Du tout au rien: Happy Birthday M/M!

Putain ! 5 ans déjà !

 

On commence sur un coin de table dans une cuisine bruxelloise. Parce qu’on se fait chier dans un boulot alimentaire à la con et que, bon, pourquoi pas ? Parce qu’on a envie d’ouvrir notre gueule, de débattre, partager, rêver… sans prétention aucune, car même si Carine nous fascine, on n’est pas LA Roitfield. On se prend au jeu, on se laisse bercer par la vague… belge et ses nouveaux blogueurs de charme.

Arrivés certainement au bon moment, au bon endroit, on profite de l’émulation : les défilés, les comptes rendus, les trucs de conasses entre blogueuses mode. Le champagne coule à flots et ce sont les premières expériences avec ELLE. C’est la reconnaissance, c’est le bonheur jusqu’au pays du Père Noël avec Marlies Dekkers et… BAM  ! Prix du meilleur blog mode par le Vif Express, aussi inattendu que ce discours qu’on a dû prononcer, ivres morts, alors qu’on ne pensait pas avoir une chance de tenir ce petit bout de plexiglas dans les bras.

 

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Reconnaissance et pourtant grosse gueule de bois : cette mode qu’on a tant aimée est devenue le mot le plus vulgaire de notre vocabulaire. Ah ça non ! On ne peut plus la blairer, « la mode ». Elle pue l’industrie du fric et du gaspillage. On n’a pas la science infuse, hein ! On s’est juste fait une opinion. On est allés étudier son histoire au Canada, rencontrer la nouvelle vague new-yorkaise qui galère, suivre les jeunes qui sortent des écoles, travailler dans la presse classique et même dans la fast fashion. Résultat ? Qui aurait dit que nous en serions là après 5 ans ? Du tout au rien, de l’amour au dégoût, de l’avilissement à la bataille ! Ah, on n’est pas peu fiers chez M/M ! Nous partîmes 2 ; mais par un prompt renfort, nous nous vîmes tout un monde en arrivant à la Fashion Week… Parce qu’il ne faut pas se leurrer ! Entre les enculés de chez LVMH qui se font des couilles en or en surfant sur des héritages historiques qui ne leur appartiennent plus, les Hontes & Misères qui nous empoisonnent tout en réinventant l’esclavagisme moderne, le gâchis indécent d’une industrie qui n’en peut plus de produire de la merde sous couvert d’être toujours plus tendance, l’indigestion nauséabonde ne pouvait qu’être la seule issue pour une passion devenue défraîchie.

 

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La jeunesse créative prend alors le relais pour aller chasser la dinde carnavalesque ridicule qui vient parader deux fois par an aux Tuileries. Les petites mains et les plumes les plus acérées se sont levées pour mettre une bonne torgnole à toutes ces journalistes et blogueuses corrompues jusqu’à leurs démêlants capillaires. Si ce n’est pas honteux d’en être arrivé à un stade où tout le monde sait qu’il n’y a plus de libre arbitre mais que finalement le troupeau suit, bêta, mâchouillant le moindre phénomène comme une vache broute son herbe.

 

Nous ? On ne gagne pas une tune parce qu’on ne vendra jamais notre espace de liberté à des marques pourries, comme des gigolos vendent leur cul.

La-baie

 

