps ! Ça ne s’arrête jamais ! Tu peux aller bouffer n’importe où, n’importe quoi, jusqu’à n’importe quelle heure ! La fête ne s’arrête pas et sont toutes plus folles les unes que les autres… Comment ne pas succomber ? Et encore, je n’avais vécu que la première soirée de mon voyage !

 

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Ma deuxième nuit, je l’ai passée au Berghain/Panorama Bar et ça, c’est vraiment LE truc où j’ai traîné les pieds parce que c’est LE truc dont tout le monde revient dingue, genre c’est vraiment TROP bien. Bah ils avaient raison… c’est VRAIMENT trop bien, putain ! On est restés presque 10 h dans cette bouche de l’enfer… sans même s’en rendre compte. Et viens pas me chercher des noises avec la dope, rien à voir : c’est la MUSIQUE. C’était Phonique le DJ de ce soir-là : il a mixé 9 putains d’heures et sincèrement, j’ai bourlingué dans pas mal de soirées (sans vouloir me vanter) et c’est le meilleur set que j’ai entendu. Attention, ça ne vient pas que de lui. La populace était dans une espèce d’osmose incomparable. Encore une fois, ils font la fête au sens strict du terme. On se sourit, on rencontre des Russes improbables, des designers français et même des bouchers de Munich… On est tous dans le même bateau et on danse sans jamais s’arrêter. Non mais c’était fou comme expérience. On ne peut pas expliquer, il faut le vivre pour le comprendre !

 

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Je ne parle même pas de About Blank et de son jardin incroyable ! Du Môbel et de ses gouines au chic racé, du Roses et de ses moumoutes roses dans l’entièreté du bar ; je ne vous parlerai pas non plus du restaurant de burritos où j’ai dansé sur de la techno. Je ne dirai rien sur les centaines de bar trop mignons allumés à la bougie ou du restaurant paléolithique ; des musées, des boutiques improbables et des galeries… Allez-y, revenez déçu et on en débattra. Il faut le vivre pour le ressentir. Oui, je fais partie de ces connards qui disent ça maintenant et j’en suis fier. Berlin est définitivement la ville d’une jeunesse assoiffée de liberté, d’aventure, d’ouverture d’esprit et de créativité… Il n’y a rien à dire, rien à faire, c’est une évidence.

 

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C’était une déclaration d’amour à mon futur chez-moi. À bientôt Berlin.

 

Bien à vous.

Histoires de sardinophiles.

 

La sardine est un poisson qui appartient à la famille des Clupeidae. Le hareng est également un clupidae, ce qui ne m’étonne guère car les deux machins à écailles distillent une odeur certes différente mais qui convoque les même symptômes chez mon organisme : le fumet de ces animaux font sensiblement et systématiquement remonter mes amygdales. J’arrive le plus souvent à gérer la chose mais parfois non et je rends mon déjeuner – ou mon diner, ça dépend de l’heure.

 

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Il est toutefois extrêmement rare que ce soit mon petit-déjeuner car je suis peu encline à l’ingestion de mets copieux le matin. Le foie aussi dégage un truc qui fait gigoter mes amygdales. Peut-être que le foie est un clupidae lui aussi. Je pense qu’il est toujours intéressant de remettre en cause les choses établies et de se laisser aller à des parallélismes improbables. Qui a dit que le foie n’était pas un poisson ? En y regardant bien, il est possible de distinguer comme des branchies au niveau du lobe de Spiegel (partie du foie en avant de la veine cave). Balançons un foie dans la flotte, on verra bien s’il se met à nager. Mais ceci est un autre débat, revenons à nos sardines.

 

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Vous l’aurez compris, je n’aime pas les sardines, enfin ce n’est pas que je ne les aime pas, c’est qu’une partie de mon corps les rejette et je n’y peux rien faire. Non parce-qu’au fond, la bestiole est pas désagréable à regarder, mes globes oculaires se réjouissent plutôt de ses reflets bleus argent. A la lumière les pigments se délient, se distinguent, se confondent, c’est assez plaisant. Ca lui fait une jolie robe à la bestiole. Il y a quelque chose d’assez inspirant chez la peau de sardine. Dis comme ça, c’est relativement dégoutant et pourtant la reproduction de peau de sardine pourrait devenir un défi artistique et une entreprise lucrative, surtout pour les godasses et les galeries d’art.

