Berlin, meine liebe.

 

Je vous préviens tout de suite, moi aussi je vais vous la faire genre : « Tant que t’y es pas allé, tu peux pas comprendre ». Tout simplement parce que j’étais comme vous. Ce dégueulis de hipster, les : « Ouais Berlin, c’est en mode trop cool, un truc unique ! » et autres : « La musique, c’est juste OUF »… J’avais du mal à la voir en peinture, la capitale allemande. J’y suis allé sans grande conviction au départ, un peu avec les boules de ne pas avoir assez de tunes pour aller à NYC (oui, je suis bourgeoise) et cette idée d’une ville un peu mainstream à force d’être trop hip me rendait boudeur comme un gamin de 4 ans. Le détour familial par cette charmante et vieille Bruxelles n’a évidemment rien arrangé à la situation.

BREF, je suis en mode ronchon mais ça m’intrigue quand même. Si TOUT LE MONDE dit que c’est cool, c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose ! Ben c’est ça, on ne peut pas l’expliquer : il faut le vivre pour le comprendre ! On peut essayer de le décrire, mais ce n’est pas palpable, c’est dans l’air…

Il est vrai que l’esthétique ne doit pas plaire à tout le monde : c’est froid, industriel, il y a une sorte d’anarchie visuelle qui peut déplaire ou… rendre fou d’amour. Depuis que Phoebe Philo m’a séduit le slip, que Jules Faure est mon Proenza et que je suis son Schouler et que Cécile David m’a dompté à coups de stylisme brut de décoffrage, je ne peux qu’aimer Berlin.

 

117_appartement-le-long-de-la-Spree

284833

weekend-alternatif-berlin-L-fGttTE

 

Les lignes sont brutes, droites, désordonnées, mais c’est finalement ce qui donne son charme à cette ville qui impose par sa brutalité et son insolence une certaine élégance. J’aime Berlin car les gens y sont véritablement faussement négligés. Une Parisienne met deux heures dans sa salle de bains à ressembler à Courtney Love version Chanel, la berlinoise EST Courtney Love version Yves Saint Laurent, du matin 8 h jusqu’au coucher à 6 h le lendemain. Les Allemands ? Tellement, tellement, tellement BEAUX ! OK, faut aimer le genre « barbu-bûcheron-kikoo », mais quand même ! Toutes ces peaux parfaites, ces grands rivages d’yeux bleus et ces dents ultra brite, ça fait rêver. Et puis avec les Berlinois, on ne tourne pas autour du pot : ça te sourit, ça vient te parler, ça te regarde dans les yeux. Pas de minauderies inutiles, une franchise bien plus qu’appréciable. Le Berlinois et la Berlinoise ont du style, c’est sûr… Ça ajoute en charme. Mais bon, si c’est pour pécho du mari dans un endroit charmant mais où on s’emmerde, mieux vaut galérer à Paname…

La première nuit, je suis sorti seul pour m’accoutumer sans être enquiquiné. J’aime bien me faire ma propre idée avant de partager un avis. Je suis parti de Neukölln vers le Kitkat club où il y avait une soirée Gegen. Les rues pourraient sembler peu rassurantes tant elles sont noires, à peine éclairées, mais on s’y sent bien. Je suis un peu tapette et pourtant je n’ai pas eu peur, ce qui vaut un 20/20 sur l’échelle de « rassure-moi, je suis vraiment un trouillard ». Les rues sont animées, ça rigole, ça picole, mais c’est pas violent.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Après 45 min de marche, j’entre enfin dans ce club à l’extérieur banal pour atterrir dans un intérieur tout ce qu’il y a de pas banal du tout. Une espèce de boîte à cul mais sans le côté vulgos… On est un peu tous des hippies, à moitié nus, on se trempe dans la piscine en se passant des cigarettes et on rigole. OK, j’ai vu un mec se branler devant moi sur un canapé, mais il ne faisait chier personne ! Il faisait son truc à lui, c’était pas en mode lubrique, tu vois. Enfin, à partir du moment où j’ai atterri dans la seconde salle, c’était plus trop hippie : grosse techno, peu de lumière et les gens qui dansent. Mais À FOND, les gens. Les gens, ils ne sont pas là pour pour se montrer, tu vois. Ils sont là pour DANSER. Alors ils dansent, et toi, ça te donne envie de danser, normal quoi… jusqu’à 11 h du matin. C’est ça le problème dans cette ville ! C’est que tu perds la notion du temps ! Ça ne s’arrête jamais ! Tu peux aller bouffer n’importe où, n’importe quoi, jusqu’à n’importe quelle heure ! La fête ne s’arrête pas et sont toutes plus folles les unes que les autres… Comment ne pas succomber ? Et encore, je n’avais vécu que la première soirée de mon voyage !