On fait des marchés de fripes parce que c’est écologique, on défend le jeune qui s’exprime avec trois morceaux de tissu et deux paillettes dans son appartement-cave parce qu’on croit à la solidarité, à la sincérité, à l’éthique créative. On s’en bat les couilles de la suivre, « la mode », parce qu’on s’en bat les couilles des vendus qui la dictent. Aujourd’hui, chez Monsieur/Mademoiselle, on la vomit, la mode. Ce qu’on aime, c’est s’habiller. Ce qu’on aime, c’est les vêtements, les vrais, ceux qu’on commande à Bowsdontcry, Midnight Rendez-vous, Romain Brau, William Gendarme, Patrons, Mal-Aimée, et on en passe des plus talentueux encore. À ces jeunes qui croient d’abord à leur savoir-faire et à ce qu’ils ont envie d’exprimer et à ce que vous, vous avez envie d’exprimer ! La tendance ? Une obscénité tellement vue et revue qu’elle n’a plus rien de… tendance ! Et c’est grâce à ce foutage de gueule stupide qu’aujourd’hui, M/M vit de fête, de musique, de performances, de nouvelles formes d’art, s’étend, se propage et collabore encore et toujours pour aller vers de nouveaux horizons… On écrit à notre rythme par flemme (reconnaissons-le) et aussi parce que quand il n’y a rien à dire, mieux vaut se taire. Fermer sa gueule pour ne pas être obligé d’évoquer ce néant de Nabilla. Pas de buzz, et… ? On va, vit, danse, boit, chie, baise… doucement et on est PUTAIN de fier de ça.

 

La-baie

 

Monsieur/Mademoiselle, c’est l’apologie du beau, du lent, du pur, de l’éthique, de l’écologique, de l’amour, des copains qui deviennent famille. Et ça grandit, grandit, grandit… petit à petit… Que tu nous aimes ou pas, ce n’est pas grave parce qu’on y croit, à notre rêve d’un monde où tu troqueras ta broderie contre un DJ set à ton anniversaire, parce qu’on préférera toujours s’habiller chez Emmaüs qu’avoir un sac Louis Vuitton fabriqué par dix enfants chinois. Des voix plus connues que nous commencent à gronder et à balayer les Géraldine Dormoy, Betty et autres GaRANCE. Le tri se fera tout seul… Viens danser avec nous, la RÉVOLUTION APPROCHE !

 

Monsieur/Mademoiselle fête ses 5 ans tout en amour et opinions tranchées ! À samedi ! Bisous.

 

PS: Un GRAND, GRAND, GRAND MERCI à tous les collaborateurs qui sont tellement nombreux qu’il est impossible de tous les citer, mais un big up à Emmanuel Charpin, qui a supporté toutes les fautes d’orthographe depuis le putain de début !
 
Bien à vous,

Stèv – Rédac’chef

SUNSET: du club à la mort.

Sunset est le nouveau projet de Franck Rivoire et Raphaël Siboni. Sur le papier, le truc à tout pour déplaire. Tout d’abord Franck Rivoire est l’alias de Danger, sorte de spiderman des forêts tropicales de nos années fluokids dont les tracks ressemblaient à un concert de tronçonneuses mal dégrossi. Ensuite tout respire à priori le déjà vu, les visages masqués, les vrais-fausses interviews censées créer une mythologie de base (Helmut Fritz faisait la même chose les mecs), le chant en français, l’attitude pseudo désabusée… Seulement voilà, même si on a envie de détester tout ce que ce projet essaye de faire, on ne peut s’empêcher d’être attiré par son esthétique magnétique, sombre et moderne. Les 5 titres composant l’EP sont autant de chansons semblant constituer la bande son idéale d’un Spring Breakers de fin du monde.
 
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Ça invoque pêle mêle l’EDM, le Red Bull, la mort, la trance, le full HD ou les sub-bass. Les instrus sont lourde et graves, entre synthétiseurs des ténèbres et kick apocalyptique, la voix, en français, déclame des paroles franchement bien fichues et très loin des délires adolescents à la Fauve dont certains petits malins s’amusent à les comparer. C’est comme si L’EDM qui abrutit des générations de stupides Américains (et pas que) se mettait subitement à penser et à prendre conscience comme un enfant de la fatalité de la mort en cherchant à en avoir une conception adulte et symbolisée.

