Club Couleurs: quand la radio devient art.

Ce n’est pas commun et c’est certainement pour ça que c’est extrêmement bandant : une émission de radio. Perso, je considérais jusque-là la radio comme un média un peu désuet : tu l’écoutes pendant que tu bois ton café, la tête dans le cul, ou sous la douche. Mais j’étais loin d’imaginer que le support radio pourrait devenir une œuvre autant graphique que musicale tout en étant polissonne et par conséquent cocasse. Club Couleurs : rien que le nom du nouveau petit bijou de Radio Marais évoque le plaisir.

 

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Alors, de quoi on parle exactement ? Sur leur tumblr (de toute beauté), on retrouve cette phrase : « Un camaïeu sonore au cœur de l’art contemporain, tous les mardis, de 10 h à 10 h 30 ». C’est ça, les informations sont bonnes. La description est fidèle. Mais le concept est beaucoup plus audacieux. Club Couleurs, c’est un univers léché graphiquement, parfois absurde dans le sonore, à caractère informatif, drôle et novateur et pourtant presque pointilleux. Le grand écart entre Gilbert & Georges et l’appel au musée du saumon sauvage à Pont-Scorff me fascinera certainement pendant les dix prochaines années. Pis bon, Gilbert & Georges qui chantent en interview pour un premier épisode, ils ne se foutent pas de nos gueules, quand même. C’est ça qui est assez cool : finalement, dans le sérieux comme dans l’incongru, il y a une prise de risque qui amène à se marrer. Du coup, c’est frais comme une Suze sur une plage à Trouville, un dimanche ensoleillé. On se sent bien avec cet art qui rigole et qui ne se prend pas la tête.

 

 

Après, il y a du génie dans le montage et les constructions sonores complètement improbables. L’échange entre les deux animateurs se confond aisément avec le reste de l’œuvre. Indissociable, la musique en est le fil conducteur. C’est très moderne et pourtant ça grésille rétro. Pis bon, je reviens là-dessus, mais la meuf qui raconte que dans son musée, à l’accueil , y a une expo de deux œuvres qui s’appelle « Comment sécher le calame géant par 10 000 mètres de profondeur », le tout avec une voie de speakerine, ça n’a pas de prix: c’est CULTE.

 

 

Le petit monde de l’art contemporain y est décrit avec ce brin de taquinerie qui manque encore terriblement dans ce milieu. Ça sent le vernissage au vin blanc et la faune bien cramée de Belleville. Des gens qui pourraient paraître impressionnants au premier abord et qui se voient décomplexés ici. Du coup, le résultat est un petit bout d’amour encore trop court. C’est les débuts, une seule émission disponible. Nous ne pouvons donc que vous conseiller de vous connecter tous les mardis à Radio Marais et de suivre l’art qui parle d’art en gommant tout le côté pompeux. Nos deux animateurs vous rappellent que l’émission est accessible aux daltoniens. Donc, vous voyez, tout le monde peut s’y mettre sans soucis. Comme le dit si bien Benjamin Horns dans un jingle endiablé de la première émission, ce n’est plus « Club Couleurs » mais « Club COOL-er ».

 

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Les deux animateurs fous! de Club Couleurs.

 

P.S. : Si malgré tout l’art vous dépasse, ils ne manqueront pas de répondre à toutes vos questions grâce à leur rubrique « Art en détresse ». La réponse à la première question était tellement hilarante qu’on ne peut que vous conseiller de vous lâcher –> clubcouleursradio@gmail.com

 

Club Couleurs, tous les mardis de 10h à 10h30 sur Radio Marais

Retrouvez Club Couleurs sur soundcloud, Facebook & Tumblr

 

Bien à vous.

PPTS renait de ses cendres

 

Tragédie terroriste au sein de la rédaction à l’annonce de la fin de Prêt à Porter Tout de Suite, l’émission hebdomadaire de Loïc Prigent, après trois saisons d’une perfusion opiacée longue et douce qui rendait la vie plus belle. Pas de panique, me direz-vous, on nous annonce qu’une nouvelle émission prend le relais ! Oui MAIS la précision du « pas tout à fait la même, pas tout à fait différente » nous a fait peur. Et puis laissez-moi dépérir en paix quelques minutes : plus de dose « prigentienne » hebdomadaire, c’est comme si vous annonciez à un héroïnomane que, ben non, il ne pourra plus jamais se shooter puisque tous les pays du monde ont arrêté la production de drogue.Sensation de manque, sensation de vide, étant donné que je n’ai pas le budget nécessaire pour me permettre Canal + et ses Habillé(e)s pour. Dépression et déception, je sentais que je n’allais pas recevoir À la vie, À la mode comme un cadeau.