 

berghain-berlin-julie-woodhouse

berghain--panorama-bar_246282

dont-forget-to-go-home

 

Ma deuxième nuit, je l’ai passée au Berghain/Panorama Bar et ça, c’est vraiment LE truc où j’ai traîné les pieds parce que c’est LE truc dont tout le monde revient dingue, genre c’est vraiment TROP bien. Bah ils avaient raison… c’est VRAIMENT trop bien, putain ! On est restés presque 10 h dans cette bouche de l’enfer… sans même s’en rendre compte. Et viens pas me chercher des noises avec la dope, rien à voir : c’est la MUSIQUE. C’était Phonique le DJ de ce soir-là : il a mixé 9 putains d’heures et sincèrement, j’ai bourlingué dans pas mal de soirées (sans vouloir me vanter) et c’est le meilleur set que j’ai entendu. Attention, ça ne vient pas que de lui. La populace était dans une espèce d’osmose incomparable. Encore une fois, ils font la fête au sens strict du terme. On se sourit, on rencontre des Russes improbables, des designers français et même des bouchers de Munich… On est tous dans le même bateau et on danse sans jamais s’arrêter. Non mais c’était fou comme expérience. On ne peut pas expliquer, il faut le vivre pour le comprendre !

 

tumblr_mr98znyXNt1r89qi1o1_500

 

Je ne parle même pas de About Blank et de son jardin incroyable ! Du Môbel et de ses gouines au chic racé, du Roses et de ses moumoutes roses dans l’entièreté du bar ; je ne vous parlerai pas non plus du restaurant de burritos où j’ai dansé sur de la techno. Je ne dirai rien sur les centaines de bar trop mignons allumés à la bougie ou du restaurant paléolithique ; des musées, des boutiques improbables et des galeries… Allez-y, revenez déçu et on en débattra. Il faut le vivre pour le ressentir. Oui, je fais partie de ces connards qui disent ça maintenant et j’en suis fier. Berlin est définitivement la ville d’une jeunesse assoiffée de liberté, d’aventure, d’ouverture d’esprit et de créativité… Il n’y a rien à dire, rien à faire, c’est une évidence.

 

11_Berlin_269730k

1238906_10151896926021285_53059088_n

berlin-fashion-week-street-style-summer-2012-8

C’était une déclaration d’amour à mon futur chez-moi. À bientôt Berlin.

 

Bien à vous.

Von Engelswacht Wishes You, tant mieux pour nous.

 

J’adore mes potes. Vraiment, hein ! Je les chéris comme mes muses, je les admire comme des icônes, ce sont mes mamans, ils soignent mes bobos qui font mal au cœur et tout ça… Je les adore mais (évidemment, il y a un « mais ») un truc m’insupporte par-dessus tout, c’est quand le débat de la fast fashion tombe sur la table :

 

– « Ouais mais alors, si on ne peut pas aller chez H(onte) & M(isère), tu nous expliques où on s’habille ? ». Tout ça avec un air de défi en plus, les mauvais.

– Je ne me démonte pas : « Jeunes créateurs, Emmaüs (pour celles qui ne font pas les fines bouches), les friperies, les brocantes, le marché aux puces, les ateliers indépendants, Etsy, Internet en général, j’en passe … »

– Pour entendre inexorablement la même réponse : « Mais c’est CHER, les jeunes créateurs !!! ». C’est la seule chose qu’ils ont à la bouche.

 

Là, j’ai du lourd mes mignons : la vente du bureau de mode Von Engelswacht. Bureau réunissant la fine fleur de la jeunesse créative parisienne. La classe.

Vous avez intérêt à vous y pointer : Des pièces uniques ou série très limitée, TOUS les budgets, de la créativité en veux-tu en voilà, œuvre de mecs (et de filles) tous à peu près dingues. Vous voulez quoi de plus ? Je veux dire, il y a des choses qui me mettent en joie, genre quand quelqu’un me dit que Lagerfeld est ridicule et qu’il devrait fermer sa gueule ; et il y a des choses qui me mettent en extase… Cette vente en fait partie.