Visuellement l’EP est accompagné de 5 clips tous très graphiques entre gangstas immobiles et filles qui machent du chewing-gum kalachnikov à la main. L’imagerie est guerrière, digitale mais jamais cheap et cimentent une vraie unité de style entre la musique, la video et le concept global du projet. On sent ici tout le bénéfice de l’influence de Raphaël Siboni, artiste contemporain reconnu ayant notamment produit le documentaire « il n’y a pas de rapport sexuel » avec HPG.
 

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Les 4 derniers titres de l’EP racontent 4 histoires sombres ayant pour point commun le club.

 

Kim nous met dans la peau d’un tueur en série abattant videur et client à l’entrée d’un club avec une distance et une froideur glacante.
« Le doigt sur la détente en visant je décime
Ces êtres superficiels dont j’annule en douceur
les douloureuses années perdues en salle de gym
par un peu de métal reçu en plein cœur »

 

 

Puis vient Cindy, exposant avec cynisme les artifices de la nuit et les déconvenues du matin, quand les visages pales se révèlent au grand jour.
« De jour tu n’es qu’une quatre et demi sur dix,
Mais sous la pluie des stroboscopes,
Avec l’angle propice,
Tu es ma sublime inconnue,
ma 9 et demi,
peut être 10. »

 

 

Summer confronte la mort du père du protagoniste à la fête, évoquant en substance toute la tristesse et la solitude qu’il est facile de retrouver sur le dancefloor, espace de fuite, d’oubli et d’affrontement.
« Hier la mort est venu emporter ton pêre
Dans ton corps le redbull se èmle à la vodka
essayant d’oublier tu lèves les bras en l’air
et sous l’effet des dragues tu sens monter la joie »

 

 

Enfin Tara vient nuancer les petits matins heureux avec cette fille qui, sortant du club, comprend que rien ne restera sur terre.
« Ni c’éclat d’un lens flare, ni les drogues de synthèse,
Ni les bombes nucléaires, Ni les glaces à la fraise
Ni le son cristallin, d’un solo de guitare
Ni ton corps similaire, à celui d’une porn star.
Ni ces traces sur la mer, que dessinent les jet-skis,
Ni cette carcasse mauve diablo Lamborghini
Ni ces dieux oubliés, ornant la voute celeste
Qui rappellent aux humains, cette vérité funeste
Dans 5 milliards d’années, comme tu le sais peut être
Le soleil en mourant, ne laissera rien renaître. »

 

 

Sunset c’est une voix intérieure qui te parle, la conscience d’un son qui marie les contrastes : jamais on avait entendu tracks si désincarnées parler de sentiments aussi tristement humains. Et c’est peut être là le tour de force de ce projet qui comme un glowstick lancé sur une tombe arrive à créer une unité et des réactions aussi violentes que celle d’un stroboscope lancé à pleine vitesse.

 

X, Aubry.

 

Retrouvez Sunset:
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GARDE À VUE au Tea Dance CRISIS!

Haut les mains, peau de lapin, de la saucisse et du boudin! Enfile ton pyjama rayé, sors les menottes que t’as cachées au fond du placard et viens faire de la pole dance sur les barreaux de notre cellule pour t’attirer les bonnes grâces des jolis policiers en uniforme et de l’adjudante chef Pamela Rose. T’auras droit aux restes de donut de ton voisin de cellule en attendant que Mémé t’apporte des oranges. La soirée parfaite pour faire un (Prison) Break avant de recommencer la semaine. 

Line up musclé après une longue cavale depuis le Canada en passant par l’Amérique et maintenant l’Europe, L.A. COPS se retrouvent à purger leur peine dans notre cellule de dégrisement. Leur délit? Vous avoir trop fait danser pour un dimanche soir, un vrai tapage nocturne! 

 

Garde-a-vue
 
Le commissariat sera enfin une bonne raison d’avoir le barreau! Entre Solange la geôlière avec qui c’est donnant donnant, Punani échappée de sa mère maquerelle, Akim l’inspecteur « cuir-cuir-cuir-moustache-woof-woof…  Souviens toi l’été dernier, maintenant tu vas payer! Tu t’es fait coffrer, ici c’est pas gangsta paradise! Tu peux faire un dépôt de Pinte, t’auras beau crier ton innocence, t’as voulu te la jouer fine au Monopoly et c’est direct la case prison (sans passer par la case départ!). Bonne dose d’électrochocs, Injection festive ou tiens toi à carreaux on te relâchera pour bonne conduite.
 