 

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Le petit vertébré des mers s’agite dans son élément pour exhiber ses tonalités Pantone grises. « Faut pas non plus trop parader cocotte, tu sais chez Deluxe Valentine, ils sont calés aussi en matière de nuancier. » Ah ces sardines, faut savoir les remettre à leur place de temps en temps, elles prennent bien vite la grosse tête. Un bon coup de filet et hop dans le gosier (enfin pas dans le mien). Rira bien qui rira la dernière. Oui car il est des gosiers (et je dis ça car j’ai personnellement croisé ce genre de gosiers) qui raffolent  des sardines. Il est même des gosiers qui ne peuvent se passer de sardines. Dans le milieu, on les appelle les sardinophiles. Mais comment font-ils bon dieu ? Peu importe. C’est à partir de ce moment que j’ai saisi le potentiel iconique de la Sardine.   La Sardine est belle, la Sardine est bonne, vive la Sardine.

 

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Les Sardinophiles se réunissent de façon hebdomadaire dans le 20è arrondissement de Paris afin de tenir régulièrement à jour un recueil à l’effigie de la bestiole. Les colloques se tiennent près du métro Buzenval. Il y aurait aujourd’hui selon l’INSEE près de 6.500 adeptes, triés sur le volet. Les disciples se rassemblent autour de petits tapas de sardinade et de bière « Houblon-free » fabriquée à base d’écailles de sardines fermentées (une seconde recette préconise plutôt l’emploi d’arêtes). Des sujets de nature très différente sont abordés: des bienfaits nutritifs du poisson, au symbolisme de leurs nageoires dans la pensée kierkegaardienne, en passant par l’étude publicitaire du design des boites de conserves. [Aparté : Un petit guide intitulé « les 1001 façons de cuisiner la sardine » a été publié chez Grasset, il est depuis 15 jours en rupture de stock]. Un projet de construction d’un immeuble devant accueillir le nouveau siège de la confrérie est actuellement à l’étude (un ami à moi journaliste m’a rencardée pour l’info). Un célèbre architecte, dont je tairais le nom par décence, à été envisagé pour la bâtisse. Bien sur le machin aurait la forme d’une sardine (les pistes de la verticalité et de l’horizontalité ont toutes deux leurs défenseurs, aujourd’hui rien n’est encore décidé). Des bruits courent dans Paris, ça jase… les liens entre les fidèles sont forts et solides… des personnes disent que la franc-maçonnerie tremble… Parait même que si on veut assister au showcase privé de Nicolas Jaar au Silencio mieux vaudrait avoir sa carte de membre de Sardinophile… Malgré quelques connections dans ce petit monde, je n’ai toujours pas eu le privilège d’être « introduite ». Les gens auraient été avertis du fait que mon gosier et mes nasaux ne supporteraient pas la bestiole… ce qui est le plus grand des affronts…

 

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Il m’arrive de temps en temps de croiser des fidèles mais les aborder devient de plus en plus ardu. La dernière fois c’était au monoprix à côté de chez moi dans le 18è, ce qui est relativement étonnant d’ailleurs car ils ne s’aventurent que très peu en dehors des murs de Buzenval. La femme avait une barrette en boite de conserve de Sardines La Belle Iloise. J’ai immédiatement vu que c’en était une. J’ai eu à peine le temps d’immortaliser l’instant. Mais j’ai le cliché. Le Monde et Vice se disputent l’exclusivité mais c’est à Monsieur-Mademoiselle que j’ai décidé d’offrir ce cadeau… La Sardine n’est pas morte, vive la Sardine !

 

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xxx. Aurore.

Renaud Duc: prêtre underground.

 

Difficile de décrire Renaud Duc tellement son imagination est tentaculaire… Il faudrait des pages et des pages. Hum… disons : artiste, ça c’est sûr qu’il en est et pas qu’un peu. Homme de goût aussi, dandy aux allures pop qui laisse un souvenir racé à tous ceux qui le rencontrent.

