Série mode: APOCALYPTIC

     19H38 on Friday 21 of december 2012.

 

In a century where everyone is scared of everything, in a year that everyone is telling us that it’s the end… when everyone is trying to run faster and try to achieve more than they want or should… Mohamed Ben Lajoie is a bad electrician… a dreamer they were saying since he was born. His life was maybe « metro, boulot, dodo » but his little star following him could tell us that Mohamed was maybe a very bad « day time worker »… But his dreams were one of a kind !

 

We are starting our story by this tragic evening ! Tragic because everyone believes and knows that tonight on this heavy date:

we will all die !

 

What’s behind the door ? This amazing moment of the day where you leave things behind and forget all the ugly accumulated in the day and close the door in front of your own world. This world that only you can build and that only the one you love can understand.

 

benjamin-dukhan

Overalls imprimé – Bernhard Willhelm / Chemise blanche – Juun.J / Collier col doré – Heaven Tanudiredja

 

What you wanna do is just put your over all Bernhard Willhelm on the floor and leave it at the door.

– « Light up a cigarette for me Bibouska please !!! »

– « And please run me a bath… I think it’s time for me to drop my Juun.J shirt and my mini Bernhard Willhelm short… »

 

benjamin-dukhan

Chemise blanche – Juun.J / Collier col doré – Heaven Tanudiredja / Micro short – Bernhard Willhelm

 

Bibouska is what happen when, your all life, none is here to understand or love you… ! We all have our Bibouska, she comes and go depending of how you feel. It’s not every day that two heart bit as one. Maybe Bibouska doesn’t have a heart but she is here when you need her .

Mohamed is an artist, it takes him 10 minutes to erase the past and invent the night ! He paints his evening with fashion and keep his canvas for himself. The self of his nights. Tonight for this special last night, every steps of his preparation will be thought and sketched few times in his mind before the great result. It’s with a neck piece from Charlie Le Mindu that you need to relax in a pink foam bath and take very important decisions. Like the shoes you are going to wear for your last night !

 

– « Bibouska !!! can you please show me my Depression shoes ? »

– « Hum.. Maybe i don’t wear shoes… « 

 

benjamin-dukhan

Camisole Cheveux – Charlie Le Mindu / Chaussures Noeud papillon à studs – Dépression

 
Mohamed Ben Lajoie had maybe horrible used finger but after a pink foam bath this body was delicious and desirable… This algerian beauty should dry under a Serkan Cura turban with a robe from Romain Brau with of course the must have for the perfect dry effect… some pure gold and crystal from Heaven Tanudiredja.

 

benjamin-dukhan

Coiffe en plume – Serkan Cura haute couture / Peignoir rebrodé – Romain Brau / Manchette perlée – Heaven Tanudiredja

 

NAILS !!!!!!

One wish per nail for this romantic end with him self…

1/ I wish to open my eyes tomorrow morning to a better world, where no judgment can hurt people and where love will drive any of our steps

2/ I wish one day he will come back to me realising i never want to hurt him and that all i wanted was to be happy with him.

3/ I wish my morning to be more easy to find the right head piece matching my tops.

4/ I wish to be able to sleep on roses without to smach them.

5/ I wish my friends would understand more who i am … i wish they could see me now !

 

Second hand !!! Dry precious nails…

benjamin-dukhan

Coiffe en plume – Serkan Cura haute couture / Peignoir rebrodé – Romain Brau / Manchette perlée – Heaven Tanudiredja

 

1/ I wish couture was not so expensive this way i could buy more Manish…

2/ I wish my mother would be still alive and would help me to dress myself tonight.

3/ I wish to drive an elephant in Paris .

4/ I wish the party « Mauvais Goût » of Monsieur / Mademoiselle was every week !

5/ I wish to not disapear tonight, to wake up tomorrow with still the Eiffel tower in front of my window.

 

benjamin-dukhan

Coiffe en plume – Romain Brau / Jupe brodée – Manish Arora

 

It’s with his wet foot that Mister Ben Lajoie got into a silk embrodered skirt from Manish Arora… a bit of mink, million of pearls and sequins were making sure that this skirt would be sensationnal !

Paris, my soul, my heart, my everything, look at me tonight and tell me: «  A demain! », tell me you love me and that nothing will change. You’ve been there since ever, the all world came to kiss your floor the best artists painted you, sang you and danced with you ! Where will we be if there is no tomorrow ?

 

« for things we loved that goes away »

 

This Photoshoot is the result of the work of Cecile David for the styling and organisation of the shoot.

Mister Benjamin Dukhan did model for us with his best.

Miss Harmony Hendrickx is the heroe of this shoot as a photographer.

Direction : Romain Brau

Styling : Cecile David

Model : Benjamin Dukhan

Photographer : Harmony Hendrickx

 

Writting you soon,

xxx. Romain Brau.

Série mode: Paris Brûle!

 

Paris ! On a toujours eu tendance à taquiner son arrogance de ville lumière et à ne pas épargner ses pires clichés, mais la capitale française n’est pas celle que l’on pourrait croire…

Derrière ses rues-musées, ses insupportables grandes gigues clonées par la lecture du nouveau Vogue et ses bars pseudo chics mais diablement cheap où la bière est à 13 balles, se cache une faune qui vaut tous les Brooklyn ou East London du monde.

La force de cette capitale est sa faculté à réseauter. Si à Londres et à New York, les cool de l’underground ont décidé de s’entasser dans une même localisation géographique, à Paris, ils sont partout… et nulle part. Pas besoin de les chercher, ils squattent Facebook et n’ont pas peur de connecter. Suffit de demander. On était sceptiques au départ et pourtant ça fonctionne : « Hey ! Personne connaît un machin qui fait des trucs ? » Réponse express : « Si, si, demande bidule en ami sur FB, ça peut le faire ». C’est de là qu’est venue cette idée de shoot : réunir un maximum de personnes qui font bouger la capitale pour une « photo de famille ». Ça semblait tout de même plus tenir du domaine du rêve que du réalisable… C’était sans compter une solidarité qui n’est plus à démontrer.

Convaincus que les mannequins faméliques aux sourires ultrabright, ça ne sert à rien, c’est moche et que ça ne donne pas une belle image, on a cherché autre chose à se mettre sous la dent et… on a réseauté, boudiou ! Résultat : une brochette de jolis cœurs plus talentueux les uns que les autres. De ceux qui font brûler la capitale ! Des vraies gens qui vivent ! Ils sont créateurs, stylistes, organisateurs de soirées, vidéastes, musiciens, DJ… Ils sont le fleuron d’une jeunesse à la niaque ardue, ils se débrouillent avec rien mais ce sont pourtant eux qui vous habillent, vous font danser, vous font rêver. S’exprimer est leur oxygène. L’imagination est leur seul budget de travail.

On en touche deux mots à C’est Chic pour la production et Madame Cordier nous a mis fissa sur un plan avec la photographe Laetitia Bica. OK, jackpot, ça dépote. Mais qui sont-ils ? Ça, mes enfants, vous le saurez bien assez vite car déesse Bica les a immortalisés dans dix portraits plus fous les uns que les autres que Monsieur/Mademoiselle distillera au fil des semaines jusqu’à l’intimité de leurs culottes sales… C’est notre nouvelle saga !

