Bowsdontcry: streetwear d’amour

Je n’aime plus la mode, ÇA ME SAOULE. Le catalogue LVMH qu’est un prétendu magazine s’appelant Vogue, les 3 milliards de collections par an et autant de défilés qui vont avec, la qualité souvent cheap de certains produits dits « luxe », les pseudo journalistes recrutés à la Cotorep et le grand carnaval de Dunkerque deux fois par an, JE N’EN PEUX PLUS ! Ce que j’aime, c’est m’habiller. Être beau et que le vêtement que je porte me donne confiance en moi. Non, mais en fait, pour ne pas faire la pute hypocrite, ce que je préfère, c’est quand on me dit : « Putain, il est TROP TROP cool ton tee-shirt ». Et moi de répondre, l’air innocent : « Oh, une cool marque !  » (si possible avec un nom improbable). Avec Bowsdontcry, j’ai trouvé le trésor que j’avais perdu dans l’immensité fade des pages de Grazia…

 
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Sarah Yalcinkaya (les noms imprononçables, c’est mode, j’vous dis), la tête pensante derrière ce jeune label parisien, est une sorte de Jeremy Scott d’un vestiaire streetwear hip mais pas tête à claques. Il serait d’ailleurs bien réducteur de ma part de simplement la copier-coller avec le directeur de chez Moschino. Oui, Bows Don’t Cry utilise allègrement les codes de la pop culture : les Tortues Ninja bouffent du Mc Donald’s quand les Simpsons ont Pikachu pour animal de compagnie. Mais les références ultimes de cette nouvelle génération biberonnée à Internet ne sont que subtilités savoureuses… Excusez-moi, quand je vais chercher le pain et que ma boulangère s’extasie devant mon tee-shirt Power Rangers, c’est autre chose que les robes Barbie poufiasse de la dernière saison de Monsieur Scott chez les Italiens. Certes, Ru Paul sera extatique, mais difficile d’être Ru Paul quand tu travailles au Bon Marché. Bon.

 
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Le vrai don de Yalcinkaya, c’est de proposer une mode très fun sans pour autant que cela devienne ridicule. Le détail est travaillé mais cela reste du détail : ça va être un patch à l’arrière d’une veste en jeans, un tartan de Bart Simpson sur un débardeur, une poche Ananas sur un crop noir ou encore un Captain America sur du tye & dye, et ça te donne tout de suite une allure beaucoup plus avenante, joyeuse. Bowsdontcry te rend sympathique et croyez-moi, ce n’est pas de refus pendant l’heure de pointe dans le métro.

 
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Certes, je ne vous la fais pas, quand vous allez sur leur site, ça vous explose à la gueule. Mais pour l’avoir vue en boutique, je peux vous dire que la demoiselle cartonne. Pièce par pièce, tout est largement accessible, en simple jeans et baskets la griffe ajoute un coté pop bonne humeur, et tout ça à des prix défiant toute concurrence, avec label « Vrai putain de mode qui soutient du vrai putain de créateur« . Je veux dire, quoi d’autre ?

 
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La miss est en vente chez Noir Kennedy et sur commande. Et quand je parle de commande, je ne parle pas d’un truc qui dure 300 ans en mode relou. Je parle de rencontrer quelqu’un de cool qui va certainement réaliser le truc que vous voulez vraiment, unique et pour pas trop cher. Nan mais, QUOI D’AUTRE ?

 
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On vous conseille vivement de vous ruer sur les créations du label, c’est l’accroche-mari infaillible dans une soirée, autre atout non négligeable… OKAY, j’avoue, c’est surtout pour ça que je me fournis chez elle. Bows Don’t Cry a inventé ‘la couture attrape-mari ». À bon entendeur…

 

Bien à vous.

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