Pourtant, c’est là que le nouveau programme d’Hugo Lopez a su subtilement jouer les bonnes cartes… D’un très effrayant « pas tout à fait la même, pas tout à fait différente », il a su tirer le meilleur. Reprendre une recette efficace sans en faire un fantôme, un ersatz de sa précédente collaboration avec la chaîne Stylia. J’ai attendu plusieurs épisodes avant de m’en faire une idée, pourtant c’est toujours le même sentiment qui me tiraille au générique de fin : fraîche, actuelle et moderne, À la vie, À la mode se veut beaucoup plus contemporaine que sa maman. Alors que Prigent est toujours très intellectuel et humoristique voire sarcatique dans l’information pour la rendre toujours fine, le programme de Lopez est plus enclin à se focaliser sur des questions plus pratiques avec un ton davantage familier : on est presque entre copains.

Ce qui est cool, c’est qu’il reste ce côté très journal de la mode où l’information prime et qui donne envie de se masturber. Mais on apprend aussi à se faire des manucures inversées et des tresses de déesses, ou comment insérer une dose de réalité quotidienne qui devrait en enchanter plus d’une.

 

 

Dans la structure, on reste dans la même veine et les intervenants sont improbables : Raphaëlle Simon mérite bien son poste de rédactrice en chef car elle nous délecte de pertinence avec ce timbre second degré très particulier qui rend la superficialité moins guindée.

L’arrivée de la journaliste Fiona Schmidt est une autre aubaine, seule punkette pop de la presse papier qui passe aussi bien à l’écrit qu’à l’oral : drôle, un brin folle, son analyse des tendances qui fut lourde à l’époque des Adrienne Ribes et consœurs est aujourd’hui un vent de fraîcheur qui me rappelle l’intérêt principal qu’il y a à acheter le magazine BE.

A contrario, on se demande ce que fout Harold Cobert dans ce programme. Que dire ? Intellectualiser la mode, c’est difficile. Faire de la littérature avec le vêtement, ça peut être très beau (cf. la campagne YSL avec Michael Pitt), mais c’est très casse-gueule. Or, Cobert ne transforme pas l’essai…

Mais en contrepartie, on peut s’extasier devant la chronique de Hugo Lopez qui aurait pu être tout aussi difficile et qui, pourtant, devient une mine d’informations quand il choisit ses pièces cultes non pas dans un désir de faire dans le subjectif, mais pour en raconter la légende. Alors la marinière n’est plus un simple basique mais une pièce de l’histoire et la Puma de Reebok un objet qui mérite notre adulation.

 

 

Autre rubrique nouvelle et diablement risquée, celle qui consiste à mettre en avant les intervenants stars de la blogosphère. Un choix audacieux à l’heure où la presse papier, les marques et Internet ont du mal à se positionner les uns face aux autres. Certes, on apprend que Margaux Lonnberg est à brûler sur la place publique et qu’elle n’inspire qu’un tabassage en règle tellement elle est d’une condescendance à vomir, mais on est tout aussi heureux de voir que les gars de Comme un camion sont des chouchous jolis qu’on a envie de bouffer. Des mecs qui s’amusent donc et qui arrivent à donner envie de les lire. De là, le programme détonne et cartonne.

 

 

Mais ce qui est le plus jouissif, c’est que l’équipe de À la vie, À la mode reste fidèle à un squelette qui crée toujours le manque, et par conséquent l’envie de se retrouver devant Stylia tous les dimanches soir ( ou YouTube car ils y sont disponibles et ça, ce n’est pas rien pour les pauvres comme nous). Que ce soit les textes à hurler de génie ou cette Sainte Elizabeth Bost qui tient l’émission avec un naturel mordant, on retrouve cet amour naturel qui se transmet aux téléspectateurs avec une nouvelle patte insolente d’audace et d’innovation qui rend la formule encore plus accessible au plus grand nombre.  La mode est abordée de façon sérieuse mais pas au point de penser qu’on va guérir le sida. Les fans sont comblés, les réfractaires au pouvoir du vêtement y trouvent leur compte dans une émission intelligente et informative qui est un pur moment de détente… Rien à redire donc sur ce programme qui tient ses promesses. Il n’y a qu’à souligner le besoin qu’a Hugo Lopez de toujours rester neutre pour que les spectateurs ne soient pas orientés, forme absolue de franchise qui a fait les beaux jours de PPTS et qui finalement ne fera que se bonifier avec le temps : À la vie, À la mode ? Un millésime à déguster sans modération pour un enivrement total.