 

 

Designer, DJ, organisateur de soirées plus géniales les unes que les autres, oiseau de nuit aux délires magiques, Renaud est de cette race qui rend les choses plus cool quoi qu’il touche. Toujours à la limite entre les pires atrocités commerciales et l’underground le plus pointu, il est de ceux qui créent un autre monde : celui où les garçons et les filles deviennent plus beaux et les fringues sont à mourir.

 

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Sa marque, Midnight Rendez-vous, est une ode à ce mouvement de nouveaux Parisiens hip, second degré, conscients, 2.0 qui composent le Paris qui assure. Porter sa griffe, c’est s’approprier cette aura cool qui les entoure, lui et sa faune. On veut dire : « Merde, quoi ! Un sweater avec des popples en épaulettes ! » Qui a fait un truc plus cool à côté de ça ? Jeremy Scott devrait aller rhabiller la vieille Madonna. Même si beaucoup d’entre nous restent encore frileux face à ses créations pleines d’audace, il n’en demeure pas moins que ça reste très accessible pour les soirées. À bon entendeur, salut !

 

 

Malgré tout, on ne pense pas que ça parte dans tous les sens non plus ! C’est beaucoup plus portable que du BCALLA. Pas d’inquiétude, la folie est plus douce chez Midnight Rendez-vous et du coup, beaucoup plus évidente. Mais nous y reviendrons, il serait bête de ne pas pouvoir débattre de ce joyau sur une pleine page.

 

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Il faut parler des soirées aussi : la mort aux jeunes d’abord, les rémoulades, les souffleurs et sa You better work B*** et enfin la House of Moda. Il est de partout. Encore une fois des événements qui ont fait la réputation d’un Paris à la hauteur de Berlin et de Brooklyn. Faut dire qu’à l’instar de ses fringues, Renaud Duc a un certain talent pour faire danser les foules. Encore une folie douce où la créativité est de mise et où le pire côtoie le meilleur pour ne faire ressortir que le fabuleux. L’écouter, c’est rire et danser en même temps, les deux choses qui rendent le plus heureux au monde. Alors finalement, c’est normal que ça marche. C’est sûr qu’il est fort pour réunir une jeunesse particulière et stylistiquement audacieuse qu’il représente bien à lui tout seul. Une jeunesse dont on a envie de faire partie pour pouvoir dire qu’on y était plus tard.

 

 

Une jeunesse immortalisée en… photos ! Comment aurait-il pu en être autrement : il crée des fringues cool, organise les fêtes les plus démentes, il ne pouvait pas s’arrêter là ! Ouais, on n’est pas peu fiers de le connaître.

 

Une face plus sombre, plus mélancolique du personnage, un brin romantique, en tout cas moins surexcitée. Un homme sensible qui rend les garçons et les filles de notre âge désirables. C’est là que la rédaction est tombée amoureuse de ces beautés toutes singulières, fraîches et délicates. On se croirait dans les années 70 et dans un livre aussi. Nous, on rêve grave d’être pris en photo par Duc. Les garçons y sont posés comme dans une poésie érotique et les filles respirent l’innocence. Ça défonce un peu comme un pétard, mais en plus doux. C’est beau comme esthétique, ça fait penser à Sofia Coppola époque Virgin suicides… Bref ! On s’emporte, là !

 

Ce qu’il faut retenir, c’est que Renaud Duc est talentueux dans tout ce qu’il fait. Avec lui : des fringues hip, les pieds qui dansent et des rires de bonheur. Pour faire un vrai portrait, il faut le rencontrer : rendez-vous à la House of Moda du 7 septembre !

 

Portrait by LAETITIA BICA @ C’EST CHIC AGENCY – artists management / Mise en beauté: MARIANNE AGB / stylisme: CÉCILE DAVID & ADLINE FERRET.

 

Bien à vous.

Run baby run…

 

Votre GPS de la mode avec sa voix mélodieuse ne vous l’a pas dit ? « REDIRIGEZ – FAITES DEMI-TOUR – TOURNEZ À 180˚- REDIRIGEZ, BORDEL ! – À GAUCHE – À DROITE – OÙ VOUS VOULEZ , MAIS BARREZ-VOUUUUUUS ! ».

