Maison Marchand Moustafa, le renouveau du cool.

Alors que Paris a officiellement ouvert son énième Bal de Connasses, on ne se lasse pas de vomir sur cette danse nuptiale où des journalistes de mode véreux côtoient une fourmilière de blogueurs à l’ego surdimensionné pour assister à 12 millions de shows plus fades les uns que les autres. Bonjour, c’est la Fashion Week.

On en retiendra quoi ? Sûrement rien. Tout sera génial et fabuleux, les sacs et cadeaux pleuvant dans les rédactions alors que la mort du prêt-à-porter est aussi annoncée qu’imminente. Jean-Paul Gautier et Viktor & Rolf en dignes gardiens de l’intelligentsia créative l’ont bien compris en se concentrant uniquement sur leur direction couture… Mais qu’advient-il de notre jeunesse pauvre qui ne peut s’offrir les services de petites mains aux doigts d’or ? Pas besoin de prier sainte Carine (Roitfeld) pour se sortir de ce guet-apens nauséabond : la relève prend le contre-pied et s’offre l’insolence de vous abreuver de style plutôt que de tendance. La toute jeune Maison Marchand Moustafa en est bien l’exemple le plus naïf.

 

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« Naïf », terme péjoratif ? Loin de là, chers amoureux du vêtement ! Comme un fil conducteur, presque une signature, Iris Marchand et Sophie Nothnick Moustafa se lancent dans un projet qui invente une néo-couture où la beauté du geste, la création pure, la couleur, l’abolition des différences, le minimalisme et un regard résolument innocent font l’amour pour créer une griffe d’exception qui hume l’air du temps.

 

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Le duo est complémentaire et attire le regard dès la première silhouette. Alors que l’une est styliste et extirpe de ses racines anglo-allemandes les lignes les plus pures, l’autre réinvente le candide pour retranscrire une imagerie moderne, cool et résolument hip. Le réseau souterrain et underground de la capitale s’arrache déjà les pièces loufoques mais totalement accessibles de cette jeune maison qui balaie les diktats d’une industrie suffocante d’un seul revers de machine à coudre, pour n’apporter que l’envie : l’envie de porter immédiatement ces sourires faits de matières nobles. Un parti pris élégant et pourtant totalement portable, le tout dans une gamme de prix doux…

 

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Chez Maison Marchand Moustafa, on assume le fait de briser les frontières du genre. On le revendique, même. La collection totalement unisexe élimine tous les codes établis de la masculinité ou de la féminité pour ouvrir le champ des possibles. Plus de superflu, plus d’interférence à cause des tailles, on se concentre sur un vêtement cache-cache dont le jeu des couleurs vous abreuve d’une certaine joie de vivre. Les élastiques remplacent les fermetures Éclair pour s’adapter à la morphologie, le sportswear n’est pas loin pour appeler au confort, sans pour autant délaisser des coupes complexes, originales et forcément design.

Les deux jeunes créatrices n’ont rien à envier à une certaine Phoebe Philo dans l’intellectuel, sans pour autant en faire un cheval de bataille. Porter la Maison Marchand Mustafa, c’est même un oxymore : celui qui aime la mode mais qui la rejette dans sa forme dramatique et quasiment insupportable. MMM ressemble à un autre MMM époque idéale ; c’est déclarer au monde que l’on a du goût sans forcément être un mouton. C’est être de ceux qui ont l’intelligence de posséder encore un cerveau et donc de réfléchir à ce qu’ils portent. Ce n’est pas se considérer à la pointe de ce qui se crée mais en être le précurseur.

 

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Mais c’est bien dans la production que les deux demoiselles se démarquent encore plus : du tout fait main qui brûle les yeux de désir. DU TOUT FAIT MAIN, les gars ! FAIT MAIN, BORDEL ! Vous me pardonnerez une certaine hystérie mais c’est tellement rare que ça mérite d’être signalé avec une certaine insistance. Petite production et rareté sont l’expression d’un nouveau luxe qui se veut judicieux et encore très discret. Un secret que l’on est fier de partager et qu’en même temps on voudrait garder comme un trésor d’une préciosité extrême. Un Hermès du cool qui ne détruirait pas tous nos espoirs d’avoir une relation saine avec les institutions bancaires.

 

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Maison Marchand Moustafa est clairement une vision juste du futur, là où l’amour pour le style est divulgué avec passion. À porter sans modération quand on veut se délecter d’être un des défenseurs de l’avant-garde…

 
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Bien à vous.

Charlie Le Mindu, ange capillotracté.

Je découvre Charlie Le Mindu comme tout le monde: dans la presse, via la l’inondation sur les réseaux sociaux et par le dieu Prigent dans un épisode « d’habillé pour… ». Un petit français, à Londres, qui vient saluer à son défilé de création capillaire Haute Couture, habillé en boucher couvert de sang tout ça sur des cris de porc qu’on égorge, ça mérite une oreille tendue. Très tendue. Généralement Prigent flaire bien et le ciel nous envoya le digne héritier de la Haute Coiffure.
 