Bienvenue au CRISIS commissariat 
Y’a toujours dl’a place 
Y’a toujours du strass

 

DIMANCHE 23 NOVEMBRE – EVENT FB.
 
Hosting, Performances et Pole Dance by CRISIS
https://www.facebook.com/wearecrisis
 
L.A. COPS (Canada) Dj-Live-Performance
https://soundcloud.com/lacops
 
Des clopinettes : 3 euros avant 21h – 5 euros après

 

Bien à vous

Le Bordel des Jolis Garçons : la série mode.

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Monsieur Léon

 
C’est le branle-bas de combat au Bordel des Jolis Garçons ! Monsieur Gustave attend avec une pure impatience, Monsieur Léon,  son nouveau Boy. Il arrive de la banlieue par le train de 15 h 53 avec son innocence et son lot de rêveries. Du sang frais pour la maison de charme réservée à ces messieurs et coqueluche coquine du Tout-Paris. On y sert le meilleur champagne, les meilleurs aphrodisiaques et on y connaît les moindres charmes, messieurs-dames ! Tout le monde rêve d’y passer une nuit… Mais qu’est-ce qui fait la réputation de la maison la plus exquise de Paris ?
 
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Monsieur Gustave

 
Monsieur Gustave, le père-maquereau, est à l’élégance ce que Madame Claude est aux hommes politiques : toujours le bon mot, toujours le bon goût. Le maître de réception qu’est cet ancien notaire est un pur délice. Nadine de Rothschild se transforme en pouilleuse du Moyen Âge à ses côtés et il est réputé pour la finesse des mets qu’il sert en public et… en privé.

C’est avec un nez féroce qu’il dégotte ses disciples : un maximum de culture dans un charme à s’en crever les yeux. C’est comme ça qu’il les choisit à la sortie des facultés et autres musées d’art contemporain. Il a le vice des grands esprits, la méthodologie des financiers et le savoir-vivre des princes…
 
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Monsieur Edgar

 
C’est pour son raffinement que l’on vient s’enivrer d’opium chez lui. C’est pour Monsieur Edgar, le solitaire mystérieux au corps brutal et aux délices sauvages. Pour Monsieur Archibald, le dandy contemporain, maître contorsionniste qui lit du Baudelaire au lit. Pour Monsieur George, « l’Américain », réputé pour ses rodéos sauvages et sa descente alcoolique qui en tue plus d’un. C’est pour Monsieur Manuel, ses charmes exotiques et ses drogues du bout du monde. C’est pour l’ensorcellement suave de Monsieur Théodore, le poète des accessoires et l’adorateur des fleurs. C’est pour cette quintessence de ce qui se fait de plus érotique dans la beauté d’un corps d’homme. C’est pour goûter à la chair la plus torride et pour n’en être jamais rassasié. Le Bordel des Jolis Garçons, c’est le fantasme d’un tableau parfait où se mêlent intelligentsia et esthétisme. Et une fois qu’on a croqué la pomme…
 
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Monsieur Georges

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Monsieur Archibald

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Monsieur Théodore

 
Comment y entre-t-on ? C’est Monsieur Auguste qui prend les réservations mais c’est Monsieur Marcel, sa célèbre moue et son music-hall de chambre qui décident qui incorpore le rêve. Le cerbère du bordel est réputé pour exiger l’excellence car, bien sûr, seul le beau monde le fréquente : aristocratie de la nuit et autres bijoux de l’art contemporain viennent plonger leurs lèvres dans la tasse de Monsieur Achille, encensé pour ses after « tea » party des plus démoniaques. On y danse, on y rêve, on y baise, on profite de la vie. C’est une fresque du paradis, sans limites, sans frontières, où seuls la liberté et l’amour qui en découlent règnent.
 