 

On n’en peut plus des baskets compensées à la Isabelle Marant !!! Désolés, Isa chérie, tu avais eu une bonne idée à la base mais on ne sait pas, y avait pas moyen de protéger ton truc ? Parce que là, TOUT LE MONDE T’A POMPÉ GRAVE… De Marc Jacobs à Chanel en passant par Veti Marché, ils s’en sont tous donnés à cœur joie. C’est plus l’overdose, c’est déjà la mort. Et pas sans souffrance. La prochaine fois qu’on en croise une avec des mauvaises imitations, on lui crache à la gueule, voire on la brûle.

 

Look parfait sans ces immondices aux pieds…

 

En plus, on l’aime bien, Mademoiselle Marant ! Bon, c’est un peu contradictoire parce qu’on kiffe grave la meuf et sa voix de Jeanne Moreau, son état d’esprit aussi, mais pourtant, on n’est jamais très fans du résultat de ses idées. Il y a des trucs cool, ok. Mais il y a surtout des trucs qui sont relou dans le genre Boho-Hip-gnagnagna-je-fais-genre-je-me-fous-de-mon-style. La faute à Isabelle ? La faute à ses clientes… Elles en font TROP et sont insupportables.

Bref, on n’est pas là pour vous parler d’Isabelle Marant mais bien de chaussures. Si vous voulez porter des baskets, ce qui, nous l’avouons, est très mode en ce moment, il faudrait peut-être vous tourner vers des tendances alternatives plutôt que de se cloner encore une fois les unes les autres, non ? On veut dire : vous aimez vraiment ressembler à chaque personne que vous croisez dans la rue ? C’est une vraie question, mesdemoiselles (et messieurs) ! On aimerait vraiment savoir comment ça se fait que vous vous délectez d’être exactement pareilles que votre voisine de transport en commun ? C’est histoire de rentrer dans le moule ou quoi ?

 

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On sait que ce dont on va vous parler fait d’avance débat tant la proposition est loufoque mais finalement, c’est la mode comme on aime : la mode du défi et de l’hérésie. Ce n’est pas la première fois qu’on les voit chez les modasses fans de vernissages en tout genre et maintenant voilà que le sujet débarque dans plusieurs magazines. Pas que des petits magazines de merde, y’a WAD qui s’y est mis et même Grazia leur a fait les yeux doux. De quoi on parle ? Des RUNNINGS ! Alors ça, ça nous fait bien sourire… Qu’est-ce qu’il y a de plus improbable que de faire des chaussures de course un élément mode !? On adore, bien sûr, parce que c’est juste impensable et forcément, ça rend les choses intéressantes…

 

 

Alors oui, c’est sûr que c’est compliqué : suffit pas de maîtriser Honte & Misère le samedi après-midi pour s’accaparer les – à la base très moches – chaussures de sport. Mais en fouinant bien (remercions nos amis finlandais), on a trouvé quelques silhouettes qui valent le détour ! Enfin, on devrait plutôt dire que les PD de la rédaction se damnent pour les looks de ces filles ultra concept qui osent le tout pour le tout.

 

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Si vous êtes frileuses, ce que, cette fois-ci, nous pouvons comprendre allègrement, optez pour des Vans classiques ou alors des Trainers mastoc mais par pitié, arrêtez la basket compensée !!! C’est devenu aussi moche que les tenues pleines de stud. C’est le genre d’accessoire qui a laissé votre personnalité partir en vacances !

 

 

C’est clair qu’on n’est pas encore sûrs de la percée de cette chaussure qui n’a rien à foutre là… Mais pourquoi ne pas tenter ? Un look ultra minimal et des ovnis, ça clashe toujours. On est quand même convaincus de notre coup. Si Jacquemus en a fait son mojo pour sa prochaine collection, ça ne peut pas être anodin. Le roi du made in France et du minimalisme cool la chérit comme son nouveau talon et forcément, ça tape à l’oeil… Alors, on dit oui, oui, oui ! Règle ton GPS sur Jacquemus land, chérie, si tu ne veux pas te retrouver à Conasse Ville.

 

Bien à vous.

