Jules: Guérilla sonore et putasseries vicieuses

Jules Faure est connu pour son imagerie brutale, sans concession, comme une mise à nu ultime de son objet de convoitise… Le directeur artistique de Monsieur/Mademoiselle, photographe Europe pour American Apparel, n’a pas son pareil pour irriguer son art d’une force crue qui peut autant mettre en émoi qu’inciter à la réflexion. Pourquoi y aurait-il un compromis quand le doux enfant du diable s’octroie les platines des clubs de la capitale française ?!
 
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Il commence au côté de Reno, des House of Moda, en s’exerçant au métier dans différents bars et clubs avec des soirées déjantées où looks aphrodisiaques et pépites musicales ne font qu’un. De Faure à Jules, d’oiseau à condor, il n’y a qu’un pas qu’il franchit avec une violence assez extrême. Quand le petit sort de la pouponnière, ce n’est pas pour jouer aux Lego©. Héritier de la génération rave, il pourrait avoir comme maître Manu le Malin et comme frère d’armes Boyz Noise. Jules est un de ces taquins qui connaît les vagues électroniques froides et minimales amoureuses d’une techno bestiale dure, presque intransigeante, qui rappelleront à beaucoup la transition entre les camions dans les forêts ou hangars improbables aux clubs les plus underground de Berlin ou Cologne.

Adepte de la guérilla sonore, le club est son champ de bataille. Vous êtes sa religion. Il veut vous voir suer, vous embrasser, il veut créer le désir des corps dans une violence chimique que seul le son guide. Il garde de ses maîtres l’atout des drops et des basses pour vous faire croire à la descente alors que vient le chaos. Joueur d’échecs électroniques, il ne serait pas artiste s’il ne planifiait pas quelques putassseries sonores vicieuses issues aussi bien de sa culture italo-disco que de son amour pour les années 80 ou même pour le… cinéma ! Rares sont les sets où l’on ne croise pas une actrice ou une chanteuse qui raconte des cochonneries avant de nous embarquer dans un beat d’une férocité animale. Et dans un rituel chamanique, il est l’heure de vous abreuver d’un mélange où vous retournerez à l’état sauvage, où l’orchestration est l’ultime clef de votre libido.
 
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Jules n’est pas de ceux dont la musique est d’un intellectualisme propre, où les enchaînements se doivent d’être en adéquation avec la perfection. Il est l’élève audacieux qui ose la vulgarité pour en faire de la beauté. Il est le François Ozon que l’on rencontre après minuit quand les bras se lèvent dans la fosse sombre des inconnus, où le DJ enchaîne son rythme tonitruant comme le gourou entonne ses prières. Il veut vous salir, vous mettre à nu, vous donner accès à la pornographie sonore la plus crasseuse afin que votre corps ne connaisse qu’un orgasme dilué et sans fin.
 

 
Aujourd’hui, co-fondateur et résident de la SALE !, notre soirée improbable où il se régale en jouant avec vos organes génitaux en B2B avec notre rédac’ chef musique, Aubry, Jules n’en finit pas d’avoir ce sourire en coin et coquin quand il construit ses sets remplis de cul. Nous sommes aujourd’hui sûrs d’une chose : le petit est devenu grand. Sortie de sa tanière, la bête est réveillée, prête à vous manipuler pour que vos sens exacerbés aient envie de toucher celui qui transpire la joie à côté de vous. Jules se vit dans un excès d’endorphine, comme un sport trop peu pratiqué mais qui n’invite qu’à la douche pour se réveiller d’un sentiment fuligineux qui colle à la peau, sans oublier les courbatures des jambes et des bras. Définitivement, Jules est l’atout sonore des pornographies les plus féroces et ce n’est certainement pas ton célibat autant que tes oreilles sanglantes qui s’en plaindront… Rendez-vous à La Baie et à la SALE ! pour un plaisir qui n’aura plus jamais la même saveur après écoute…

 

Bien à vous.

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