 

Bien à vous.

PPTS sur vos écrans, là tout de suite.

 

Pendant que la rédactrice en chef d’un magazine français nous fait passer pour des abrutis malpolis en giflant une attachée de presse américaine à la fashion week de New York (en plus, le tout pour une vulgaire histoire de chaise), ici, il y a des gens qui bossent. Dieu merci, cette fabuleuse rentrée n’aura pas été seulement agrémentée par un lot de conasses de la mode qui s’immolent par la honte et le ridicule : Prêt-à-Porter Tout de Suite est revenu ! Sans aucunement oublier son bagage d’intelligence saupoudré d’humour.

 

 

Un navire admirablement bien conduit par une Elizabeth Bost à l’aise, perchée sur ses 14 centimètres, fraîche, belle et complètement lâchée en Alaïa. Elle a encore pris du galon, la madame… Elle efface même ce petit air arrogant qui colle à la peau de toutes les Françaises, Golovanoff en tête de course. Délirante, elle assure complètement sur les textes de Monsieur « le dieu » Prigent, la collaboration paraît évidente tant c’est fluide et pas mécanique pour un sou. On sent que ça se marre derrière tout ça, c’est bon, ça donne encore plus envie de mater. Même Fanny est toujours fidèle au poste, voire encore plus présente, ce qui n’est pas pour déplaire tant le duo fonctionne de mieux en mieux. Finalement, pas de grand changement depuis la dernière saison.

Certes, en bons fans, on a noté qu’Hugo Lopez n’apparaît plus comme le rédacteur en chef et que c’est la voix inégalable de la rubrique « 360 degrés » qui le remplace, à savoir Raphaëlle Simon. Mais pas de panique, Monsieur Lopez est toujours dans les parages, remplaçant l’ennuyeuse rubrique « Prêt-à-porter police » et son ambassadrice Grazia un peu molle par une analyse très intime du défilé Gaultier (en tout cas, pour le premier épisode). Une rubrique « Focus » qui, on l’espère, durera tellement elle permet de s’immiscer plus intimement dans les coulisses de sujets auxquels on a peu accès…

Une évolution de taille qui donne à Prêt-à-Porter Tout de Suite une allure de rendez-vous quasi inratable pour les fans de mode. C’est du haut niveau! autant pour la vision et les informations que l’émission apporte que pour le format qui est parfaitement dosé. Cette légèreté assumée donne à la mode la silhouette qu’elle devrait avoir : du fun, du fun et… du fun ! Aujourd’hui, l’émission réalisée par Loïc Prigent, rondement menée par une présentatrice qui a su atteindre des sommets d’humour et de style, est sans aucun doute le seul média récurrent (à savoir hebdomadaire) sincère, pertinent, ingénieux et perspicace de la télé française. Tout en sachant qu’en plus, il est à la portée de tous ! Merci YouTube.

 

 

Bien sûr, on attend avec impatience le documentaire intitulé « Fashion ! » d’Olivier Nicklaus qui a l’air brillant dans la bande annonce et que nous aurons la chance de pouvoir voir sur Arte (et espérons en replay pour ceux qui n’ont pas la télé) mais n’oublions pas que c’est un one shoot alors qu’avec Prêt-à-Porter Tout de Suite, on va pouvoir se droguer toute l’année ! Jugez par vous-même : il y a quand même deux mondes entre Anna Dello Russo pour les vampires suédois et cette rédaction qui ose avec subtilité. Prêt-à-Porter Tout de Suite, ça a déjà commencé et c’est pas prêt de s’arrêter ! Yeaaaah !

 

Bien à vous.

CULTE! Là tout de suite.

 

Bon. Ça fait six mois qu’on tergiverse dans tous les sens. Ça fait deux saisons qu’on a envie de vous parler de « Prêt à Porter Tout de Suite« , qu’on débat en écrivant des pages et des pages et qu’on n’arrive pas à réduire le flot de mots d’admiration qu’on leur voue.

