SALE! – Guest: PLAISIR DE FRANCE!

T’as bien dandiné ton petit cul tout l’été dans ton micro short en jeans sur toutes les plus belles plages du monde mais maintenant c’est la CRISE: Adieu Joao petit amant portugais. Adieu Bradley ce hipster brooklynois qui t’a tant fait fantasmer. Adieu les bordels de Hong-Kong et autres sud-américains chaleur ma soeur. C’est le retour à la réalité et faut se trouver LE mari qui tiendra chaud à tes petits pieds pendant l’hiver.

Ça tombe bien SALE! is back on track avec un guest de type saleté extrême! PLAISIR DE FRANCE va se faire une joie de t’éclater le slip en mode grosse gaule de l’amour grâce à sa pop rance et son éléctro moitasse. Après la sortie de sa compil, « état des lieux », on ne pouvait que se toucher à l’idée de recevoir ce petit génie du remix qui éclate les barrières de la France touche.
 

 
Au programme: touche pipi, éjaculation des oreilles, Techno de l’amour par nos deux fidèles résidents, AUBRY & Jules au bord de l’apopléxie depuis qu’il ont laissé leurs platines dans les backrooms.

T’es prêt à rouler de la pelle bien dégoulinantes de sueur parce que tu ressortiras pas indemne !!! Croix de bois, croix de fer, tu seras sous poppers sinon on ira en enfeeeeeeeeerrrrrrr!
 
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SALE! #13 – Special guest ► PLAISIR DE FRANCE + Jules & Aubry.

Vendredi 5 septembre – 21h / 3h – FREE

Acte 3 – 94, rue Quincampoix – Paris 3

Fétichisme, mode et capitalisme.

 

Il n’en fallait pas moins pour nous chauffer ! C’est un peu comme un épisode des Feux de l’Amour quand on s’intéresse au phénomène Tn. On tire un fil sur le net et là, on y est jusqu’au coude.

Commençons par le début. Foot Locker, ex Woolworth’s et leader mondial de la distribution de chaussure, de vêtement et d’accessoire de sport est le premier et déterminant acteur de notre saga du vice. Ces mecs, ce sont les rois du business ciblé, leur point fort, la gestion locale de besoins spécifiques de leurs consommateurs et des magasins, école MacDo. Une idée simple et forte qu’ils ont été les premiers à mettre en œuvre en mode mondialisation : faire de la sneaker urbaine et désirable à un moment où on ne trouvait que baskets, tennis et chaussures de course dans de grands shops à l’odeur bientôt bandante du plastique d’emballage, nous sommes alors en 1974.  C’est la base du collector, on flatte notre côté collectionneur et on retourne cette vieille pulsion de mort vers un objet qui matérialise nos désirs les plus sales. Tout ça pour 159€99, dans l’histoire du retail, Colette n’apparait alors que comme le Nicollin du grand capitalisme.

 


Pub Foot Locker par Suchablog

 

La Tuned 1 trouve ses racines dans ce fond de cuve du capitalisme. En 30 ans, Foot Locker affine sa stratégie et débauche des ingénieurs pour proposer aux marques des modèles exclusifs qui ne sont vendus que chez eux. C’est ainsi qu’en 1998, le modèle Air Max Plus Tn (pour Tuned Air) naquit du consanguin mariage entre le distributeur et le concepteur. C’est un peu comme si Lady Gaga s’entendait avec iTunes pour faire de la musique… En fait ça se fait, ça fait un peu peur dans l’idée, c’est souvent dégueu à la sortie mais ce jus de cerveaux machiavéliques ne pouvait qu’exciter les plus vicieuses d’entre nous. Il va donc falloir parler de Nike, acteur étonnamment secondaire dans l’histoire, la marque de Philip Knight (au passage 24e homme le plus riche des states selon Forbes). Nike, c’est un peu le Total du sports retail. Il y a eu un avant et un après Erika, un moment où toutes les saloperies deviennent publiques et reconnues par la firme comme une maladie honteuse attrapée au Dépôt. Maintenant on nous jure que Nike ne fait plus travailler les petits nenfants et qu’il est le seul groupe du genre à faire appel à des organismes de contrôle qualité « indépendants », c’est à dire pas un sous service interne de bigleux manchots…

 

Nike Air Max TN - Hyperblue

 