Le stylisme était un autre défi : on voulait un truc qui sorte de l’ordinaire, un truc qui tache, qui grince, du Bernhard Willhelm chic avec le portefeuille de mère Teresa : AUCUNE MARQUE (à part deux-trois trucs de jeunes créations, à la limite) MAIS UNIQUEMENT DU EMMAÜS. Ni une, ni deux (FB, on vous dit !), Cécile David, l’ancienne assistante de Maria Luisa et Adline Ferret qui a travaillé pour Dior, Azzaro, Vanessa Seward, Chanel & co se sont mis au taquet pour satisfaire nos exigences de gens « relou ». C’était un de nos buts, vous montrer, à vous lecteurs, qu’on peut se faire streetstyler par Scott et Tommy en total look à 10 balles. Elles ont réussi leurs missions avec brio en à peine quelques séances de baston shopping et le tout pour 150 balles. 10 personnes pour 150 balles ! Bordel ! On est restés sur le cul… Alors, fiers, on vous hurle à la gueule:

 

« STYLING – ALL PIECES BY EMMAÜS »

(enfin une petite veste Arnaud Yves Dardis et un top Midnight Rendez-Vous, rendons à César, ce qui lui appartient.)

En attendant les portraits individuels des beautés, profitez, aimez, likez, hurlez, partagez, car une chose est sûre, cette image est la preuve qu’avec un peu d’imagination et beaucoup de solidarité :

 

TOUT EST POSSIBLE !

Bien à vous.

Photographe: LAETITIA BICA @ C’est Chic.

Fashion directors: CÉCILE DAVID & ADLINE FERRET.

Mise en beauté: MARIANNE AGB.

Artists management: C’EST CHIC AGENCY.

Post production: ANTOINE MELIS.

Isaac Richard x Monsieur / Mademoiselle !

 

On a rencontré Isaac Richard le soir du réveillon de Noël. C’était à Brooklyn, dans un petit appartement du côté de Bushwick : il y avait plein de trucs à bouffer, un copain barbu, un copain hystérique et un chat. Oui, c’était un peu notre cadeau du Papa Noël, notre crèche couture. Et forcément, le petit Isaac, le délicieusement gentil Isaac, nous est apparu comme Jésus Notre Sauveur.

 

Papa Noël n’a pas fait le gros bâtard et nous a déposé un pur cadeau sous le sapin : Isaac « Jésus » Richard est vidéaste, un putain de génie de vidéaste et pas n’importe lequel… Monsieur est pote avec Bradley Callahan, Genevieve Clifford et toute la clique du Brooklyn qui bouge son corps sur la nouvelle vague mode. Alors voilà, c’est une carte blanche qu’on lui a donné. Ben, c’est vrai, quoi ! Pourquoi le contraindre ?! Pourquoi l’enfermer dans une boîte, cet artiste ?!

 

Alors bien sûr, petites putes que nous sommes, on lui a fait ce qu’on détesterait qu’on nous fasse : « Ben, tu vois, ça doit être genre… second degré. Un peu hip mais pas trop… Dépressif alcoolique mais joyeux… Enfin, tu vois, quoi ! T’es un artiste, oui ou merde ? ». Bref, on a balancé des mots comme ça, sans vraiment de but. On ne voulait pas qu’il se sente oppressé, notre sauveur, on voulait qu’il joue de sa créativité et de son inspiration.

 

Résultat ? Une vidéo exclusive, spécialement réalisée pour Monsieur/Mademoiselle, qui DÉCHIRE SA PUTAIN DE RACE. C’est plus de la fierté, c’est presque devenu de l’arrogance : oui, nos potes sont de graves tarés qui font des trucs de fou dont personne ne comprendra le but. Et c’est tant mieux. L’art pour l’art, la mode en prime, la jeune création en guise d’étoile. 

 

Sally au paradis est un ovni qui pourrait paraître n’avoir ni queue ni tête mais qui va au-delà de la compréhension pure. Un poème en images, une ode à BCALLA, à Genevieve Clifford, à l’amour que notre rédaction française leur porte. Un pont entre deux cultures à la fois pleines de ressemblances et pourtant si contradictoires. Une envie d’être solidaire dans une jeunesse qui n’a plus l’espace pour s’exprimer

Ah oui ! Nous avons hurlé, mordu, fait pipi dans notre culotte tout en ayant une éjaculation orgasmique. Pourquoi ? Car c’est le moment où il ne faut pas réfléchir, simplement se nourrir de l’image visuelle pour apprécier le fait que le vêtement peut parfois être détourné, retravaillé, étiré sur des contrées que personne n’aurait pensé à exploiter…

Ah oui ! On a le sang qui chauffe, le sourire qui se veut enjôleur et le cœur qui bat. Parce qu’aujourd’hui, on a l’impression d’avoir passé un stade, d’avoir réussi à trouver la façon d’aller au-delà de tout ce merdier des tendances qu’on nous oblige à suivre, de présenter les choses différemment sans se contraindre, avec solidarité, avec amour et sans avoir à réfléchir. BCALLA et Clifford ne sont plus de simples griffes qui dépassent nos espérances, qui nous donnent envie d’être portées, elles sont devenues des pièces d’art qu’il fait bon avoir dans son placard. Et pour ça, il faut dire : « Merci, Jésus ».

 

Isaac Richard x Monsieur/Mademoiselle, une belle histoire, une véritable poésie esthétique que l’on vous chantonne avec amour et douceur… À vous de l’apprécier à sa juste valeur, sans juger, juste parce nous essayons de vous présenter ce qui, pour nous, est le plus beau cadeau de Noël de tous les temps… Surtout qu’il arrive en mai. Loufoque ? Très Monsieur/Mademoiselle. Merci, Isaac ! Tu vas morfler de baisers à notre prochaine rencontre.

 

 

Bien à vous.

Série mode: The september issue.

C’EST CHIC AGENCY X Monsieur / Mademoiselle : L’ultime shoot. 

 

Juin 2032 – 56, rue du faubourg Saint Honoré à la rédaction de Vogue Paris :

 

– Ginaaaaaaa ! Est-ce que tu as reçu la série mode de Rafhay produite par C’est Chic ?!
– Ouais, t’inquiète Rachel, c’est dans la boîte, elles sont affichées sur le tableau, la patronne n’a plus qu’à donner son feu vert…
– Non mais elle a ENCORE changé d’avis : maintenant, elle veut le mettre en couv’. 
– Du September Issue ? 
– Ben carrément, il a cartonné avec son dernier défilé couture. C’était au Ritz, il paraît que c’était dément ! Toujours sa 80’s touch parsemée de techno couture, avec broderies, cuirs de luxe et tout le tralala… 15 000 la veste épaulée, tu te rends compte ?

 

Et pourquoi pas ? Dans un monde illusoire bercé par nos rêves, les petits talents d’aujourd’hui seraient devenus les faiseurs de mode de demain. LVMH se serait écroulé en bourse après le scandale des usines chinoises qui faisaient autant les contrefaçons que les vrais sacs à main du groupe, et les clientes auraient boudé le « faux luxe » pour revenir à des vraies valeurs : les petits créateurs seraient devenus des refuges, la haute couture ferait son retour pour toutes les grandes dames de ce monde alors que la fast fashion aurait été interdite par une loi internationale visant à protéger écologiquement la planète. 