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Monsieur Marcel

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Monsieur Achille

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Monsieur Manuel

 
On n’y est que la nuit, le jour on dort. On se lève quelquefois pour aller faire le marché et chercher les fleurs. On rigole, on joue aux cartes. Banalité d’un endroit où, finalement, on ne vit que de… bonheur.

Le Bordel des Jolis Garçons, c’est l’idée que l’on se fait d’un rêve dont on ne se réveille jamais : celui d’un lieu où la seule règle est de ne pas en avoir … 

 
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Monsieur Auguste

 

Le Bordel des Jolis Garçons

Photographie: Jules Faure.

Direction Artistique: Cécile David

Production: Stèv Romani-Soccoro

Consulting Mode: Adrien Lang / Poils!

Mise en Beauté: Clara De Gobert

Vidéo: Myrtille Moniot

Modèles: Laurent Kaus – Stéphane Reine – Arnaud Lambert – Valentin Gleyze – Axel Sourisseau – Fabien Chesseboeuf – Florian Bardou – Sylvain Le Formica – Stéphane Chaco –  Ian Fountain

 

Bien à vous.

Fils de Vénus: Enfants de l’amour!

Ça fait un moment que je leur renifle le cul. Soyons clairs, je les vois passer dans mon fil d’actualité : les Trash Romance, Aamourocean, Bagarre, De la Montagne ; ça bouge du côté des Fils de Vénus mais je ne les connaissais pas. Je n’étais jamais allé à leur fameuse soirée au Batofar et je ne savais pas vraiment qui faisait partie du crew. On avait invité Andrès Komatsu (un très récent ex de la bande) à jouer à l’un de nos bébés : SALE ! On avait donc déjà un pied dans le plat. Manquait plus qu’une excuse pour faire chauffer la marmite. Et c’est grâce au festival CRISIS et à l’organisation de l’une de leurs soirées qu’on a pu enfin se rencontrer et… s’accoupler. Parce que faut pas se mentir, ils portent bien leur nom, ces petits salopiots : Fils de Vénus, enfants de l’amour ! Tout le concept est finalement basé là-dessus : comment donner de l’amour aux gens ? Bah, par la musique, pardi ! Par la fête ! Par cette nuit où tous les chats sont censés être gris…
 

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Sacrée bande de joyeux lurons que nous avons croisée là ! Pur esprit de partage et facilité d’accès, tel semble être le leitmotiv de ces nouveaux agitateurs d’art. Encensés pour leur qualité musicale, avec des groupes dont la réputation n’est plus à faire, ils ne se reposent pas pour autant sur leurs lauriers. Avec un réseau aussi diversifié que la DGSE, les Fils de Vénus arrivent à mixer différentes populations improbables allant du hipster pédé à la gouine aphrodisiaque en passant par les créas de tout bord. Leur Trash Romance arrive à mixer un peu tous les gens cool de toute orientation dans un certain effluve de légèreté assez appréciable. Oui, enfin des gens qui ont réussi ce difficile pari. La combinaison du bateau qui vogue sur les flots avec une énergie ultra positive fait prendre la fête, à n’en pas douter.

 

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Le son reste assez brutal pour du club tout en étant diversifié dans leurs prods respectives. Les Fils de Vénus, ce n’est pas qu’un collectif de nuit. C’est une multitude de retranscriptions de la musique, dans des endroits aussi divers que variés et sur des sonorités toujours entremêlées mais toujours en combat. L’ensemble est riche, peut plaire (comme l’inverse) mais provoque toujours une émotion. N’est-ce pas là l’essentiel ?