 

Midnight-rendez-vous-popples

winter-gym

 

Vous savez tous qu’on est fans de la marque de Renaud Duc, Midnight Rendez-vous (notre portefeuille traque toujours le sweat à épaulettes popples) : sa collection sera là. Il y aura bien évidemment celui dont on vient de faire l’apologie pour ses sacs démentiels mais encore une fois, ce n’est que le caillou sur la fourmilière : Eon, Hyes, Jule et Lily, Moïses Portella, Zeit, Waffels Waffels, Kalyss, Scoubidou Rafia, The Chewing Machine, Mathilde 2C, Cleo Ferin Mercury et Cool and the Bag. Ça en fait du créateur, cool, pas cher, indépendant, pas gangrené dans sa créativité… Si vous ne trouvez pas votre came, c’est que vous le faites exprès.

 

chemise-sac-installation

Installation-mode-imprime

 

On soutient des mecs qui en veulent en plus, on ne passe pas par les sentiers battus de publicités. Certes, je n’aime pas trop ce mot, « soutien », ça fait un peu charitable : ils ne font pas l’aumône non plus ! Mais c’est certain que c’est peut-être moins facile au niveau production pour eux (des pièces uniques, les gars). Du coup, ça aide aussi, c’est du « consommer intelligent ». C’est bien de le noter.

En même temps, j’ai pas vraiment besoin d’en rajouter pour vendre mon truc, c’est de la bonne (qualité) : finitions parfaites, du solide. On n’est pas dans l’expérimentation mais dans du concret. Franchement, à part être totalement « teubé » par le marketing, je ne vois pas comment imaginer ne pas s’y rendre quand on aime un tant soit peu s’habiller, l’art et les belles choses.

 

hollade-chemise

 
Ah si ! Il va y avoir ceux qui nous diront : « Han, mais c’est hyper coloré, j’oserais jamais le mettre » ou la version pro : « Mon boss va péter un câble si je porte ça au boulot ». Alors premièrement, on n’a jamais dit qu’il fallait porter ça au taf, même si c’est vrai qu’une robe Mireille Mathieu pourrait considérablement augmenter votre cote de popularité auprès de vos collègues qui sauront reconnaître votre audace. De deux, y a pas que le boulot dans la vie. Un peu de folie, quoi ! Putain ! Marre du noir et des baskets à vomi Isabelle Marant ! Du sang neuf, bordel !!! De la joie et de la couleur !!! Osons assumer la part de Hipster qui sommeille en nous. Puis qui a dit que Mademoiselle sobriété ne s’était pas glissée dans les mailles du filet…

 

mireille-matthieu-noeud-tee-shirt-soir
noir-noir-chemise-von-engelwacht

 

Je ne sais pas vous dire plus commercialement que ça me paraît idéal pour célébrer la vraie mode, celle que j’aime et que je défends. J’en suis désolé. C’est simplement que je suis fier de pouvoir faire mes cadeaux de Noël là-bas. Ça m’excite d’être quelqu’un de vrai. Bon, on y va tous, on fait une photo de famille avec le père Noël, et on n’en parle plus. De toute façon, vous en resterez bouche bée.

 

Bureau de vente #7 Edition de Noël “WeWishYou”

Jeudi 13 et vendredi 14 décembre de 14h à 21h

Samedi 15 et dimanche 16 décembre de 11h à 20h

12 boulevard Saint Martin – 75010 Paris

Métro Strasbourg Saint-Denis ou République

Plus d’info et des photos sur www.bureaudevente.fr

 

Bien à vous.

Renaud Duc: prêtre underground.

 

Difficile de décrire Renaud Duc tellement son imagination est tentaculaire… Il faudrait des pages et des pages. Hum… disons : artiste, ça c’est sûr qu’il en est et pas qu’un peu. Homme de goût aussi, dandy aux allures pop qui laisse un souvenir racé à tous ceux qui le rencontrent.