 

 

Dans ce scénario, la seconde série mode que nous a offert C’est Chic Agency aurait alors toute sa place en couverture du magazine le plus en vue depuis des décennies. Avec son style appuyé et reconnaissable parmi tant d’autres, Benoit Rafhay exciterait les lectrices d’une créativité pure. En même temps, pas besoin d’attendre 2032 pour être excité. Il fait mouche en proposant une garde-robe accessible et luxueuse fortement connotée 80’s : on en a déjà parlé, on a déjà fait son éloge, on a déjà eu le coup de foudre. Mais là où ça devient encore plus intéressant, c’est quand l’équipe stylistique de C‘est Chic prend les choses en main. Et encore une fois, elle interprète d’une manière toute nouvelle et originale une collection qui à la base avait déjà un ADN bien ancré. Avec Rafhay, on est dans un linéaire brut qui, accentué par un décor architectural droit et des coiffes géométriques comme coupées dans le verre, donne un côté ultra graphique à sa femme, limite futuriste.

 

 

Nicolas Velter (à la photo), Fem Verzelen (stylisme) et Orla Mc Keating (haïr & make-up) se sont efforcés de faire la proposition inverse, comme s’ils avaient envie de prouver que le vêtement a des possibilités infinies… Lucie Mathieux (le mannequin) rend alors la collection de Rafhay lunaire, presque romantique. La douceur de son visage, accompagnée de sa flamboyante crinière de lionne rousse, active les vêtements de façon toujours aussi technique mais il flotte comme une caressante noirceur qui les distille d’une légèreté bienfaitrice … Un bel exercice de style qui impose une vision plus qu’accessible à la collection de Rafhay. On se rend compte que le jeu du stylisme peut changer l’aspect de la silhouette, qu’il a créé des pièces aussi portables qu’aisément interprétables.

 

 

C’est en ça que Benoît Rafhay devient excitant, autant que le travail de C’est Chic devient la preuve que la jeune création est une solution d’avenir face à une mode normalisée, coincée dans une créativité qui ne permet pas ce jeu du changement. Avec ce travail designer/photoshoot, on peut se rendre compte que la jeunesse crée pour notre corps, pour nourrir notre passion et non pour faire du fric. La collection devient vivante au-delà de l’imaginaire de son propre créateur et laisse alors chaque femme rêver d’en faire sa propre interprétation… JOUISSIF! 

 

Photographe : Nicolas Velter / Fashion editor : Fem Verzelen / Mise en beauté : Orla Mc Keating Using Givenchy & L’oréal Proffesionel / Model: Lucie Mathieux @Flag Models / Studio : www.studio38.be

 

PLUS DE C’EST CHIC X MONSIEUR / MADEMOISELLE, ICI

 

Bien à vous.

Série mode: Lost in Grey Gardens

 

C’est l’histoire de Grey gardens, ce documentaire de 1975, camera au poing, qui s’introduit dans la vie de Edith Bouvier Beale, alias « Big Edie », et de sa fille du même nom et prénom, alias « Little Edie », respectivement tante et cousine de la très chic ex « trompée mille fois » première dame des États-Unis d’Amérique, Jackie Kennedy. Ou l’histoire de deux femmes cachant à peine leurs folies schizophréniques respectives, vivant dans une maison délabrée de 14 pièces dans les Hamptons avec chats, ratons laveurs et détritus. Une remasterisation 2011, sous forme de série mode, troublante de réalisme. Quel intérêt, nous direz-vous ? On aurait tendance à vous répondre : une démence esthétique qui marque, qui scotche le spectateur dans un monde que l’on aimerait finalement illusoire tant il mettrait mal à l’aise la Alice du Pays des Merveilles. C’est sur cette base que l’équipe de C’est Chic a décidé de jeter son dévolu artistique pour nous offrir une fashion story spectaculaire qui s’aligne parfaitement avec le travail de la designer mise à l’honneur,Laura Dalla Palma, petite protégée de Lespagnard, fraîchement sortie de Francisco Ferrer.

Blouse – Laura Dalla Palma / Jupe – Paule Ka / Bas vintage – Modes / Chaussures Nathalie Verlinden / Carré -Hermés / Accessoire – Wiki M-cube. 

 

On se rend compte, alors, que tous les acteurs d’un shoot sont d’une importance capitale : réinterpréter la vision d’un designer demande un professionnalisme et un œil que tout le monde n’a pas. Nous les premiers. Aaah, qu’il est facile de faire courir une poufiasse, style Gisèle, sur une plage du Brésil en robe haute couture, mais c’est loin de créditer la mode comme une forme d’art. Ici, il y a un travail de fond pour mettre en valeur les vêtements doucement déglingués de la belle, sous couvert d’une histoire construite sans pour autant dénaturer les origines de leurs créations.

 

Sweater (utilisé comme foulard) – United Colors of Benetton / Accessoire – Essentiel / Robe noire – Patrizia Pepe / Jupe fait avec un carre Hermes. 

 

Petit rappel : Laura Dalla Palma avait choisi comme thème principal de sa collection un environnement très ironique-onirique autour de la chasse et de la pêche, où sa femme toute de couture vêtue allait traquer le marcassin fusil en bandoulière. Un thème fort difficilement déboulonnable qui pourtant, parti dans l’imaginaire de Kris De Smetd – à l’objectif –, Aylen Torres – au stylisme –, Chantal Van Gogh – à la mise en beauté – et Inge Van B dans le rôle-titre de Little Edie (en plus jeune mais tout aussi surprenante), a su créer un nouvel espace d’expression invraisemblable digne d’une parution aussi prestigieuse qu’un Terry Richardson dans Vogue.

 

Carré imprimé – Hermés / Ceinture rouge – Paule Ka / Blouse – Laura Dalla Palma / Cardigan – Rue Blanche / Jupe – Patrizia Pepe / Bas – La fille D’O / Chaussures – Paule Ka.

 

Le sourire à peine esquissé des gens satisfaits se creuse au bord de notre bouche, l’hystérie étant retenue par une certaine fierté modeste de modasse face à une vision foutrement esthétique. Rien n’a été oublié : de la jupe faite de blouse au carré Hermès en guise de fichu surmonté d’une broche, indécrottable accessoire de la vraie Little Edie, l’équipe chic connaissait son sujet sur le bout des doigts comme celui-ci était une évidence de bon sens pour les vêtements de la jeune designer applaudie par son jury.

Robe – Parisian / Jupe mis comme foulard – Sandrina Fasoli / Accessoire – Wiki M-cube.

 Sweater Annemie Verbeke / Manteau – Laura dalla Palma / Serviette – stylist own / Broche dorée – Episode / Chaussures – Filippa K. 

 

Une série qui nous pousse à seulement regretter qu’elle ne soit pas publiée sur des pages glacées que l’on aime collectionner comme de précieux trésors. Comme on aimerait que la version Little Inge soit cachée dans l’un de nos placards pour les soirées à haut quotient mode… Et là, on se dit en pouffant de « mauvaiserie » : « Oh là là ! Mais qu’ils est bon de ne pas être un blog qui se prend en photo devant son miroir avec un vieux téléphone portable ! ». Qu’il est bon de pouvoir compter sur la solidarité de tout les acteurs d’une mode pro pour diffuser une créativité jeune, dynamique et bandante. Ça change du lookbook H&M, tant ici transpire une valeur ajoutée indéniable présentée sous une forme aussi délurée qu’imaginative. Ça nous permet de garder la tête haute (on a dit haute, pas grosse) et de ne pas céder une once de terrain dans nos convictions.