Blagues à part, la Tn connaît un succès inattendu à sa sortie qui aurait même surpris le dieu swoosh ! Il est vrai que la recette pouvait être indigeste… la Tn c’est un peu comme une voiture tunée, on a l’impression que c’est un bolide, elle t’en fout plein la gueule (les premiers modèles étaient… très colorés d’où le surnom requin pour les « jolis » dégradés bleu turquoise avec inscription jaune) mais sous le capot c’est un peu fragile… Je peux en témoigner, la première chose qu’on m’a demandé chez FL, « c’est pour quelle utilisation ? », beaucoup de choses sales me sont alors passées par la tête mais j’ai avoué ne pas vouloir faire de sport avec, ce à quoi la vendeuse à acquiescer avec un sourire complice. La Tn n’est pas une Ferrari, c’est plutôt une Lamborghini qui marcherait à l’huile de colza. Pourtant il se passe quelque chose quand vous sortez dans la rue la première fois avec ; le pied léger, vous avancez nonchalamment et assez vite à la loose control en ayant un peu peur de vous-même.

 

Sur quoi joue finalement la Tuned 1 ? Le désir à tous les étages bien sûr ! Le phénomène de niche que représente ces pompes est doublé par un épiphénomène encore plus sous terrain. Les « sneakers kiffeurs ». Entièrement construit autour de l’esthétique racaille jusqu’aux tréfonds de ses propres clichés et d’une brutalité proche du sadisme, la secte rassemble les adeptes des plans snif, skets, et cho7. Amateur de porno devant l’éternel, on connaissait bien citebeur, le label de référence du porno « made in téci ». On découvre sketboy qui fête d’ailleurs ses deux ans ! Cousin de la première boite de prod, ce dernier décline le désir aux goûts variés de notre chère basket. Les images sont tranchées, le rythme est brutal à l’image de ses propres fantasmes, finalement ces films sont à l’image de l’objet de son désir : efficace, radical et à la fois précieux dans les mises en scène. C’est un peu du Cadinot 2.0, puisque la société du défunt pape du porno gay français se trouve intégrée dans le groupe des « sites cousins ». On peut se demander qui sont les consommateurs de cette niche du porn, petit bourgeois languissant de se salir ou jeune mec d’une cité marseillaise se faisant plaisir « en scred », certainement un savant mélange des deux. On se dit bien que le désir transcende les milieux… On a rencontré Fred Sneaker, acteur, réalisateur et producteur qui se cache derrière Sketboy, interview plus bas.

Le fétiche en anthropo a une vocation religieuse, il matérialise le divin. Dans les écrits de ce vieux Freud consacré au sujet, le garçon fait l’apprentissage douloureux de l’absence de pénis chez la Dame, il peut donc opérer ce déplacement vers un objet… inanimé. Le fétiche devient donc substitut du phallus.  Papi présente donc  principalement l’homme fétichiste, et limite la femme au fétichisme des vêtements qu’il juge « normal[1] ». MERCI FREUD.

 

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Pour les plus curieux, la sneakweek réunit tous les amateurs du genre du 6 au novembre avec le grand final, le 9, au LABO, avec l’élection de Mister Sportswear. Nous, on y sera. Plus d’info ici

 

Nos savoureux échanges avec Fred Sneaker, acteur, réalisateur et producteur qui se cache derrière Sketboy…

 

Tu nous reviens tout frais de Berlin ?

Fred : Ouais, j’ai été nominé comme meilleur nouveau studio aux Haustlaball Awards, une cérémonie qui existe depuis cinq ou six ans, je crois, et des soirées, depuis 11 ans. La soirée avait lieu au Kit Kat club. C’est plutôt pas mal, surtout pour un site sneaker. J’y étais avec mon ami Jordan Fox qui est très populaire en Allemagne et qui ce soir là, a remporté l’Award du meilleur acteur pour la troisième fois.

 

On connaît le Kit Kat club…

Fred : C’est assez dingue, en plus de la piscine, les caves sont aussi grandes que la boîte. Même pour moi c’était assez choquant comme soirée. C’est assez trash rien qu’au niveau du safe sexe. Au final, je n’ai pas gagné mais plutôt content d’avoir été nominé parmi tous ces grands labels. C’est plutôt pas mal, surtout pour un site sneaker.

 

Ton premier contact avec le porno ? Comment tout a commencé ? Des plans sket ?