Comprenez : défendre de la jeune création, ce n’est vraiment pas un problème. Les designers débutants sont toujours plus ou moins contents selon si on minaude ou pas. Déblatérer et râler sur la merde de la fast fashion, on s’en branle des conséquences, on leur vomit dans la bouche avec le sourire. Mais quand il s’agit d’aborder un sujet pour lequel on a autant de respect, ça devient compliqué.

 

 

PPTS (comme ils disent chez eux, on n’invente pas), c’est l’église, notre messe hebdomadaire de la mode. PPTS, c’est notre Wikipédia couture, c’est notre émission doudou, celle qui réconforte. Alors, c’est difficile de vraiment vous donner envie de faire des marathons d’épisodes entre copines sans en faire trois cacas de pachyderme. Du coup, rentrons dans le vif du sujet sans passer par la case mièvrerie (ou seulement un petit peu).

 

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ON LES ADORE ! (Ça commence mal). Mais pourquoi ? C’est assez simple : à la base, on est très fans des « habillé pour…  » de Mademoiselle Agnès et Monsieur Prigent (d’ailleurs, on avait déjà parlé d’elle) mais on a bourlingué entre la Belgique et le Canada et même si l’émission est complètement assommante de génie, elle n’est pas du tout accessible. Elle n’est nulle part.

On s’en fout de payer 30 balles le DVD pour regarder l’émission mais ils n’existent pas. Enfin, du moins, impossible d’avoir d’informations sur le sujet. Le seul épisode de l’émission qui était accessible sur Vimeo a été supprimé. C’est lassant. Alors, on a tendance à ne plus nous y intéresser vu que de toute façon, on ne pourra jamais les voir (il n’y a que Canal+ et même pas en replay ! (Steu plaît quoi, au secours !).

Du coup, on l’avoue, on s’est d’abord rabattus sur PPTS simplement par curiosité et par besoin d’une dose de mode savamment racontée. Parce que eux sont là, disponibles chaque semaine via YouTube et leur page Facebook.Trop bien certes, mais au début, ce n’était pas aussi cool que maintenant… on avait du mal à accrocher. Elizabeth Bost paraissait plus mécanique avec ses textes, les sujets étaient abordés avec moins de fantaisie dans l’esprit, un peu trop froid-intello comme Alexandra Golovanoff et  son émission La mode la mode la mode: ça va, c’est de la mode, on ne va pas guérir le cancer, un peu de légèreté, merde !

 

 

Et puis, y a eu un truc, une révélation : Mademoiselle Bost s’est lâchée, plus de pression, elle a complètement pété une durite. Elle s’est mise à rire et à danser, elle a commencé à faire n’importe quoi sur le plateau et n’a plus eu peur de la blague vaseuse. Forcément, le ton est devenu ultra frais !!! Mais genre ultra ultra frais !

 

 

Elle est juste trop cool, Elizabeth Bost ! Nouvelle icône absolue par excellence. Le genre de femme qu’on considère autant que Carine ou Isabella, on lui lèche les pieds et lave ses culottes Alaïa quand elle veut : tout pour Elizabeth, femme ultra mega femme, canonisée nouvelle sainte à la rédaction.

 

 

Elizabeth Bost : Sainte tout de suite et à jamais. 

 

Le meilleur, c’est quand sa compatriote Fanny rentre en scène : elle, c’est notre muse, là, tout de suite. Les apparitions sont courtes et spéciales mais quand elles sont ensemble, le duo marche à fond. Une femme qui fait rire, c’est déjà gagné. Deux, c’est un paradis orgasmique. Il y a une complicité de dingue qui émane d’elles et du coup, on a l’impression de ne pas être derrière l’écran mais sur le plateau.

 

Fanny : Muse, là tout de suite.