 

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Mais je dois le dire et m’agenouiller, c’est le travail de vidéaste qui m’a sacrément botté le cul. La fête n’a jamais eu autant de charme qu’avec un bon vidéaste et Claire Allante, le prodige derrière ce que j’ai vu, a des doigts magiques. Ça pétait à la gueule mais de manière intelligente. C’était pas de la vidéo pour dire de mettre de la vidéo. C’est un accompagnateur musical mais autant du son que de celui qui la produit. Allante porte le DJ et sa musique et par conséquent vous emporte avec. C’est assez magique ce qu’elle fait et ça donne tout de suite de la profondeur à un lieu déjà atypique. Du coup, pas besoin de drogue, parce que vous êtes drogué à l’amour.

 

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C’est l’ensemble de ces facteurs : une musique léchée, un esprit coquin, enrobé d’une énergie d’amour avec du visuel carrément atmosphérique, qui caractérisent le travail collectif des Fils de Vénus. Moi, quand je suis allé à Trash Romance, j’étais ivre mort. Bah, j’ai dit à tous que c’étaient les hommes de ma vie. Comment aurais-je pu faire autrement ? C’est ça qu’ils veulent et qu’ils arrivent très bien à faire. Expérimentez, vous verrez.

 

PROCHAINE SOIRÉE – FILS DE VÉNUS X JEUDI O.K – 27 NOVEMBRE 2014

 

Bien à vous.

 

OTTO and his punks: quand Charlie Le Mindu reçoit.

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On ne s’attendait à rien. Une soirée comme les autres entre un épisode d’Utopia, un bon gros pétard et des kilos de bonbons en guise de câlins placebo. Bon, faut pas déconner, on savait qu’à 22 h, on allait se faire couper la tignasse par Charlie Le Mindu. Excitation intense quand même, ce n’est pas tous les jours que l’icône de la Haute Coiffure touche à notre capital séduction. Mais on ne s’était pas vraiment renseignés sur le sujet, le lieu ou le concept, certainement aveuglés par le chic d’un doigté Le Mindu.
 
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On s’y rend donc à ce Lapérouse, 51 quai des Augustins. C’est bien là ? Ça a l’air tellement guindé ! Et c’est là que tu te retrouves con, en jean baskets blanches pourries, pull à l’effigie d’une quelconque poufiasse Disney. Cliché d’avoir pensé que Le Mindu ne pouvait nous recevoir que dans les affres d’un hangar indu embué par la musique électronique. J’ai eu honte quand j’ai passé la porte mais une fois franchi l’épais rideau qui sépare l’entrée du bar… BADABOUM ! On ne pense plus à la façon dont on est habillé ou même à l’étroitesse dont notre cerveau peut faire preuve un nombre incalculable de fois ; on est subjugués.
 
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Honte à moi ! Je ne connaissais pas Le Lapérouse, institution parisienne de la bonne bouffe à la sulfureuse réputation depuis bientôt 250 piges : les murs y transpirent l’histoire. Une chape tombe quand on rentre dans la pièce, comme une transposition dans une autre époque. On est dans un Paris qui a tout vu et surtout tout vécu. La prédominance rouge donne ce goût d’érotisme à des murs qui sentent la cigarette et le whisky fumé. Les rumeurs et légendes du lieu se chuchotent tandis que les barmans ont l’air irréel de beauté dans des chemises blanches impeccablement repassées. On n’ose presque pas bouger tellement c’est mirifique. Vin rouge ! Que boire d’autre dans ce lieu qui pue la France par tous les pores…
 
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Étonnamment, l’atmosphère devient vite partageuse non pas à cause des effluves d’un bon vieux côtes-du-rhône mais simplement parce que la population est cool. Eh oui ! On oublie trop souvent qu’il n’en faut pas plus. Des gens cool, qui parlent entre eux, peu importe leur gueule, leur couleur, leurs vêtements ou je ne sais quels autres fantasmes de tribu. Celle de Le Mindu n’a pas de jugement, on est tous ivres dans ce lieu splendide et cela suffit à rire le long des quais.
 