Fred : J’étais inscrit sur un site qui s’appelle Rek1.net qui était, à l’époque, une référence pour les mecs qui kiffaient les TN, les chaussettes, les lascars. Je découvrais à peine Internet et j’ai été assez rapidement contacté par un producteur qui avait une petite production amateur, une production sneaker, qui, aujourd’hui, n’existe plus. J’étais à Saint-Raphael, c’est une prod qui est située vers Toulon. J’y ai fait mes premiers pas dans le porno.

 

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Tu tournes beaucoup dans le sud du coup ?

Fred :  Quand je fais mes films, pas forcément. J’en fais quelques-uns ici mais le principal de mon activité est à Lyon ou à Paris. J’ai un studio parisien du coup j’y tourne plus régulièrement. Mais ça nous arrive aussi avec les opérateurs de tourner directement chez les mecs, dans des caves ou ailleurs.

 

C’est quoi ta fréquence moyenne de tournage ? En tant que réalisateur et en tant qu’acteur ?

Fred : En réalisation, je fais en moyenne quatre à  cinq scènes par mois. Je tourne pas plus parce qu’au-delà, pour moi, je risque de perdre en qualité et de très vite tomber dans du porno bas de gamme. Pour un acteur, une scène par jour c’est le grand maximum. Déjà à partir du moment où tu fais trois à quatre jours d’affilée, c’est très dur de tenir. A l’époque où j’étais acteur pour Dark Cruising et citebeur, ça m’est arrivé de monter une semaine à Paris et de tourner tous les jours, une, voire deux fois par jour, et je peux te dire qu’à la fin de la semaine tu as du mal à tenir une érection. Perso,  je ne prends pas de trucs, de pilules…

 

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Qu’est-ce que tu ressens quand tu filmes ?

En fait, je suis assez distrait. Je filme comme si je matais quelqu’un en train de baiser. Lorsque tu regardes mes films, c’est filmé très souvent sous l’angle du voyeur. C’est quelque chose qui me fait fantasmer, Des fois je préfère mater des mecs en train de baiser que de le faire. J’interviens le moins possible, sauf s’il y a un bras au milieu ou quand les mecs m’ont oublié et que je n’ai aucun angle pour filmer une pénétration. Une scène se filme en trois quarts d’heure, une heure. J’ai un peu bousculé mon ressenti de réalisateur en tournant une série de séquences, mes plans persos, chez moi, dans ma chambre, les mecs étaient évidemment consentants mais moi c’est comme si je ne l’avais pas été, la caméra est intrusive, en mode spy cam. C’est une sorte de boucle finale. Ce film va mettre un terme à ma carrière d’acteur. Une conclusion où l’on me voit comme je suis dans ma vie de tous les jours.

 

Comment tu gères ce chevauchement entre vie professionnelle et vie perso ?

C’est un peu prétentieux et simpliste mais en tant qu’acteur porno, tu dois rester un fantasme. Du coup, par exemple sur Facebook, il est hors de question que je me prenne en photo avec mon mec. Certaines personnes se doutent, peuvent savoir. Tu es obligé de rester disponible. Pour eux, tu es à eux.

 

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Est ce ton activité principale ?

En ce moment,  c’est mon activité principale. Pas en tant qu’acteur, quand j’étais acteur, je ne vivais pas de ça. Même si il m’est arrivé d’avoir de vrais cachets puisqu’à l’époque ça payait encore plutôt bien, mais je n’en avais pas fait mon métier, c’était juste pour délirer.  Maintenant, je m’occupe du site à plein temps, à faire du marketing, le montage vidéo, faire les tests…

 

Mort du DVD ? Internet les a tué ?

J’ai toujours une clientèle pour le DVD. Je pars du principe que, depuis quelques années, la qualité des DVD de certaines prods est devenue assez bas de gamme. Quand tu es client et que tu payes entre 30 et 50 euros pour avoir un DVD, tu veux un bel objet dans la main, quelque chose qui soit bien fait, de bonne qualité. Il y a clairement une clientèle qui achète l’objet.

 

Un côté collectionneur ?

Finalement un peu comme à l’époque de Cadinot,  d’ailleurs,  mes films sont un peu présentés sous la forme d’une collection. Tout comme les Wesh cousins. Chez nous,  ça marche assez souvent par collection comme ça les gens peuvent retrouver ce qu’ils aiment.