15X10 – Le grand bazar hip de Rochas

 

– Le grand bazar hip de Rochas –

 

Chez Rochas, on n’a pas de ligne directrice. Il est comme ça, Marco Zanini. Au diable les conventions et mélangeons « tout et n’importe quoi ». Bon, on reste sur un côté BoHo très très chic. On se veut un peu Babos sur les bords mais subtilement, par micro touche, et pas new age, plutôt arty. La femme du mec qui se peint les ongles (encore lui !) est une femme Rochas. Elle vit dans un immense loft à Brooklyn, s’habille français et travaille comme ingénieur green beauté pour de grandes et anciennes marques de cosmétiques. Bref, faut oser pour porter du Rochas, avoir une sacrée personnalité, parce que c’est quand même se faire remarquer avec une certaine sobriété totalement à contre-courant de la vision actuelle. Se doter d’une longueur d’avance mais avec le prix du regard des autres qui n’est pas toujours très agréable. En même temps, la femme qui osera Rochas, elle en a rien à branler du regard des autres, et c’est là qu’on a envie d’insister, parce que c’est le genre de Mademoiselle qu’on a  envie de rencontrer, elle sera forcément fascinante ! Dans tous les cas, ça donne envie d’en voir plein dans la rue, des femmes Rochas, qu’elles soient nos meilleures copines pour aller crâner aux terrasses de café : « Pierre, je te présente Glugochka, ma copine biélorusse qui organise une installation de taxidermie à Braine-l’Alleud pour deux mois… Elle porte du Rochas ». Le génie de Marco Zanini est là : proposer une garde-robe improbable qui sera désirée par les plus créatives d’entre nous. 

 

 

On récupère : l’attitude ! Cette nonchalance à ne pas avoir de style. Porter un tailleur-pantalon en satin le jour et venir en robe de cocktail noire le lendemain. Ne pas s’imposer un look comme règle absolu ou un style comme celui qui vous va le mieux. Tester, apprivoiser, réessayer, oser. Ne pas se laisser prendre au jeu de la convention ou de la modeuse qui suit les règles à la lettre. Il y a de tout ça chez Rochas, et la liberté n’a jamais été aussi bien exprimée.

 

Bien à vous.

Hunting and Collecting: Le QG couture.

 

Ça faisait longtemps qu’on avait envie de le faire mais on ne savait pas trop par où commencer. C’est vrai quoi, c’est bien joli de faire des « manifesto ! » pour consommer intelligent, mais en même temps, on reconnaît que ce n’est pas évident de changer ses habitudes d’explosion de carte de crédit. On n’a pas de solution miracle non plus, hein ! Mais bon, pourquoi ne pas partager nos adresses ?! On ne dit pas qu’on a les meilleures, mais au moins vous ne pourrez pas vous plaindre qu’on ne vous les a pas données. Alors bien sûr, on ne pouvait pas commencer avec un petit joueur ! On a fait dans l’épicentre de la Hip bruxelloise, j’ai nommé Hunting and Collecting (et pas « & », ça les embête – ;-))

 

Aude Gribomont & Niels Radtke – La marie et le Joseph derrière l’enfant divin.

 

Hunting and Collecting, on en avait déjà parlé : oui, c’est bien cette boutique où des putes de la Grèce antique vous servaient à boire sous le chant d’une sirène alternative pendant le Modo. Sans parler de la faune des badauds modeux qui avaient investi les lieux ce soir-là. Alors, à part avoir été la soirée la plus couture de la ville ces derniers temps, Hunting and Collecting c’est aussi une boutique. Et, ô mon dieu ! quelle boutique !

 

 

La sélection est insolente, une claque. Mesdames, vous vous parerez de Carven, Carin Wester, Something else, FOB by Felipe Oliveira Baptista ou encore Veronica B. Vallenes, on en passe des meilleures … tandis que vos cheveux soyeux et légers arboreront les parures, dans le vent, de la Maison Michel pour ce printemps-été 2011. Sans parler des bijoux et autres accessoires qui se payent une belle part du gâteau. Messieurs, vous n’êtes pas en reste puisque ce sera la première boutique en Belgique qui accueillera la collection TOPMAN LENS de Toposhop ou encore 3.1 Phillip Lim. La classe. En plus, avec leur E-shop international, on a envie de dire… hum… Opening Ceremony à New York, Colette à Paris, RA13 à Anvers… Hunting and Collecting à Bruxelles ! Pas peu fiers «les Monsieur et les Mademoiselle » de la rédaction. Une boutique qui par ses choix pointus donne une image très avant-gardiste à notre belle cité. 