 

On ne sait pas pour vous, mais perso, c’est comme sur YouPorn, si les entre-scènes de cul sont pourries (elles sont toujours pourries mais du moins excitantes), ben tout le porno est naze. Ben là, c’est pareil. Les lancements de sujets écrits par l’équipe font la moitié du travail: on sourit, on s’amuse, on s’éclate à fond, on rit à n’en plus pouvoir, ça donne envie de se concentrer sur le sujet, de les écouter. Le fond puise sa force dans l’impertinence et la désinvolture… Le fait qu’ils prennent cet art au sérieux mais avec un mordant second degré le rend déjà beaucoup plus accessible et forcement intéressant. Ils ont le don de dédramatiser, ce qui est rare dans ce milieu, sauf que c’est LA bonne solution pour donner une véritable valeur au contenu. En découlent des chefs-d’œuvre de sarcasme tout aussi agréables qu’à se pisser dessus…

 

 

La rubrique « 360° » est définitivement notre préférée ! On y présente les femmes de chaque collection avec une franchise exagérée qui devient un second degré sournois car cela rend tout désirable. On a envie de devenir ces femmes qu’ils décrivent et donc de s’approprier les silhouettes… Les mots chez PPTS sont du pur génie… C’est pour ça qu’aujourd’hui, c’est difficile d’en parler… Il faut le regarder, l’entendre pour se rendre compte à quel point c’est exactement la direction que devrait prendre le journalisme pour faire un boulot honnête avec ses spectateurs (ou lecteurs) sans blesser ses annonceurs. PPTS est la preuve vivante que la cohabitation ente la pub et les médias est réalisable sans heurts.

 

Hugo Lopez (rédacteur en chef) et Loïc Prigent (réalisateur) : une partie des génies derrière les chefs-d’oeuvre. 

 

Ils ne se privent pas non plus de dire ce qui les emmerde : le défilé Kenzo de la dernière saison a été mal foutu car le lieu n’était pas adéquat ? Ben voilà, ils le disent. Est-ce que ça va changer la face du monde ou ne serait-ce qu’influencer le chiffre de la marque ? Certainement pas, ou alors faut être très con pour le croire. Par contre, pour nous, spectateurs, c’est signe d’honnêteté, et ça, c’est le respect ultime sans aucun autre mot. Conséquence : on se rallie à cette franchise, on fait une confiance aveugle. Si aujourd’hui PPTS nous conseillait d’aller du côté de telle griffe ou de telle marque, on foncerait tête baissée. On croit en ces gens. C’est d’ailleurs le cas puisque la première fois qu’on a entendu parler de Julien David, c’était chez eux et depuis on en fait une obsession (dont on ne se privera pas de vous parler à la prochaine semaine de la mode).

 

 

Ils nous ont fait un spécial « belge » avec les copains Lespagnard et RA. La semaine d’avant, c’était un spécial Hyères et donc jeune création ; encore plus lointain, c’était NOTRE Romain Brau qui était leur muse, là tout de suite… Il n’y en a pas que pour LVMH et consorts, autre point non négligeable de PPTS (ça y est, on s’emballe !). Ils laissent de la place à tout le monde sans favoriser ceux qui payent ou ceux qui n’en ont pas les moyens… Révolution ? Non, intelligence ! PPTS est une émission très intelligente et c’est assez rare comme ça pour être noté.

 

 

On voulait préciser que c’est Loïc Prigent qui réalise… Y a-t-il vraiment besoin de s’étaler sur celui que l’on considère comme notre Dieu absolu ? Sans lui, on n’aurait jamais « rencontré » Madame Pouzieux, Madame Martine et les autres (du documentaire Signé Chanel –> culte!). Puis la touche Hugo Lopez, rédacteur en chef, n’est pas à mettre de coté non plus, vu que ça a l’air d’être lui le cerveau à l’humour putassier de cette histoire. Grâce à ce binôme et le travail d’équipe derrière, cette émission vaut toutes les robes Margiela (sans Honte & Misère) du monde entier intergalactique.

 

 
Sans parler du mot de la fin par Inès de La Fressange, toujours aussi incroyable, toujours aussi improbable, toujours aussi dingue… de l’humour ou de l’amour sans concessions, on a pas encore fait notre choix.

 

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Le seul point noir, c’est peut-être leur rubrique « prêt-à-porter police » où l’on a l’impression que la rédactrice n’a pas l’air vraiment à l’aise … Avec un gros humour pourri, ça pourrait être dément. Du coup, ça semble un peu rajouté, en trop. Mais Dieu merci, ne nous plaignons pas, ils nous ont viré le critique avec un masque de catcheur qui lui gâchait encore plus le truc. N’est pas Joan Rivers qui veut, monsieur.

 

 

Bref, oui, on voulait leur dire qu’on les aime, qu’on les kiffe, qu’on les suit chaque semaine comme de véritables fans hystériques, là tout de suite et pour toujours. MERCIIIIIIIIIII!!! <3

 

Bien à vous.

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