On n’aurait pas pu faire aussi bon et surtout on n’aurait pu faire aussi efficace, soit pousser des vêtements qui méritent d’être portés dans un imaginaire ultra désirable. Dans cet amas visuel de beauté folle, la seule chose que l’on veut récupérer c’est le styling original et la décontraction chic qu’il dégage… on veut s’approprier Laura Dalla Palma. Le Pari est bien plus que réussi, mêlant la jeune création à des pièces plus luxe ou à du vintage edgy… De quoi rendre folle la lectrice pour qui ce genre de mix est une condition sine qua non à la mode actuelle…

 

Sweater – Episode / Loupe et livre – Marché aux puces. 

Sparkly sweater – Episode / Manteau – Laura dalla Palma / Jupe (Blouse) – Sandrina Fasoli / Chapeau – Elvis Pompilio / Chaussures – Mellow Yellow / Bas vintage – Modes. 

 

Ici, tout est réuni : les vêtements tarés d’une jeune fille aux doigts d’or, la culture hip d’une équipe choc, un vrai sens de la mise en scène et de la beauté, le tout badigeonné d’un humour second degré qui ne laisse pas de place à la condescendance. Putain ! Mais merde, quoi ! C’est trop la classe d’avoir accès à de vrais outils visuels professionnels, de pouvoir proposer de la vraie mode, celle qu’on aime. Finalement, on est bien dans notre petit monde. On y reste, 50 années s’il le faut… comme les deux Edie & Edie… on embarque juste un équipe C’est Chic avec nous avant de s’enfermer à Grey Gardens…

 

Cardigan et culotte en laine – Rue Blanche / Bas vintage – Modes / Foulard – Rue Blanche / Broche – Episode.

 

Bien à vous.

 

UN IMMENSE MERCI À BELINDA CORDIER ET LAURA DALLA PALMA sans qui cette série mode n’existerait pas mais aussi à toute l’équipe de c’est chic:

Photo: KRIS DE SMEDT.

Styling: AYLEN TORRES.

Mise en beauté: CHANTAL VAN GOGH – using DIOR.

Deco set et design: MAGALIE DÉNOUE.Models: INGE VAN B @ Dominique Models. 

Photoshoot CHOC.

Belinda Cordier – fondatrice et directrice de C’est Chic Agency, mère Noël pour Monsieur / Mademoiselle à ses heures perdues.

 

Grey gardens – Ça vous dit quelque chose? SOON! Exclusivement pour Monsieur / Mademoiselle.

 

C’était une de ces nuits chez Hunting and collecting où j’avais envie d’impressionner ma patronne. Vous savez bien ! Ce genre de nuit où on va quelque part dans un but bien précis et finalement on repart avec tellement de choses jouissives différentes qu’on a l’impression que Papa Noël nous a fait l’amour sous le sapin en plein mois de juillet…

 

Getting ready to shoot avec Chantal Van Gogh et Givenchy aux platines « mise en beauté »!

 

J’étais là, tranquille, mode « C’est moi la plus belle », un Guillaume Henry pas loin, une Béa Ercolini en bottes vert fluo, je la regardais les yeux pétris d’amour, et puis Geoffroy Gilleaux du ELLE.be rodait avec son appareil, tel un soldat américain en Afghanistan prêt à shooter tout ce qui bouge. Geoffroy, il faut le savoir, il ne se rend pas compte, il ne le fait pas exprès, mais il est toujours au courant de tout et quand il te présente quelqu’un, il sait généralement ce qu’il fait. Je suis sûr qu’au fond, il m’a vu désespérément vouloir attirer l’attention de ma bien-aimée, alors il m’a largué dans les bras d’une autre reine, celle d’un autre royaume : le royaume « c’est chic agency« .

 

Inge Van B et Aylen Torres – Model et styliste prêtes au combat.

 

J’en avais déjà entendu parler depuis belle lurette, mais disons que je ne savais pas à quel mastodonte j’avais affaire. Belinda Cordier, la fondatrice et mentor de tous les artistes de l’agence la plus prolifique en matière de mode à Bruxelles, est une sorte d’encyclopédie vivante, imposant une personnalité forte autant qu’une ouverture d’esprit qui rendrait obsolète mère Teresa au titre de sainte. Cette femme est la concentration même de tout ce que devrait être une passionnée de mode : curieuse, inventive, créative, imaginative, délurée, elle va au-delà de la limite pour rendre la mode purement belle, innocente d’un business exacerbé. Forcément… coup de foudre. J’en ai oublié les bottes vert fluo, dans un délire de conversation que je n’aurais osé imaginer avoir un jour. Je l’ai A-DO-RÉE immédiatement : son débit de parole est aussi mitraillant que difficile à suivre parfois, mais c’est parce qu’il vient d’une passion si forte qu’il faudrait être un pur diplômé d’HEC pour ne pas s’en rendre compte. Elle m’a scotché de repartie et de justesse. Respect. J’en suis reparti groggy et émerveillé… On m’a dit : « T’es sûr ? ». J’ai répondu : « T’es con ? ». Peut-être que tout le monde ne peut pas s’entendre avec madame C’est chic, mais moi, j’avais trouvé une autre source d’inspiration.

 

La fine équipe au complet pour un shoot qui va vous exploser en pleine gueule.

 

Ça n’a pas loupé ! Deux apéros et trois films de zombies prêtés plus tard, je lui ai demandé de bien faire attention à la nouvelle génération sortie de Francisco Ferrer, sans arrière pensées. Elle aurait pu me rire au nez ou du moins ne pas y prêter attention ! Après tout, qui suis-je pour avoir un avis ? Mais non ! Madame Cordier a l’oreille qui traîne et les yeux qui testent ! Elle est allée voir, a jugé et nous a offert un délicieux cadeau : la chef de guerre a réuni ses troupes, donné la chance à de jeunes designers de présenter leurs collections sous un autre angle, un angle ultra professionnel, avec des personnes qui ont l’expérience.

 

Kris De Smedt – l’oeil qui donne vit à la beauté.

 

Le résultat ? Deux photoshoots complètement délirants et ultra pro dont Monsieur/Mademoiselle a les faveurs exclusives. Sérieux, Vogue, tu peux aller te coucher Avec ce qu’on va te proposer sous l’objectif de Kris De Smedt, l’œil stylistique de Aylen Torres et du savoir-faire make-up de Chantal Van Gogh, sans parler du mannequin Inge Van B, délicate petite folle au charme lyrique et à la moue artistique.

 

Inge Van B – notre model délurée du jour.

 

DU PRO, ON VOUS CHANTE ! Du pro, on vous sert ! Avec l’aide de Belinda et son armée, on n’a désormais rien à envier à qui que ce soit, mais alors, genre, à personne ! Vous savez quoi, là, tout de suite ? Je me sens trop Stèv Roitfeld-Alt-Grand-Menkes et pire, je kiffe sans honte, j’ai la tête haute ! Avec la solidarité, pas besoin de se faire chier. C’est encore possible, tout est possible ! Et ça TUE SA RACE ! Pour l’instant, on vous laisse baver avec les backstage, histoire de vous faire péter les plombs, et puis on verra quand on va vous en mettre plein la gueule… Histoire de vous dire : « C’est chic, hein ? ».