 

 

Designer, DJ, organisateur de soirées plus géniales les unes que les autres, oiseau de nuit aux délires magiques, Renaud est de cette race qui rend les choses plus cool quoi qu’il touche. Toujours à la limite entre les pires atrocités commerciales et l’underground le plus pointu, il est de ceux qui créent un autre monde : celui où les garçons et les filles deviennent plus beaux et les fringues sont à mourir.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Sa marque, Midnight Rendez-vous, est une ode à ce mouvement de nouveaux Parisiens hip, second degré, conscients, 2.0 qui composent le Paris qui assure. Porter sa griffe, c’est s’approprier cette aura cool qui les entoure, lui et sa faune. On veut dire : « Merde, quoi ! Un sweater avec des popples en épaulettes ! » Qui a fait un truc plus cool à côté de ça ? Jeremy Scott devrait aller rhabiller la vieille Madonna. Même si beaucoup d’entre nous restent encore frileux face à ses créations pleines d’audace, il n’en demeure pas moins que ça reste très accessible pour les soirées. À bon entendeur, salut !

 

 

Malgré tout, on ne pense pas que ça parte dans tous les sens non plus ! C’est beaucoup plus portable que du BCALLA. Pas d’inquiétude, la folie est plus douce chez Midnight Rendez-vous et du coup, beaucoup plus évidente. Mais nous y reviendrons, il serait bête de ne pas pouvoir débattre de ce joyau sur une pleine page.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Il faut parler des soirées aussi : la mort aux jeunes d’abord, les rémoulades, les souffleurs et sa You better work B*** et enfin la House of Moda. Il est de partout. Encore une fois des événements qui ont fait la réputation d’un Paris à la hauteur de Berlin et de Brooklyn. Faut dire qu’à l’instar de ses fringues, Renaud Duc a un certain talent pour faire danser les foules. Encore une folie douce où la créativité est de mise et où le pire côtoie le meilleur pour ne faire ressortir que le fabuleux. L’écouter, c’est rire et danser en même temps, les deux choses qui rendent le plus heureux au monde. Alors finalement, c’est normal que ça marche. C’est sûr qu’il est fort pour réunir une jeunesse particulière et stylistiquement audacieuse qu’il représente bien à lui tout seul. Une jeunesse dont on a envie de faire partie pour pouvoir dire qu’on y était plus tard.

 

 

Une jeunesse immortalisée en… photos ! Comment aurait-il pu en être autrement : il crée des fringues cool, organise les fêtes les plus démentes, il ne pouvait pas s’arrêter là ! Ouais, on n’est pas peu fiers de le connaître.

 

Une face plus sombre, plus mélancolique du personnage, un brin romantique, en tout cas moins surexcitée. Un homme sensible qui rend les garçons et les filles de notre âge désirables. C’est là que la rédaction est tombée amoureuse de ces beautés toutes singulières, fraîches et délicates. On se croirait dans les années 70 et dans un livre aussi. Nous, on rêve grave d’être pris en photo par Duc. Les garçons y sont posés comme dans une poésie érotique et les filles respirent l’innocence. Ça défonce un peu comme un pétard, mais en plus doux. C’est beau comme esthétique, ça fait penser à Sofia Coppola époque Virgin suicides… Bref ! On s’emporte, là !

 

Ce qu’il faut retenir, c’est que Renaud Duc est talentueux dans tout ce qu’il fait. Avec lui : des fringues hip, les pieds qui dansent et des rires de bonheur. Pour faire un vrai portrait, il faut le rencontrer : rendez-vous à la House of Moda du 7 septembre !

 

Portrait by LAETITIA BICA @ C’EST CHIC AGENCY – artists management / Mise en beauté: MARIANNE AGB / stylisme: CÉCILE DAVID & ADLINE FERRET.

 

Bien à vous.

On est toute un peu NUNUCHE!

 

Aller dans une librairie quand on s’exporte à l’étranger est généralement l’une des activités préférées de la rédaction, et certainement celle de toute bonne fashionista qui se respecte. On n’a pas dérogé à la règle au pays du caribou.

On pousse la porte de l’antre de la presse, un sourire s’étire sur notre visage au fur et à mesure des pas, puis vient l’indéniable « Waowwwww » à voix basse (parce qu’on n’est pas un gosse de quatre ans dans un magasin de jouets, on ne peut pas hurler et courir partout non plus). De là, après vérification que nous sommes dans le bon endroit, à savoir qu’il possède bien toutes les dernières éditions de Vogue, Tank, Purple, L.O.V.E et Pop au minimum, on s’aventure dans des contrées plus lointaines, plus connues sous le nom de « magazines à tirage national ». On avait déjà trouvé quelques perles à Stockholm, Paris et Madrid mais là… ce n’est même pas la peine d’écrire un article tellement c’est INDESCRIPTIBLE. TOUT ce que « Monsieur/Mademoiselle » affectionne à la déraison est réuni dans ce magazine.

