Brooklyn, BROOKLYN!

 

Vous savez déjà qu’on vous a laissé choir pendant une petite période il y a quelques semaines ! Ça va, hein ! Pas de remontrances ! Si vous aviez été à notre place, vous auriez fait pareil. MAIS ça mérite quelques explications.

Pour commencer, on était à New York et notre relation avec la Grosse Pomme est quelque peu chaotique à la base, alors forcément ça ne pouvait être que le bordel. Déjà, deux jours avant de partir, on a paumé notre carte bancaire : et c’est qui qui part dans des affres de béton sans un « radis »? Deuxièmement, toujours deux jours avant, l’ami « 1 » qui pouvait nous héberger ne pouvait apparemment plus, mais l’ami « 2 » présent lui aussi sur les lieux a réussi à calmer notre hystérie par des phrases rassurantes du genre: « On est à NYC, on trouve toujours une solution ». Ouais… bon… finalement, quand on l’écrit, là, on ne trouve pas ça très rassurant. Mais bon, on n’allait pas non plus gâcher 900 boules d’avion parce qu’on n’avait pas une thune et qu’on ne savait pas où on allait crécher à 7 h d’avion de notre cher home sweet home. Ça aurait été idiot. Ça l’était.

 

 

Le pire, c’est qu’on avait pensé à vous en se disant que ça sentait grave la galère, alors on commençait déjà à préparer des textes à la douce introduction du style : « Votre rédaction installe son QG à New York City… ». Tu parles ! Nous qui prenons déjà deux Xanax devant un épisode de « True Blood » parce que : « MON DIEU ! Mais que va-t-il ENCORE se passer ?! » Alors là, quand on a compris en sortant de l’avion que peu importait New York, Buenos Aires ou Minsk, on allait quand même se retrouver dans une galère PIRE qu’un épisode de « True Blood », ben forcément, « Monsieur/Mademoiselle » n’a pas vraiment été notre first priorité. On en est désolés.

Par contre, il faut bien le dire, on a été incroyablement surpris. Comme on vous le disait, New York et nous, ça n’a jamais été le grand amour. La première fois, on n’a juste pas adhéré : trop de béton, trop confiné, trop agressif et surtout ce sentiment permanent d’étouffer. Bref, si on habite Bruxelles et pas Paris, c’est qu’il y a une bonne raison. Du coup, New York, ça a été encore pire. Pourquoi repartir, me direz-vous ? Ben, les copines mode d’abord. On avait envie de les retrouver ces copines qu’on n’avait pas vues depuis que trop de Défilés Versace avaient vu le jour. Et puis faut pas être fermé : la première fois, ça fait toujours mal. Ce n’est pas pour autant qu’on ne retente pas l’expérience.

 

 

On a bien fait. New York, c’est grand et dans New York, il y a une chose dont nous n’avions même pas idée que ça existait : BROOKLYN. On avait souvent entendu : « Brooklyn est le nouveau Manhattan ». Non, non, Brooklyn, c’est Brooklyn. Son identité n’appartient qu’à ce « quartier ». Déjà, visuellement, c’est incontrôlable. Il n’y a pas UN mari à jeter à Brooklyn, tout le monde sans exception est beau. Du moins, ils ont tous cette aura coolau-dessus de leur tête et dans leurs styles, et que même s’ils sont « moches » au sens physique du terme, ce sont quand même des bombes.

 

 

Brooklyn, l’endroit où la chaussure « bateau » est reine cet été, indissociable apparemment de la chemise à carreaux négligemment portée, mais aussi des lunettes oversized. Un endroit où le geek rencontre le style. Un endroit où ça sent à trois plombes que la vieille Europe joue un rôle. Où le café en tant que lieu devient le symbole du hip.

L’American spirit réuni dans des looks confort mais avec classe. Dans des bars à  l’allure vieille Angleterre, même si le tout englobé reste bien américain.