 

Photo: Kris de Smedt@c’est chic

Styling: Aylen Torres@c’est chic

Mise en beauté: Chantal van Gogh @ c’est chic – using DIOR.

Deco set design: Magalie Dénoue

Models: Inge Van B @ Dominique Models Brussels 

 

Bien à vous.

Les beautés de l’intelligentsia mode

 

Ce post va très vite virer poissonnière derrière son étal au marché :

 

« Allez, allez, venez voir comme ils sont beaux mes maris, tout frais, tout jeunes, tout mode, et je ne vous parle même pas des copines ! Prenez-en de la graine, petites clonées de chez Zara ! Allez, allez, on lâche son magazine tendance et on fait comme ma marchandise, on essaye d’avoir une personnalité, un vraie…  Allez, allez ! ».

 

Ces dix photos représentent l’essence même de ce que Monsieur /Mademoiselle recherche désespérément : du style pur, pas forcément quelque chose qui nous plaira mais quelque chose qui leur ressemble, qui font d’eux des êtres uniques. En aimant la mode, leur mode, ils ont réussi à se créer leur propre univers mêlant leurs envies, leurs passions, leurs boulots des fois, sans chercher à suivre les tendances… Ce qui fait que finalement, ils deviennent le firmament du hip. Ce sont eux qu’on vient chercher pour définir les tendances car ils ont une réflexion d’avance sur l’industrie.

Pour la plupart étudiants, ils n’ont pas la bourse pleine, facteur qui pourrait paraître anodin mais qui finalement est essentiel dans ce contexte : ils jouent avec les fripes, Emmaüs, les marchés aux puces, ils chinent, cherchent, transforment, customisent, arrangent, découpent, déchirent, pour finalement donner naissance à des looks singuliers relevant d’un système créatif personnel, innovant et foutrement efficace.

Comme on est vraiment des merdes en streetstyle, étant plus la génération Minitel que nouvelles technologies, on a eu l’idée de faire appel à Kristy Mc Kinney et Thomas Henley, deux photographes passionnés à l’avenir prometteur. ils ont réussi à faire ressortir autant le vêtement que celui qui l’exprime. En résulte un photoshoot streetstyle dément qui nous a fait plus bander que la dernière collection Balmain.

 

BRADLEY – retail manager.

 

Alors que Bradley se la joue streetwear british, n’hésitant pas à mixer un très classique trench avec des sneakers montantes et un school bag, le tout auréolé d’un skinny un peu loose et d’une chemise ridiculement cool, son acolyte et colocataire, le futur Mc Queen canadien Harrison Drake, nous fait son germano-écossais en short-kilt et birkenstock chaussettes, ou comment la rédaction n’est aucunement dérangée par cette association improbable qui aurait pu paraître douteuse mais qui finalement fonctionne plutôt bien sous une aura très « bohème-on-s’en-fout ».

 

HARRISON – Fashion designer.

 

Notez et nous insisterons sur cette accessoirisation un brin aventurière composée d’un hit de saison, à savoir le sac à dos en cuir, mais aussi de quelques éléments incongrus comme cette gourde à l’ancienne qui pimente sa silhouette. Parlerons-nous de sa chemise Givenchy ? Non, détail chic sur tenue hors de propos, elle finit d’asseoir la crédibilité du jeune garçon. Leurs points communs ? Une propension à savoir mixer l’improbable pour rendre le n’importe quoi beau. Leurs différences ? Pendant que l’un ira danser sur le son d’un obscur groupe Moldave qui fait de l’électro-triangle, l’autre se perdra dans la pampa norvégienne à la recherche d’inspiration romantique pour sa prochaine collection.

 

 

LEAH – étudiante.

Si on s’attaque au trio de drôles de dames, avec Cassie, Meagan et Leah, on touche le jackpot. Leah surprend avec sa robe longue aux imprimés mi-kitsch mi-ethniques et maîtrise complètement les codes de la néo bab, hairband dans les cheveux et sandales en cuir aux pieds. Les boucles d’oreilles longues ne venant que parfaire ce look coloré et diablement actuel. Meagan, elle, se veut urbaine. Fille des villes, enfant du rock, elle joue avec les couleurs et les matières, n’hésitant pas une seule seconde à trancher dans le vif avec son sac turquoise ou à se dégager d’une attitude parisienne trop étudiée avec sa veste sans manches col mouton. Simplicité décalée pour un look qui ne pourra jamais passer inaperçu.

 

MEAGAN – fashion designer.

 

Cassie, la dernière, princesse exécutive woman,possède l’avantage de connaître son corps, de mettre en avantage ses formes plantureuses sans en faire une apologie de la vulgarité. Le chassé-croisé : sac de madame, escarpins sages, montre discrète, veste bien coupée sur jupe en cuir taille haute et top imprimé négligemment fleuri relèvent encore de ce mix-match si particulier cher à la population outre-Atlantique. Pour ce brio de mélange, elle prouve qu’on peut être élégante et totalement sexy sans forcément être froide ou rigide. Cette touche d’humour chic est tellement innovante qu’elle est tout à son honneur. On insiste: ™© Cassie Joan Matheson style.

 

CASSIE JOAN – Artiste.

 

La suite est elle aussi sans fausse note, Michael joue la carte du loufoque couture, se trimballant avec un animal mort immense et un trio de ceintures, touche originale tout autant que les couleurs qu’il a choisies. Conscient déjà de l’effet provoqué par ces deux éléments, il reste sage avec un pantalon Céline Collard (eh oui !) et une petite chemise blanche de gentil garçon de bonne famille. Les chaussures Lanvin rose poudré venant relever l’ensemble de la silhouette : osé mais fonctionnel, on en mange matin, midi et soir.

 

MICHAEL – auteur / fashion editor.

 

Tinashe et Daniel sont quant à eux plus doux sans perdre en efficacité : l’un est totalement Black Is Black, privilégiant les drapés pour un effet visuel discret mais néanmoins remarquable. Soit le parfait exemple d’une beauté « less is more ». Tout comme Daniel, étudiant en biologie, qui avec sa touche très « Monsieur » risque de faire quelques dégâts amoureux dans son amphithéâtre de sciences.

 

Tinashe – Visual merchandiser.

Daniel – étudiant.

 

Toujours et encore ce sac à dos en cuir qui revient pour ne pas oublier que c’est un collège boy alors que le foulard parfaitement mis, l’auréole d’un halo de dandy cool. Encore une fois, le mix and match intervient à un niveau plus feutré mais toujours aussi bandant, laissant place à une élégance sexy que les cougars ne se priveront pas de remarquer.

 

KRISTY – photographe.

 

Les deux derniers sont Kristy et Thomas qui se sont prêtés au jeu de la séance photo comme signature de leur travail. Elle, discrète intellectuelle cachée sous une cape à pompon caramel, se simplifie la vie en accentuant quelques détails de coupe forçant le regard à se diriger vers ses chaussures rétro qui viennent encore une fois casser un look qui aurait pu être considérer à tort comme tranquille.

 

THOMAS – Photographe.

