La valise royale de ses majestés les reines.

 

Comme nous l’ont toujours appris les grands voyageurs de notre entourage : « pour découvrir un endroit inconnu dans ses meilleurs plans, mieux vaut traîner avec l’autochtone local ». En l’occurrence, ici, après avoir bourlingué dans des bars obscurs, des after tout aussi incongrus, et bien sûr en ayant pris le temps de « Facebooker » qui de droit, nous avons eu la chance de passer quelques jours dans des lieux au potentiel shopping indéniable. Alors, quand on a dépiauté notre valise, on s’est dit : « Cool, quand même, les petits vestiges rapportés ». On n’a pas vraiment l’habitude de s’exposer comme ça mais en même temps, pourquoi ne pas faire l’inventaire de ce qu’une rédaction wannabe peut ramener d’un week-end dans une capitale mode ? Petite revue de la situation :

 

 

L’incontournable marché de Portobello road reste une valeur sûre même si les prix ont dégénéré depuis quelques années. Si vous avez le temps, il faut fouiller, y passer quelques heures. Après avoir trouvé une cape Chloé des années 50 au prix de 4 fois un SMIC et un sac Vuitton bouffé par les mites, on les a finalement vues sous un tas de godasses prêtes à partir à la déchetterie : des Dunham’s tyroleans original datant des années 40 ! Introuvables ailleurs puisque la chaîne de magasin Dunham’s n’est présente que dans le midwest américain. Alors oui, elles sont toutes pourries ! Mais le but de portobello, c’est bien de rénover l’improbable. Allez, une bouteille de dissolvant, du cirage transparent et une nouvelle paire de lacets, et « Mon dieu ! », vous allez toutes crever de jalousie ! Bonjour l’item collector.

 

 

Des livres ! Beaucoup de livres, toujours des livres, parce qu’on a besoin de l’histoire de la mode pour savoir de quoi on parle. La mode reste une matière à part entière dont on n’apprend jamais assez. En ce moment, on vote Isabella Blow sans hésitation. Dans Blow by Blow, son dernier mari, Detmar, retrace la vie de l’excentrique styliste de Tatler et ancienne assistante d’Anna Wintour, découvreuse d’Alexander Mc Queen et de Phillip Treacy, qui s’est suicidée théâtralement en buvant du désherbant. Un vrai génie, une source d’inspiration et de l’espoir dont il faut connaître l’histoire impérativement. Aujourd’hui dans le top 3 de nos icônes. Mais son livre hommage par Martina Rink ou ses looks les plus fous sont aussi à regarder et servent d’inspiration, tout autant que le recueil de lettres de ses amis et admirateurs, tous des grands de la mode, of course.

 

 

Dans une autre catégorie, mais tout aussi intéressante, le « …ISMS – understanding fashion »ou comment tout savoir sur les différentes époques de notre précieux art. Du « hollywoodisme » au modernisme en passant par le dandysme ou même l’avant-garde japonaise… un petit livre simple mais ultra efficace que toute bonne modeuse devrait avoir dans sa bibliothèque. Et pour finir, le catalogue de la très brillante exposition Aware – Art Fashion Identity du Royal College of Arts. Mais nous y reviendrons parce que ça vaut le coup de s’y pencher plus en détail…

 

 

Des T-shirts cheap et kitsch avec un très mauvais flocage du portrait de la princesse de Galles. Eh oui ! Quoi de plus trendy second degré que de porter un T-shirt à l’effigie de la princesse des cœurs… du cul et des scandales, dans une version punk et déchirée avec bottines rock et jeans neige ? Vous savez quoi ? C’est super dur de trouver un T-shirt avec Di dessus… mais en cherchant bien dans les plus pourris des magasins de souvenirs, vous serez comblée, et pour 4£ en plus. Bon, bien sûr, c’est un peu comme les chaussures, il faut customiser : couper les manches et la couture du bas pour que ce soit portable, parce que sinon c’est une coupe assez bidon. Mais pour nous, c’est comme Pamela Anderson: des icônes « LOL » qui sont cool, à adopter pour des soirées très délire (+ une carte postale pour l’accrocher dans ses toilettes, parce que faire caca avec Lady Di, ça n’a pas de prix).

 

 

Une barre de double decker, parce que son nom est un hommage au fameux bus rouge à deux étages de la capitale, que c’est introuvable autre part, mais aussi parce que cette barre chocolat-nougat-raisins secs est le meilleur Prozac qui existe en cas d’urgence sentimentale. Par contre, une seule parce que votre urgence sentimentale peut vite se transformer en urgence d’obésité morbide.

 

80g de bonheur pour 4kg dans les hanches.

 

Une capote funky et un paquet surprise chez Coco de mer, LE sex-shop trendy qui a vu sa dernière ligne de lingerie dessinée par Stella Mc Cartney. Finalement, avec une sélection originale, rigolote et coquine, c’est plus une expérience « boudoir » que sexe. À voir et surtout à dévaliser pour dire à son mari que ce n’est pas parce qu’on a passé cinq jours à mater d’autres postérieurs qu’on n’a pas pensé au sien.

 

 

De la moutarde Colman’s et du thé Harrod’s parce que servir de la moutarde anglaise à un dîner, c’est quand vachement plus mode que la traditionnelle moutarde de Dijon : c’est vous la fille qui voyage et qui ramène des mets de partout dans le monde… et le thé parce que oui, quand vous allez à Londres, vous dégustez votre tea time dans le plus chic des grands magasins en vous faisant les ongles et que ça, vos copines, elles DOIVENT le savoir.

 

 

Des sous ! Eh oui, comme ça, quand vous payez votre café au bar du coin à un premier rendez-vous avec le mari de vos rêves, vous êtes submergée par vos dollars, livres sterling et yens, parce que vous êtes une fille internationale qui passe 362 jours par an à l’étranger. Et ça, votre futur mari DOIT le savoir.

 

 

Bien à vous.

2 commentaires sur “La valise royale de ses majestés les reines.

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