 

 

Mais ce qui nous a certainement le plus sidérés, c’est cette propension qu’ont les gens à se connecter. La fête, c’est la fête, par exemple. Ce n’est pas un théâtre où l’on vient montrer ses plus beaux apparats. Quand on fait la fête à Brooklyn, on danse, on boit, et surtout on rencontre des gens… des jeunes qui brûlent leur vie par les deux bouts. Des jeunes qui vivent l’Amérique, une Amérique qui ne vous donne pas d’autre choix que de vous battre pour vivre votre passion. Ça travaille dur pour payer son loyer, sans oublier que si l’on veut faire de l’art ou de la mode, il va falloir relever ses manches et foncer dans le tas. Facebook n’est plus un réseau social mais bien une machine de guerre professionnelle où tout le monde s’interconnecte : pas question des dernières photos de sa soirée Tupperwareou pire, de la première risette de son gosse, mais de la construction d’une  réelle vitrine de ce que l’on produit.

 

 

Les gens que nous avons rencontrés se sont intéressés à ce que nous faisions, comme si une meute de loups se retrouvait confrontée à un bout de viande fraîche. On pense même qu’ils se sont posé la question de savoir si ce bout de viande était comestible ou pas. À savoir si ce que nous faisions pouvait leur être utile ou pas.

 

 

L’approche pourrait être brutale mais finalement nous avons rencontré des gens uniques qui veulent sans concession faire de leur passion leur vie, d’où cette perpétuelle recherche de réseaux utilisables mais pas forcément jetables. Ça, mes amis, c’est inestimable. Ça fout la patate, ça nous redonne nos 18 ans, ça donne envie de se battre aussi pour vivre de cette mode que l’on affectionne tant. Le meilleur, c’est que tout ça s’est passé en dansant frénétiquement (sur TLC – No scrubs, s’il vous plaît), buvant à déraison et minaudant devant des sosies de Jake Gyllenhaal à la pelle. Du coup, on n’a pas vu les quatre jours passer… Avec l’impression que ces quatre jours ne s’arrêtent pas depuis, parce que… Facebook.

 

 

Pouvons-nous en dire autant en Europe ? Nous interconnectons-nous pour nous appuyer, nous entraider ? Un doux rêve touché du bout de notre vodka cranberry… mais l’avantage c’est qu’on y croit encore ! Alors, je sens que vous allez râler quand vous allez nous lire mais bon dieu, ne dit-on pas depuis des siècles : « L’union fait la force » ? SOYONS LES PLUS AMÉRICAINS DES EUROPÉENS. Unissons-nous. La rédaction ne vous a pas oubliés totalement non plus : vous et votre meilleure copine avez décidé de passer une journée à Brooklyn ? Pas de soucis, on vous guide, comme on a été guidés :

 

– On vous conseille de faire un tour dans l’incroyable boutique Oak, un paradis du style qui vous en met plein la gueule sans forcément vous dépouiller le portefeuille. En outre, c’est plus une expérience « visuelle » que shopping. La boutique est à tomber par terre et ce ne sont pas des vendeurs qui vous accueillent mais bien des mannequins tout droit sortis d’une page de papier glacé. Rien que pour ça, ça vaut le détour, c’est mieux qu’une exposition photo.

 

 

– Puis vous devriez aller manger beaucoup trop de fruits et un W.R.O.C (on vous laisse la surprise du contenu) au Five Leaves – café/bar/oysters, pour une ambiance relax et cool dans un bar où la faune se mélange et n’hésite pas à engager la conversation… et encore une fois, quelle FAUNE ! Bordel… Mais bon, on arrête sinon vous allez nous prendre pour des obsédés.

 

 

– Après, vous vous sentirez forcément « gros » avec toutes les bonnes choses que vous aurez avalées, donc vous allez « siester » et pour les plus courageux, jouer un coup au frisbee dans McCarren Park, juste en face du Five Leaves. Le parc où tout le monde trouve que c’est cool de faire bronzette torse nu. Nous, on n’a rien demandé, hein…

 

 

– Puis, avec un peu de chance, vous finirez au Metropolitan pour la one dollar beer night… Eh ouais, 1 $ toute la nuit dans un bar où la faune arty et hip de Brooklyn se réunit dans une ambiance VRAIMENT sans prise de tête. Les meilleures rencontres sont assurées.

 

P.S.: Pas de photos perso, parce que quand on a la loose, c’est toute la vie : impossible de retrouver le chargeur de l’appareil photo qui était caché dans une paire de chaussettes… Allez comprendre… Mais bon, tout ce qu’on vous balance a été vu, hein ! On n’est pas des branquignoles, non plus…

 

Bien à vous.

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