 

T’as une idée de qui consomme ce genre de porn ?

Fred : Étrangement, sur Sketboy, la moyenne d’âge s’étend de 18 à 30 ans. Contrairement à citebeur, où  tu peux avoir une clientèle plus âgé qui kiffe les rebeux.

 

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Comment tu trouves tes acteurs ?

Fred : C’est assez compliqué, racoler des acteurs ce n’est pas très bien vu. C’est finalement grâce à Facebook, que je fais le plus de rencontres de gens qui vont postuler ensuite pour tourner sur sketboy. Sur des trucs comme Grindr, ils ne sont généralement pas là pour tourner des films de cul. Je suis très présent sur Facebook avec quatre comptes qui sont à bloc (environ 20 000 friends)  et plusieurs fan pages avec 10 à 15 000 fans. Ce qui m’a aidé c’est aussi  le moment où je me suis fait connaître comme acteur pour citebeur ou dark cruising. Aujourd’hui,  nous sommes huit sites cousins qui rassemblent huit thématiques différentes. On a également un chat qui s’appelle beuronline principalement à Paris et qui marche très bien sur le marché des sites de rencontre là où beaucoup se cassent la gueule en ce moment. À l’époque, on a lancé sur dark cruising, une thématique sneaker, il y avait du hard, du fist, des plans uros et compagnie. C’était un peu ma touche dans l’univers dark cruising, du sex club, …

 

C’était un peu la branche soft ?

Fred : C’est ça, un peu,  j’ai quand même fait des trucs hard sur dark cruising. On était dans un univers un peu crade, un peu hard. On avait fait un DVD qui s’appelait Plan sket en back room et qui avait super bien marché. C’était quelque chose d’assez différent,  les couleurs, les ambiances étaient un peu différentes. Quand tu regardes le film,  ça sent la sueur,  tu vois ce que je veux dire ? C’est du succès de ce DVD qu’est né sketboy.  Le producteur et patron de tous les sites m’a proposé de créer un site spécial avec lui dédié aux plans sket.

 

Tu t’aventures sur d’autres terrains ?

Fred : Oui,  j’ai déjà fait avec Hotcast, à la grande époque de PinkTV, c’était la première téléréalité gay, d’ou était sorti, Brice Farmer. Pour resituer les choses,  c’est un peu grâce à lui que j’ai atterri dans le groupe des sites cousins. Pour en revenir à Hotcast, je m’ennuyais un peu de rester dans le même registre. J’ai alors pensé à participer pour faire du porno un peu plus « classique » comme réalisateur. On m’a proposé de réaliser Hotcast 3,  très différent des deux premiers, ce n’était pas une télé réalité en soi, plus un film en mode succession de plans cul ou les mecs se confient après la scène. C’était cool mais assez éprouvant puisque j’ai tourné sur quatre jours. J’enchaînais tournages sur tournage, entre les deux, je tournais même des scènes pour sketboy pour rentabiliser le coût du tournage. Puisque les coûts sont différents ici, là, tu loues une maison avec piscine,  tu as la bouffe,  le transport des acteurs. Tu fais pas venir tes acteurs pour une scène. J’en ai fait deux autres après dont le dernier, Hotcast  à la neige.

 

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Des mauvaises expériences ?

Fred : Les mauvaises expériences dans le porno, c’est quand un producteur à qui tu cèdes ton image en fait n’importe quoi. L’image qu’il te donne en te filmant et qui n’est pas celle que tu as l’habitude de donner à tes « fans ».  Cette image t’échappe lorsque les séquences que tu fais sont vendues à des dizaines de studios et,  du coup,  tu en perds le contrôle. Chez nous, les sites cousins forment une sorte de famille. Ce qui rentre chez nous reste chez nous, on va pas le faire partir ailleurs. Si on exporte des films aux Etats-Unis, on ne va pas choisir une production tierce pour nous représenter. On a un distributeur et c’est tout. Un acteur qui signe pour nous peut être sûr que l’on ne va pas revendre son image à d’autres studios.

 

Du porno 100% safe ?