 

 

 

Ce qu’on ne savait pas, c’est la fontaine de jouissance qu’allait nous procurer NUNUCHE MAGAZINE. La grosse surprise vient du fait qu’on ne s’est pas méfié du barda à première vue. C’est vrai, quoi ! Il est aussi beau que tous les autres, aussi cher, et la couverture est d’une indécence à couper le souffle. Par contre, on s’est un peu posé des questions quant au titre: « Spécial chirurgie : Exit les oreilles ! Tout sur les tendances chirurgie du printemps ». Mais bon, sans plus, on l’a embarqué dans notre cabas toutes fières. C’est en arrivant dans un café pour la célèbre session « clopes + magazines » qu’on a compris qu’on avait affaire à du lourd.

 

 

En fait, le Nunuche est construit comme un magazine de mode, on dira même qu’il est plus beau qu’un magazine de mode : le papier est exceptionnel, le graphisme renversant, la typo et la mise en page à crever… mais déjà à partir de l’édito, on comprend vite fait que LE SECOND DEGRÉ est le squelette de tout ce qui va suivre. HALLUCINANT ! Rien n’est « vrai » ou concrètement réaliste : un dossier sur la tache de moutarde, une interview de Céline Dion complètement hilarante, des potins sur des people inconnus aux doux noms de Néfertiti Smith ou Croûton Chablis, et encore pire avec ce reportage sur la chirurgie esthétique comportant des conseils sur un visage sans oreilles, des paupières au niveau des pommettes ou même un implant de mamelon sur le nez. Même les pubs sont trafiquées pour vous vanter les mérites d’un shampoing tressant seul vos cheveux ou d’un téléphone qui vous appelle quand personne ne le fait.

 

 

Nunuche est une pure audace qui n’existera jamais autre part que dans un pays à l’ouverture d’esprit telle qu’il peut reconnaître un magazine comme un objet d’art. Putain de bordel de merde, ce magazine est vendu en librairie !!! Et en plus reçoit l’appui du gouvernement !

Il existe donc un pays où l’on peut créer un support complètement ironique pour la seule beauté de la chose. Car il faut bien le crier, le hurler, ce magazine possède un graphisme kitsch ultra-efficace travaillé à l’excès. Le posséder est une invitation à l’esthétisme raffiné qui permet de savourer le beau sans d’autres envies que celles de s’enivrer de franches rigolades.

Pour nous qui aimerions bien voir la maison Afibel « relaunché » par Phoebe Philo (ou la voir décoller tout court) avec pour égérie Chloé Sevigny, ce magazine est juste une jouissance, notre sex-toy à nous. Une nouveauté à montrer du doigt avec fierté. Nunuche, c’est le magazine-objet d’art qu’il faut avoir dans sa bibliothèque pour être la personne la plus cool de la ville.

 

La jolie mannequin d’Aquasource (Biotherm) nous enseigne l’art de la moue de truite ahurie. Une experte. »

La moue de truite™, c’est bien, mais c’est loin d’être suffisant pour vous faire remarquer dans les clubs d’aujourd’hui. Le site ridiculousposes.com nous suggère des exercices simples à pratiquer à la maison pour améliorer notre posture Nunuche. »

Pour compléter le moue de truite: la « pose pipi« , un incontournable du shooting de mode. Merci Stéphanie
http://hipstershavetopee.com/« 

Bien sûr, on a voulu en savoir PLUS et devinez quoi : les « nunuches » sont aussi sur le Net avec encore plus d’articles complètement loufoques… Ça va très très loin ! On a encore fait une crise d’hystérie mais pour une fois, c’est VRAIMENT pour la bonne cause. Les gens qui l’ont réalisé sont tout simplement GÉNIAUX. Je crois qu’on n’a jamais été aussi content qu’on nous traite de nunuche ! À QUAND L’ABONNEMENT INTERNATIONAL POUR LES NUNUCHES BELGES ?

 

 

 

Ma voisine a reçu en cadeau cette poupée Barbie mariée dont la main gauche est articulée pour pouvoir efficacement exhiber son gros diamant. Et on osera encore se plaindre que nos écoles manquent d’outils pédagogiques! »

Tout les textes  sont protégés par les droits d’auteur. 
© Elise Gravel et Les éditions de la courte échelle.