 

 

Hunting and Collecting, c’est l’exigence de la jeunesse et du trendy : des looks pointus, pour des marques recherchées. C’est donc une silhouette ultra acérée qui se dessine à chaque tringle mais qui est accessible à toute sorte de guerrière mode.

Pas de préférences sur les modèles, il y a de tout : du short à la robe ou pull et manteau, en passant par les pantalons et autres designs plus conceptuels, les pièces sont choisies avant tout pour donner de la force à l’allure. D’ailleurs, la plupart des marques, on ne les connaissait pas et c’est toujours incroyable de les découvrir. On se demande comment ils se démerdent pour les dénicher. Des passionnés ? Sans aucun doute !

 

 

Mais une sélection ardue n’aurait pas sa place dans l’estime des concept stores internationaux si le design n’était pas mis à contribution: Une boutique blanche, lumineuse et froide à la fois. Un grand espace qui peut contenir, accueillir et qui laisse place à un sentiment de légèreté et de bien-être. Une sculpture comme un genre de pyramide, qui en gardienne des temps modernes, accueille les saintes chaussures. Il n’y a donc pas que la garde-robe qui en mette plein les yeux, il y a un ensemble. Un ensemble qui a d’ailleurs l’arrogance de nous offrir grand nombre de rendez-vous nocturnes, de vernissages et présentations de collaboration. Les boss ont saisi le potentiel du lieu pour le rendre plus que vivant, pour qu’il se donne au-delà de sa fonction première. 

 

 

Hunting and Collecting, c’est le point lumineux qui a fini d’asseoir le quartier Dansaert comme le nouveau centre de la mode bruxelloise. Ça fait longtemps qu’on nous dit que Dansaert est le quartier des créateurs mais au départ, il n’y avait qu’une seule et unique rue. Maintenant, beaucoup de boutiques ont pris place rue des Chartreux, rue Léon Lepage et dans les environs. La ville prend donc de la consistance et la boutique vient finir de donner du crédit à ce nouveau Bruxelles hip qui est en train d’éclore.

 

 

Alors oui, soyons clairs, ce n’est pas donné ! Mais l’expérience est là, autant que la qualité. Finalement, ne serait-il pas plus évident, intelligent et couture de se pavaner dans une allure venant de chez Hunting and Collecting plutôt que d’avoir six robes H&M mal coupées qui seront foutues au bout de quatre lavages et qui en plus vous donnent une allure de patate ? Sans oublier le fait qu’il y a un côté soldes permanent (même sur le E-shop). Alors, il n’y a plus d’excuses !

 

 

Ce qui est clair pour nous, c’est que depuis qu’on ne fait plus de folies inutiles chez ceux qui plagient dans du mauvais tissu, on a largement de quoi se remplir un bon placard pendant les soldes dans notre nouveau lieu de passion. Eh oui ! Il y a toujours moyen de se payer une classe folle, il suffit de savoir être patient et de savoir ce qu’on veut. 

 

 

En tout cas, la seule chose que l’on peut vous dire, c’est qu’on est fiers de vivre dans une ville qui a enfin un concept store aussi trendy que ses compatriotes. C’est impossible de passer à côté, c’est le spot qui met toute la capitale d’accord. Alors, même si vous êtes effrayés à l’idée de ne pas vous y retrouver, passez juste faire un tour… Noël est dans quelques jours… ou même pire pour vous, à partir du premier janvier pour les soldes… Parce qu’une fois que vous aurez franchi le pas, vous ne pourrez plus décrocher, ça c’est assuré. La rédaction n’a pas pu, évidemment, parler de toute la sélection que propose l’incroyable boutique et nous avons penché pour nos coups de coeur. Mais vous pouvez retrouver l’entièreté des collections proposées en boutique bien sûr mais aussi sur leur site internet:

 

www.huntingandcollecting.com

Hunting and Collecting – 17, rue des Chartreux – 1000 Brussels – 02.512.74.77.

 

Bien à vous.

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