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Mais alors, que deviennent nos cheveux après trop de vin et la rencontre de la fille la plus sublime que la Terre ait jamais enfantée (pas conne et tellement gentille de surcroît) ? Un éphèbe streetwear dans ce monde de boiseries et de tableaux de maîtres vous embarque dans les petits salons bourgeois pour vous faire atterrir dans un Pop-Up salon de coiffure « plus punk tu meurs ». Un Charlie Le Mindu bouillonnant de créativité, une performeuse maquillée intégralement de noir avec couette blonde façon petite fille en hôtesse d’accueil et… pourquoi prendre de la drogue quand on peut vivre ce genre d’expérience ? C’était visuellement et émotionnellement d’une rare intensité tout autant que d’un surréalisme poétique à en perdre les notions de la réalité …
 
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Pis bon, première édition : un des membres de La Femme, Vava Dudu et Jackson (L’AMOUR pour toujours) and His Computer Band aux platines : autant dire que l’orgasme était AUSSI auditif. Le contre-choc des époques, la créativité musicale, les gens baignés dans une énergie positive, le lieu indécemment élégant et tellement historique, tous ces facteurs t’amenaient à sortir de là en te demandant ce qui t’était vraiment arrivé !
 
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Arf ! Ce fut une de ces incroyables soirées où, quand tu te retrouves avec l’immensément poli chauffeur Ûber, tu regrettes que ce soit déjà passé… Remercions les dieux de la nuit,  ce n’était pas un one shot : RENDEZ-VOUS À LA PROCHAINE! Qui n’a pas envie de vivre dans un rêve éveillé?
 
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Bien à vous.

SALE! : LIZA MONET LIVE!

 

$ors ta purple money, SALE! crew fête son anniversaire en mode gros calibre.

 

Pas de dentelles, de froufrous et de chichis, ce soir c’est la poétesse du franc-parler qui va te faire bander! Liza Monet is in da SALE! pour un live intense et crasseux, riche en coquineries en tout genre et autres explicit lyrics. Balance les chaines en or qui brillent et exprime le gangsta qui est en toi, on rend hommage aux polos Lacoste et autre métis aux yeux verts… La Jeanne d’Arc exotique au combat bien moins catholique fait partie des meufs qui n’ont rien à cacher. Liza Monet affole la toile depuis 2012 avec ses paroles aussi crues qu’à la sortie d’un abattoir et ses courbes affriolantes. Madame bip A.K.A Madame Bitch n’a aucun tabou et s’en bat les couilles de ce que tu penses d’elle. Ça tombe bien, on kiffe la liberté et quoi de mieux pour te rappeler que tu fais ce que tu veux de ton cul avec Miss Monet? Alors Laisse ton zoom zoom zang, dans ta Benz Benz Benz, tu vas être dingue dingue dingue…
 
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Tu croyais qu’on allait s’arrêter là?

 
Trop de vice en nous pour te laisser respirer. Double gifle et clash des cultures avec une surprise spécial SALE! par Ryan Heffington , le chorégraphe derrière le « We Exist » d’Arcade Fire, « i try to talk to you » de Hercule + The Love Affair ou encore le « Fjogur Piano » de Sigur Ros pour ne citer qu’eux. Après avoir gagné un VMA awrds pour le « Chandelier » de SIA, Ryan s’est dit: « Tiens si j’allais me salir un peu avec Liza Monet ».
 
On t’a fait un beau cadeau pour fêter l’anniversaire de Jules, Romain et Stèv. Maintenant on ne te demande qu’une seule chose: l’ensemble de tes sécrétions corporelles sur la piste du Social Club le jeudi O.K du 30 octobre.

HAPPY SALE les cochons de l’amour!