Fred : Nous ne produisons que du safe. Le réalisateur et patron du studio en a fait son cheval de bataille depuis 11 ans, on est affilié au SNEG et on a réalisé à l’époque des spots de prévention qui s’appelait Boris & Nadir. C’était des spots qui racontaient l’histoire de mecs dans plusieurs épisodes de leur vie, soit dans le porno, soit lorsqu’ils sortent en sexe club ou quand ils sont amenés à avouer ou pas leur séropositivité à leur copain…

 

Toi tu regardes du porn « en dehors du boulot » ?

Oui ça m’arrive…

 

Quel genre ?

Je regarde du porno hétéro.

 

!!!

Les pornos gays ne m’excitent pas du tout.

 

Tu es bisexuel ?

Je l’étais il y a fort longtemps mais pour moi les films sont plus excitant. Si tu veux, tu regardes un porno pour fantasmer, et moi, le porno gay ne me fait plus fantasmer depuis que je travaille dedans. Ça m’excitait quand je n’en faisais pas. C’est un peu comme quand tu es cuisinier et que tu vas manger dans un restaurant, tu peux trouver que ce que tu as dans l’assiette est dégueulasse. Le truc du porno hétéro, c’est peut-être aussi de fantasmer sur des mecs que tu ne peux pas avoir, c’est sûrement cela qui est attirant.

 

Celui qui ne télécharge pas du porno est un menteur, comment vois-tu l’avenir du porno ?

Finalement, même si le téléchargement  illégal a foutu un sacré coup à l’industrie du porno,  je vois l’avenir comme sur les tubes. Lorsqu’une vidéo perso est mise sur un tube, ils encaissent par visionnage, un peu comme sur YouTube, tu peux encaisser de l’argent venant des sponsors. Quand il n’y aura plus d’argent, le porno ce sera ça. Quand les acteurs viendront tourner pour toi, Ils ne seront plus payés directement mais le seront au visionnage. Il deviendra gratuit pour le consommateur. Quand tu vois qu’un DVD se vend dans les 250 unités. Nos sites se maintiennent car on essaye d’apporter quelque chose de nouveau, de différent et surtout de qualité. Sketboy existait mais en amateur. Nous nous sommes positionnés comme de l’amateur mais filmé et monté de manière professionnelle

 

Des anecdotes un peu croustillantes ?

En tant qu’acteur pas grand-chose, ça a toujours été réalisé en studio. Si peut-être, quand je suis arrivé chez Citebeur, je pensais vraiment débarqué dans un truc de fou, dans un studio avec pléthore d’acteurs, grosse caméra et tout et en fait non. Je suis arrivé à l’époque, c’était le nouveau décor de Dark Cruising. Je suis arrivé dans cette pièce entourée de draps noirs avec trois planches cloutées, une grille et un projecteur posé sur la grille et le réalisateur et producteur du site avec sa petite caméra cassette et sa petite lampe torche. Mais au final, lorsque tu vois ce rendu image exceptionnel, je me demandais comment avec aussi peu de moyens ça pouvait donner un truc pareil, un truc fort, qui s’est exporté dans le monde entier. En réalisation, on s’est fait surprendre en tournant une scène sur mon balcon chez moi. Je pensais vraiment qu’on nous verrait pas. On entendait une dame qui nous interpelait, je me suis relevé, j’ai tourné la tête, elle nous disait « il y a des enfants dans la salle d’attente ». C’est le genre de truc qui peut arriver en dehors des mecs qui bandent pas, des accidents…

 

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Des fractures ?

(rires)  Euh plutôt un lavement mal fait mais grâce à la magie du montage on ne le voit jamais. Imagine si on filmait en direct, ceci dit ce serait une bonne idée çà n’a jamais été fait à ma connaissance…

 

Tu peux nous parler de Mister Sportswear et de la sneakweek ?

C’est la troisième édition cette année. Il y a d’abord des élections qui sont faites dans plusieurs villes de France. Ces candidats sont élus pendant les soirées par des mecs qui Kiffent les plans sket. Les mecs sont à fond dans le trip. Le truc a été réorienté en Mister Sportswear donc c’est assez large, quelqu’un qui a le look ou qui Kiff. Ça rassemble une communauté. La finale est samedi 9 novembre à Paris. Nous sommes partenaires. Cette année, on va faire venir un studio anglais qui a intégré sketboy, scott x qui est un site anglais vachement porté sur le fétichisme des pieds, finalement avec assez peu de baise.

 

B.


[1] Sigmund Freud, Trois essais sur la théorie sexuelle, Gallimard

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