Bien à vous.

Fais péter le Cuberdon!

Le style ne s’arrête pas à la façon dont vous savez combiner votre jupe Balenciaga avec votre top Honte & Misère, loin de là. Le style, c’est un art de vivre. Comme par exemple: évitez d’être totalement bourré à la soirée la plus attendue de l’année, au point de ne plus vous rappeler ce qu’il s’est passé et de devoir appeler toutes les personnes que vous appréciez pour savoir si vous ne leur avez pas craché dessus ou quelque chose dans le genre. Croyez-en mon expérience, c’est culpabilisant et ça fait mal à votre portefeuille. Mais bref, le sujet n’est pas là. La question du jour est :

 

« Qu’apporter à un dîner en petit comité pour être à la fois cool et tendance? »

En effet, le petit présent qu’oblige la politesse pour ne pas « venir les mains vides » peut être un détail fatidique de votre coolitude!

Réfléchissez: si votre dîner est chez votre meilleure copine Cassie, vous pouvez y aller franco avec la bouteille de vin qui tache et qui fait mal à la tête, on s’en fout, on sait d’avance que ce dîner tournera autour des maris.

Mais par contre, si vous êtes invité chez Rebecca, cette fille du boulot que vous enviez parce qu’elle fait du 36 et pas du 40 comme vous, qui est si sûre d’elle qu’elle a chopé en un coup de cils le mari du Delhaize sur qui vous lorgnez depuis des mois, celle qui est toujours mieux habillée, qui va à des soirées au nom bizarre et qui sont incroyables, cette fille-là, dont vous voulez découvrir tout les secrets… soyez intelligent(e)!

 

La bouteille de vin? Tellement cliché! En plus si vous vous êtes bourré la gueule au dernier Noël de votre boulot, vous allez passer pour la pocharde qui apporte sa propre bouteille, au cas où il n’y en aurait pas. Mauvaise idée.

 

Le dessert? Et puis quoi encore? C’est à la maîtresse de maison de ruiner son portefeuille en Marcolini parce qu’elle sait recevoir! Vous allez tout de suite passer pour la fille qui pense : « j’ai apporté le dessert parce que comme je suis sûre que je vais rien manger de la soirée tellement ça sera degeu, au moins j’aurai ça ». Complètement inapproprié.

 

Des fleurs? Ca va, on est pas des « Marie-Chantal », ni à un enterrement, c’est niais et dépassé. En plus, si vous apportez des tulipes jaunes alors que ses murs sont bleu topaze, c’est le malaise assuré. Ou pire! Elle est allergique aux fleurs! Ou catastrophe mondiale, vous choisissez une variété qui veut dire : « meurs en enfer, salope » et justement Rebecca est experte en signification des fleurs. Pas de chance.

 

Alors voilà! Mon petit conseil/astuce pour être poli, chic, cool, sans en faire trop: LE CUBERDON!

Cette petite friandise possède tous les atouts pour séduire. Tout d’abord, c’est typiquement belge et un peu oublié, un peu à l’ancienne et quoi de plus chic que de revenir à des vraies valeurs? Comme les grands designers essaient TOUS de revenir à l’ADN qui a fait leur grande maison de couture! Vous, vous êtes la fille cool mais avec de vraies valeurs authentiques. Un pour chaque convive, ça ne gâche pas le dessert, ça sert de « digestif » ou de gourmandise. En plus c’est assez original ce petit cône, on ne s’attend pas à ça. Vous aurez gagné votre coup quand vous entendrez les « oooooh, c’est quoi? C’est original!… Ahhh oui je connais… blabla ». Si votre Cuberdon monopolise plus de deux minutes de conversation: essai échangé.

Autre avantage, ça coûte queeeee daaaalle! Genre cinquante centimes d’euros? peut-être soixante? Fini les bouteilles de vin à trente euros chez Nicolas. De toute façon, on voit pas la différence de goût parce qu’on n’y connaît rien mais ça déculpabilise parce que c’est cher.

 

En gros, moi je dis : LE CUBERDON EST DANS LA PLACE!

PS: en plus le mauve c’est quand même une couleur mode depuis quelques saisons.

Bien à vous.

Fièrement propulsé par WordPress | Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