 

Thomas, lui, ne lésine pas. Beauté à la blondeur glacée et au visage carré, il est une exception qui va confirmer notre règle : il porte un élément H&M ! ON CRIE À LA FAUTE ÉDITORIALE ! Mais que voulez-vous faire ? Quand un mari se permet un trench court et designé sur un jumpsuit très streetwear couture, cassé par un cartable Monsieur et de jolis chaussures preppy, comment voulez-vous qu’on ne craque pas ? Si on le croise, on le viole. Point. H&M ou pas. Et puis, pour notre défense, son jumpsuit vient de la collection Fashion Against Aids, ça minimise les conséquences.

 

 

En tout cas, ce qu’il faut savoir, c’est que Montréal et ses Modern Kids ont compris l’utilité de mixer le tout et le n’importe quoi pour se créer une véritable identité. Ils ont conscience de leur corps et de leur morphologie autant que de leur influence qui va de la pop culture à l’art, à la nature, à leur environnement, en passant par le cinéma et autres clips vidéo. Ils s’aiment, n’ont pas un placard perso mais partagent tout, à tout va, ils ont compris et adhèrent aux besoins de communautés, ils réfléchissent pour faire des choix intelligents, pour être différents, toujours. Ils SONT intelligents et ne seront jamais des vendus. Bref, on les SURKIFFE ! Ce n’est que du pur bonheur vestimentaire qui, en plus, ne coûte pas un sou. OH la la la la la la la la! Mais Bravo quoi! On a la culotte en feu!

 

WE LOVE YOU GUYS! <3<3<3.

(d’où le putain de texte de trois pages –> sorry readers.)

 

Bien à vous.

FASHION STORY.

 

Pour l’instant, on a suivi notre instinct. Dans fashion story, il y a fashion mais aussi story et franchement, pour avoir bouffé de la série mode dans les « vrais » magazines, souvent il y a plus de fashion que de story. En même temps c’est compréhensible, le but d’un magazine est de vendre du rêve, du luxe et de la beauté grâce aux fringues. C’est donc logique qu’ils mettent en scène des canons anatomiques dans du luxe créatif hors de portée des bourses les plus fragiles… L’inaccessibilité crée le désir qui pousse à faire exploser le tiroir-caisse. Il ne faut pas se leurrer, le magazine n’est pas là que pour la beauté de l’art, sinon on aurait du Theyskens (époque Ricci) toutes les trois pages. Mais quand on a une conasse qui fait sa nonchalante sur une plage à Cancun pendant 16 pages, quel est vraiment l’intérêt? Avouons que c’est foutrement chiant. La seule qui réussissait tant bien que mal à donner de la beauté à l’image en lui conférant une histoire logique digne de ce nom, c’est Carine (Roitfeld). Est-il nécessaire de rappeler que la grosse rumeur veut qu’elle ait été virée pour que celle qui la remplace fasse plus commercial?

 

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Du coup, on a décidé de prendre la chose à contre-sens. Si la mode est importante, l’histoire qu’elle dégage l’est d’autant plus qu’elle provoquera le désir de celles qui se reconnaîtront dedans. On est donc parti de l’idée d’une bourgeoise minimaliste, star de la saison dernière et qui est encore de mise l’hiver prochain (succès de Céline oblige). Elle a l’indépendance des femmes d’affaires, qui savent ou elles vont et où elles veulent aller mais n’exclut pas pour autant de vivre un romantisme passionné, un rêve qui les poursuit comme si le but ultime était de trouver l’homme qui sera admiratif de ses puissants talents.

Intellectuelle, un brin sournoise, il ne faut pas lui marcher sur les pieds. D’un coup de talons acéré, elle vous écrasera si elle considère que vous n’êtes pas à la hauteur. C’est son coté perfectionniste, sa vision de la vie.

 

PHOTOGRAPHIE – JULIE CALBERT.

 

Pour représenter cette oxymore de puissance fragile, nous avons choisi Justine. Premièrement parce que c’est la plus belle femme de l’univers, c’est un fait. Mais aussi parce qu’il était intéressant de mêler sa personnalité et son physique au jeu de la transformation. Un choix qui n’est pas anodin tellement ses yeux félins et sa beauté apparemment glaciale représente bien l’image que l’on pourrait se faire d’une patronne castratrice avec laquelle nous pourrions envisager une relation amoureuse un tantinet masochiste. Et pourtant son visage si rond, si enfantin, vient quand même faire planer le fantôme de la vulnérabilité. La demoiselle s’enveloppe alors d’un mystère qui donne envie d’aller vers elle tout en ayant peur d’être réduit en miette par trois mots vénéneux.

 

MODELE – JUSTINE GUSTIN.

 

Puis l’histoire qui émerge de notre tête se veut celle de beaucoup de femmes autour de la pré-trentaine: rentrée plus tôt d’un casual friday où elle a tyrannisé sa cour d’assistant mâles, la dame aux grosses couilles en mode très boyish chic joue la jeune fille folle sur sa cheminée en marbre qui lui sert de décoration moderne. Forcément! Car elle s’enivre de savoir que ce soir son galant lui a promis le fameux dîner aux chandelles du troisième rendez-vous (NDLR : cela peut paraître cliché mais toutes les histoires ont leur quota de clichés et, aussi tyrannique qu soit cette femme, nous avions l’envie qu’elle croie encore au lyrisme le plus absurde).

 

Chapeau en feutre – Own. / Pull en laine avec boutons perles – Elena Vasilieva. / Pantalon  – Céline Collard. / Chaussettes beiges tissées de fils colorés – American Apparel. / Chaussures en daim caramel – Foxhole. / Sac imitation croco – Courréges vintage.

 

Mais damoiseau a décidé de ne pas montrer le bout de son nez. Etait-il peureux de l’engagement ou un simple lâche doté d’un cerveau directement relié à sa queue? Notre héroïne ne le saura jamais. Elle espérera puis tombera de douleur emmitouflée dans une fourrure vintage en lapin sortie tout droit des placards de mamie. Comme pour se dire qu’entre femmes de la même famille, elles peuvent s’épauler et se rassurer.

 


Fourrure vintage en lapin – from mommy’s closet. / Pull sable en coton – Céline Collard.

 

Il ne faudra pas longtemps à la dame au caractère d’acier pour prendre ses burnes en main et se décider à une vengeance relaxante sur les plages d’une station balnéaire chic qui possède un casino trash. Deauville sûrement, le Biarritz de Coco étant trop loin et notre Knokke trop cheap.

Ni une, ni deux, notre matelot de haine enfourche sa mini pour rouler cheveux au vent. Dans une allure folle grâce à l’avant-garde de la jeune création, elle embarque dans son cartable vintage un nécessaire de maquillage sexy et une simple robe de soirée pour faire tourner les têtes des hommes qui l’ont blessée. 

 

 

Casquette de marin – From grand pa. / Veste sable croisée manches courtes – Aurore Brun. / Chemise blanche à pois et boutons cristaux – Elena Vasilieva. / Short en jean – Own. / Collant mandarine – Wolford. / Moccassins à pampilles en cuir vernis – G.H Bass. / Cartable en cuir – marché aux puces.