 

Romain Brau: réacteur atomique de créativité

 
Ne faussons pas les choses, je connais très bien Romain Brau : j’habite avec lui. Je vais même avoir la prétention de dire que je le connais comme si je l’avais pondu et pourtant, il me surprendra toujours. Aurais-je l’arrogance de dire qu’avec sa dernière présentation, il fait passer le moindre défilé de mode pour la kermesse d’Alison, 6 ans ? Oui. Mais c’est certainement un problème, d’ailleurs : la population mode ne reconnaît pas ses codes qui font allègrement l’amour avec l’art contemporain. Chez Brau, il n’y a pas de frontières entre les deux mondes, alors il les confronte, les entrechoque jusqu’à ce qu’un nouvel espace-temps s’établisse à la surface de notre planète. Exagéré ? Non mais sans déconner ! La mise en scène du maître dans une immense galerie près d’Opéra nous propulsait dans un univers parallèle hors du commun, toujours comme s’il voulait nous transposer dans un de ces rêves romantiques qui font tant écho à ses inspirations baroques. Ses shows sont au-delà de la raison. Une bien belle preuve d’amour que de donner son intimité créative en pâture à ceux qui viennent la contempler.
 
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Une performance sensorielle complète jusqu’à l’oubli de la véritable réalité. Des plumes, de la fourrure, des parures princières pour les hommes de Romain Brau, signature génétique du créateur derrière la direction de la très luxueuse maison Liska en Autriche. Mais après le sublime et le rêve éveillé, Brau pousse le bouchon encore plus loin afin d’attirer le divin. Des manteaux exagérés pour les princesses, des coiffes de roi et des bijoux parures pour les éphèbes, de la fourrure protectrice en armure pour les rois vikings qui n’ont peur de rien. Le couturier pose et signe sa vision alors que François Chaignaud, l’illustre danseur contemporain, entonne de sa voix de cristal la plus sublime des chansons. BAM ! Je vous assure qu’on n’en est pas ressortis indemne.
 
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Entendons-nous bien ! Chaque artiste invité à représenter sa collection, expert en son domaine, avait carte blanche. Romain Brau a chargé un réacteur atomique de créativité pour faire exploser la bombe le jour J. Aujourd’hui, la grande révolution, c’est quand la vieille Kate Moss daigne dandiner son cul sur un podium… Tu peux allègrement imaginer la grosse gifle que l’on s’est prise en allant à la présentation de Brau. Si l’art a un jour rencontré la mode, il portait une fourrure Romain Brau, c’est certain.
 
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Alors certes, jusqu’où doit aller la mode et où s’arrête-t-elle ? Bla-bla, on connaît le débat… As-tu déjà vu ou essayé une pièce Romain Brau dans la vraie vie ? As-tu déjà senti la confiance en toi te rentrer dans les veines ? Tout ne se borne pas à codifier la mode et à rester dans la limite que tracent les « noms influents ». Heureusement qu’il existe encore des couturiers pour aller au-delà, définissant un univers du vernis à ongles jusqu’au décor, sans oublier une once de détail. Une générosité extrême qui nous fait vénérer ce vêtement chargé de passion. Quel intérêt, sinon ? Quelle histoire à raconter ? Pourquoi s’intéresser à un troupeau de mannequins qui nous présentent la même chose depuis 10 ans ?

La charge émotionnelle dont s’imbibe le tissu, autant lors de sa création que pendant sa présentation, est une force qui représente ce qu’on appelle (bien trop souvent malheureusement) la Haute Couture. Et c’est exactement pour ça que les extravagantes fourrures du diplômé d’Anvers ne deviennent pas exagérées mais sont dotées d’une véritable aura.
 
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Alors, que les adorateurs du minimalisme le plus pur me jettent le premier sac Céline à la figure. Personne ne m’enlèvera de l’idée que tout autant que ses collections, les présentations Romain Brau sont un véritable théâtre dédié à la créativité dans sa forme la plus pure. Ses pièces méthodiquement réalisées en deviennent des armures bijoux qui vous donnent exactement ce pourquoi le vêtement peut être excitant : le pouvoir.
 
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© photos / Fanny Challier.

 

Bien à vous.

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