 

Son arrivée à la table des jeux fera grand bruit: sans pour autant délaisser ses atouts masculins qui inspirent un certain respect au regard de ses compatriotes masculin, la dame au cigare sait qu’elle doit jouer de son corps de femme. Jeu de transparence, radine sur le tissu et haut perchée, mademoiselle séduira tout autant avec ses bouffées de fumée qui annoncent la couleur de son caractère qu’avec sa féminité débordante d’une sensuelle sexualité. Celle que les mâles voient comme une tigresse a jeté son dévolu sur un peintre mais elle s’ennuie dans son château de la côte, alors elle lit, observe les tableaux, blasée… Rien ne sert de l’émasculer par ce doux soir de vengeance, mieux vaut rentrer.

 

 

 

Robe à buste dentelle – Aurore Brun / Cigare – Walter B. / Sac en feutrine – Céline vintage chez Bernard Gavilan. / Collant plumetis – Wolford. / Chaussures à talons et sangles – Rue du Brabant. / Cape noire – Vintage chez Bernard Gavilan.

 

Dans son bastion du Châtelain, la maîtresse esseulée finira son week-end de débauche en digne héritière « Lynchienne »,veuve noire en deuil d’une déception amoureuse qu’elle exprime grâce à un look gothique et trashy. Où l’on comprend qu’il n’est pas l’heure de l’approcher.  Cigarette vissée dans ce bec pourpre, elle est avec ses préoccupations, pensant à ce lundi matin où les assistants mâles seront plus que tyrannisés mais rêvant du mari qui ne la laissera pas tomber. C’est certain, il débarquera un jour sur son beau destrier avec son lyrisme pour révéler encore plus sa beauté. Elle le sait. Car quel homme voudrait passer à coté d’une si intelligente beauté pourvue de courbes diablement incendiaires? 

 

Lunettes rondes – Marché de Brooklyn. / Veste en laine – Aurore Brun. / Chemise en jeans – Levi’s vintage chez les petits riens. / Jupe en laine pourpre – Elena Vasilieva. / Collants noirs – Own. / Derby à bouts fleuris – Ambiorix.

 

Papier hommage dédié à my mommy, Mireille Soccoro, pour m’avoir insuffler l’amour de la (vraie) mode et des belles choses.

 

UN MERCI INFINI à : Julie Calbert, Justine Gustin, Constance le Hardÿ et sa maman, Aurore Brun, Elena Vasilieva, Foxhole, Bernard Gavilan, Céline Collard, sans qui … pas d’histoire à raconter!

 

PHOTOGRAPHIE : JULIE CALBERT.

MISE EN BEAUTÉ : ALEXANDRA BAUDSON

 

Bien à vous.

Série mode: [B.E] PXL agency X Monsieur/Mademoiselle

[B.E] PXL agency – YOU’RE BORN TO BE A PXL.

Qu’est-ce qui fait l’essence d’un magazine? Qu’est-ce qui provoque autant d’émotions que de jouissance, de pleurs des fois, que d’interrogations parfois ? Qu’est-ce qui est commun à toute parution et qui finalement est le principal fait d’armes qui nous fait dégainer notre porte-monnaie chez le libraire ou dans les boutiques concept ? Les séries mode, bien sûr !

 

Nos chères rédactrices nous rendent accrocs à la mode par ces images de fantasme et de luxe qui racontent toutes, sans exception, une histoire… Selon les tendances, les journalistes de mode nous permettent de rêver en nous proposant tantôt une Claudia en femme bourgeoise et sévère, tantôt une Sacha qui s’éclate à courir dans les champs façon bohème, ou même simplement des photos studio sur fond blanc mais qui rendent le luxe accessible, la mode couture palpable d’un simple coup de doigt sur ces pages qui brillent… Ah ! Les séries mode ! C’est plus qu’une photo, c’est aussi : « Réalisation : Carine Roitfeld – Photographe : Terry Richardson », ou encore « Réalisation : Géraldine Saglio – Photographe : Mert & Mercus », une simple introduction qui vous dira tout sur la série de photos à venir. Une introduction qui, quand vous êtes fans, peut vous rendre hystérique tant vous appréciez les collaborations des uns avec les autres ou des autres avec les uns. Mais ce n’est pas tout ! Il y a aussi un petit détail qui fait toute la différence : le petit texte en bas. Le petit texte que l’on voit à peine… ce petit texte qui a la valeur d’un diamant. Ce petit diamant que l’on remarque à peine sur un magnifique collier plastron mais qui, en fait, est la pièce maîtresse et certainement la plus chère de l’ouvrage entier. Un petit texte qui vous annonce la couleur du rêve :

 

« Claudia porte une robe en satin rouge rebrodée de sequins swaroski – Balmain couture – 7 653 € / remontée d’un boléro en plumes d’autruche – Lanvin – 4 565 € / Chaussures en python brossée et talons en os de phoque – Nicolas Kirwood – prix sur demande (généralement, « prix sur demande », c’est mauvais signe) ».

 

Bref, on invente, on n’a pas de Vogue sous la main pour vous faire un vrai récapitulatif, mais ça pourrait être ça… Ah ! Les séries mode ! On vous dit, elles nous ont fait pleurer, elles provoquent leurs surdoses de « OH ! LA ! LA ! LA ! LA ! », des fois elles font rire, bref, que ferions-nous si les fashion story n’existaient pas ? Certainement que la mode ne serait pas ce qu’elle est…

 

[Madhatter in the elevator]

Total Look par Celine Collard disponible chez MAPP.
Ceinture – Emmaüs.
Chapeau « The madhatter » par Lotgering.S.

 

Eh bien nous, chez Monsieur/Mademoiselle, on a décidé de faire nos propres série mode. Enfin… à notre échelle, avec les moyens du bord. C’est vrai, quoi ! Si on n’a pas la chance de pouvoir travailler dans une rédaction de presse, Monsieur/Mademoiselle c’est un peu notre magazine à nous. Le soir, on s’endort en se voyant interviewer à la sortie des défilés, la rédac’ chef serait crainte, la rédac’ chef mode serait connue pour son côté « ultra second degré », et les stylistes pour mélanger les styles… C’est aussi ça notre blog ! Une part de rêve, notre rêve ! Alors, on le prend au pied de la lettre. Si on peut écrire des « articles », on peut alors essayer de faire une séance éditoriale ! Pas de mannequins superstars et pas d’habits de grands couturiers, mais plutôt les copains/copines et un bon tri dans les placards. Mais finalement, pourquoi pas ? On a le droit d’essayer !

 

[Le pique-nique couture]

 

Pull en laine, imprimé oiseau en satin surmonté de rivets doré et broche à poils – Bernard Gavilan.
Short en daim à plastron – vintage.
Mocassins à pampilles en cuir verni – G.H.Bass & co chez Urban Outfitters N.Y.C.

 

Pour notre première, nous avons fait appel à la très « barrée » photographe de [B.E] PXL agency, j’ai nommé : Anaïs Lefèvre.

La très « fofolle » demoiselle qui change aussi vite de couleur de cheveux que de chaussettes a un style bien tranché comme on l’aime. Pas de chichis. Un côté dark, très dark qui surfe sur une vague de coton. Pas d’effets Bisounours, pas de clarté fade, mais une envie de donner un autre aspect à l’image : il y a un côté un peu sirupeux avec un grain lourd et moite mais toujours ultra chaud, limite érotique.

Une image qui n’a pas son pareil vu qu’elle pourrait tout droit sortir d’un vaisseau spatial. La série se veut alors forte, démonstratrice d’un stylisme bien de chez nous, avec un côté second degré qui nous est cher mais qui se voit aussi auréolé d’une part d’art. Art de la photographie qu’Anaïs maîtrise avec Excellence. Cette collaboration est pour nous une fiertéparce qu’elle est en équilibre total entre le stylisme et la photo, deux savoir-faire qui pourraient être « mari et femme ».

 

[déchéanche post party]

 

Jeans Versace couture imprimé « Betty Boop et Harley Davidson » – Vintage
Chemise blanche – Zara
Noeud papillon argent à pois multicolores – Christophe Coppens.
Sweat oversized gris à pompons  – Jean-Paul Lespagnard pour 1.2.3.

 

Oui ! On en est fiers de notre première série mode et on va la faire jusqu’au bout, avec introduction et petit texte « diamant », que ça plaise ou non ! Ce n’est pas de la prétention, c’est plus de l’amusement de se dire que l’on peut reproduire l’impensable à notre petite échelle, avec les moyens du bord, et finalement faire un truc pro grâce à une collaboration. À nos yeux, c’est l’accomplissement d’un futur rêve à atteindre, comme si on en était capables, comme si finalement Monsieur/Mademoiselle pourrait être fait de papier… ENJOY :

 

[Paysan malgré lui]

Salopette et canotier – H&M

Débardeur – petit bateau.

Foulard vintage – Givenchy – Merci à Fabio Beaverhausen.
Bottes cavalières en cuir gaufré et cuir lisse – Celine!

 

Réalisation: Stèv Yaël Julien Romani-Soccoro – Photographe: Anaïs Lefèvre pour [BE] PXL agency.

 

 

Bien à vous.

David Crisci: Le caméléon international.

 

Il y a des fois où on pense savoir exactement où on va, ou du moins on pense savoir exactement où on va atterrir. Nos trois premiers homestyling, enchantés par des divas au style affirmé, étaient pratiquement réglés comme un métronome : allure assumée par des styles accomplis, les trois grâces savaient où elles allaient.

Avec ce nouveau homestyling consacré au sexe masculin, l’affaire fut tout autre. Même briefing, même envie, même rapport à l’élégance et pourtant… le résultat est bien différent : une explosion outrancière de looks portés à la perfection. Plus de lignes directrices mais une déstructuration poussée, une autre approche pour arriver à une improbable excellence. Une collaboration intime qui emmène le modèle vers d’autres horizons…

 

 

 

Notre modèle ? David Crisci ! Élément notoire de la vie nocturne bruxelloise, le Club Kid au visage d’angelot latin fait honneur à toutes les fêtes qui comptent. La jeune liane qu’est le garçon n’a certainement laissé personne indifférent : grandeur mannequin, sourire charmeur, aussi svelte que façonné, l’homme aux cheveux d’ébène et au regard malicieux entre dans la catégorie high class : ensemble de douceur et brutalité des traits sont ses atouts pour plaire à tous. Mais c’est par sa subtilité diplomatique et son incorrigible bienveillance que le jeune garçon achève les plus réfractaires.

Son allure n’est pas en reste puisque David sait manier le classicisme le plus pointu avec brio : un look classique mais étudié de près, construit autour de touches de « je ne sais quoi » qui font la différence. Rares sont ceux qui peuvent être dans la mesure en ayant toujours quelque chose qui clashe au premier regard. Il en fait partie.

 

 

 

Nous voilà donc partis en « guerre » avec le meilleur centurion pour créer trois looks comme à l’habitude : vie de tous les jours, soirs, et un saupoudrage d’extravagance.

Avec les femmes c’est différent, elles savent généralement ce qu’elles veulent : pas de chichis on shoote, on déblatère, chaque femme est unique. Ici, on est dans la construction, une vision encore peu courante, qu’on ne maîtrise pas forcément et pourtant… David Crisci est l’un de ces (satanés) Messieurs à qui ABSOLUMENT TOUT va. Il ne fut alors pas difficile de l’aider à se mettre en scène.

 

 

 

Il représente à nos yeux l’impensable : un international qui se joue de tout. Il pourrait vivre dans chaque capitale de la mode tant il est caméléon des genres. C’est donc avec une certaine jouissance que l’on peut dire qu’avec ces trois looks, il nous a fait voyager. Plus de jour, de soir ou d’extravagance, mais avec l’aisance d’un Sean O’Pry, on est partis à Londres, Paris et New York. Trois villes, trois styles dans lesquels David se glisse parfaitement comme si les pouvoirs du caméléon étaient siens.

 

 

 

Londres – Un collège boy en puissance ! On pourrait croire qu’il est américain et qu’il part en vacances dans les Hamptons, et pourtant son côté mutin nous renvoie plutôt à un étudiant anglais et bourgeois arty : mocassins à pampilles prunes sur jean clair, chemise bleu ciel et gilet crème, le garçon a tous les attributs du fils de bonne famille. C’était sans compter des détails comme la sacoche en cuir vieillie ou la cravate en maille bicolore qui lui donne une crédibilité pointue. Le côté Charles-Édouard est neutralisé sans pour autant gâcher son côté « je n’y touche pas ». Il joue avec les détails, ça le rend noble tout en étant très sexy.

 

 

 

Paris – Un concept-boy: fleurant bon le défilé haute couture, il pourrait être ce styliste étrange qui porte des choses bizarres. Pourtant, avec son jean rouge – couleur phare de la saison –, ses boots noires ajustées en cuir et son sac oversized, il laisse place à une touche rock. Encore une fois, c’est la confusion des genres qui rehausse l’aura. Le col « mille-feuille » enchaîné qui dérive en plastron ne fait qu’accentuer cet effet qui, avec surprise, réconcilie les deux tendances proéminentes de Paris, soit le rockeur et le garçon modeux. On dirait qu’il sort tout droit d’un défilé Givenchy sans même compter sur sa grandeur. Paris t’aime.

 

 

 

New York – Il vit bien évidemment à Brooklyn et fait de la musique, mais il s’en fout. L’américain blasé hipster se fait cool avec un David qui porte fièrement, encore une fois, des classiques mais dans une recherche du détail : pantalon vert sapin et T-shirt blanc surmonté d’une chemise en jean, on s’arrêtera sur le foulard à l’imprimé très « Monsieur » porté nonchalamment mais qui doit faire au bas mot 3 mètres de long. Il termine de mettre nos yeux à sang avec des chaussures qui mixent deux classiques : la fameuse chaussure de chantier et la bateau dans une version haute (soit les deux must have new-yorkais) pour arpenter les dangers de la ville, chaussettes sur le pantalon et assorties au foulard pour porter la tendance dans des détails les plus pointus. Carton plein.

 

 

 

David nous prouve qu’il n’y a pas qu’un seul look, que certaines personnes n’ont pas besoin de s’enfermer dans un style propre comme on a trop tendance à le voir avec le burlesque par exemple. Il associe la créativité à la confusion, sans oublier de mettre en surbrillance des détails qui achèveront l’œuvre. Notre fascination reste dans cette maîtrise des accessoires et des détails qui peuvent absolument tout changer et dégager d’une allure quelque chose d’enivrant.

 

Que faire ? Que dire ? Rien. C’est bouche bée que nous retournons à nos poupées… Merci David.

Bien à vous.

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