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Charlie Le Mindu, 28 ans, bohémien ultra élégant, est un de ces personnages multi-facettes qui sont presque surréels tant ils sont magiques. Caméléon du look, il oscille entre le punk en cuir, le crooner aux creepers ambiance 50’s, débraye sur fluo kid hystérique pour atterrir comme le plus sexy des gitans. Mais Le Mindu est avant tout un garçon authentique. Il a comme une forme d’innocence qui se caractérise par un soupçon de trait adolescent alors que ses mots sont d’un naturel désarmants. En plus, ce mec est doté de l’aura des passionnés. Un goubli-boulga de références et une liberté totale qui font de lui un être aussi attachant que mystérieux et par conséquent irrésistible.
 
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Torturé par les extrêmes, exaltant le no-limit tout en chantant la beauté du classique, le Coiffuriste (mot attribué par le chorégraphe Découflé quand même! NDLR) a l’air d’être né pour faire du cheveux une matière première aussi excitante qu’inédite. Des perruques pour La Gaga, un cabaret à la fondation Cartier avec les filles du Crazy Horse et bien évidemment des collections ultra créatives qui défilent au gré de ses escapades. Le Mindu s’amuse et émerveille parce que personne ne s’était encore aventuré dans les marécages d’une inventivité aussi sauvage et incongrue. Le talent et l’imagination sans limites du garçon en guise d’arme et de bouclier. Il a franchi un pas que peu ont exploité et c’est de ce fait que la notoriété s’érige et que les sirènes de l’avant-garde se mettent à siffler.
 
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Avec l’enfant de Bordeaux, on peut passer de la longue chevelure de Raiponce à Disney Land aux créations scéniques immodérés pour chanteuses ultra conceptuelles. C’est dans ce jeu d’opposition que le créateur a l’air de puiser son inspiration. C’est ce magnétisme contraire qui le pousse à aller toujours plus loin. Toujours un touche d’humour enveloppé dans une grosse dose de sexy, c’est la signature Le Mindu. L’envie de sublimer triomphe toujours sur l’extrême alors que finalement, ses créations, ses performances ou même ses dons de mise en scène emmène vraiment dans un univers coloré, neuf presque irréel… magique donc. J’ai envie de dire que ça « nourrit le cerveau ».
 
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Aujourd’hui, Charlie Le Mindu n’en finit plus d’étonner en sortant un single, j’ai nommé: « Died Blonde ». On aurait vite fait d’imaginer quelque chose complètement fou et bien… pas du tout!! Et c’est ça qui fait encore plus le charme du personnage: la surprise! Monsieur Le Mindu se paye un clip ultra léché avec les sublimes du Crazy, tenues latex, noir et blanc, jeux graphiques, c’est beau, extrêmement esthétique. Le Mindu est sublime en crooner noir des orteils jusqu’au yeux. Son titre résonne comme une parfaite B.O d’un James Bond irrévérencieux, le refrain est entêtant, la musique drama-far-west est vraiment cool, c’est bien filmé, les filles sont jolies et diaboliques à la fois, c’est Arty sans être guindé: c’est intelligent… Bref, Oh la la quoi!
 

 
Le petit génie aux doigts magiques est là ou on ne l’attend pas et c’est ce qui rend l’intérêt pour la créativité de Le Mindu tellement affriolante. Il est de cette honnêteté subliminale qui, bon gré mal gré, nous emporte le coeur. Qe faire? Que dire? Comment résister? Ne résistons pas, laissons-nous aller, c’est trop beau pour être vrai et surtout à nous de lui rendre la pareille visuelle: « let’s all die Blonde! »
 

Retrouvez Charlie Le Mindu en ce moment au Carnaval Monstre de Bordeaux et « Died Blonde » sur I-tunes

 

Bien à vous.

Les coups de reins sonores d’Alto Clark.

Dans l’écurie Fils de Vénus, je demande Alto Clark. Carrure gourmande, yeux océan, le streetwear en signature. Le genre de mec que tu poses en débardeur échancré American Apparel, short en cuir Hermès, Nike Air aux pieds, une bouteille de bière à la main devant une Peugeot 205… et tu réinventes le porno subtil. Une future série Vogue Homme qui sent le sale. Un mélange d’ironie 80 à un brutal coquin des caves de Sarcelles. De Citébeur à Brooklyn tout en jouant au sarcasme visuel du hip très français, un résultat hybride très « à la cool ». Voilà pour l’esthétisme. Ça pète à la gueule, c’est assez joli à regarder, mais ça pue le cul surtout.

 

     Alto Clark-Sarah Fouassier

 

Pour le personnage, c’est plus complexe, rien à voir avec l’aspect « taillé à la serpe » du type. Timide sans l’être. Trop curieux pour fermer sa gueule, il a un côté bambin, potos, frérot. Le mec à qui t’as envie de pincer la joue ou d’être bras dessus, bras dessous quand t’es bourré. Un petit air de Coubiac dans un grand verre de culture.

 

Alto Clark-B Rob

 

Issu des beaux-arts de Saint-Étienne, il a ce côté torturé dans le débat, d’où l’expression par l’art et bien évidemment par la musique, mais pas de façon pompeuse. On n’est pas dans l’incompréhension du discours en mode « j’ai voulu retranscrire le monde dans une vision musicale évocatrice d’une certaine brutalité dans le plaisir-gna-gna-gna-bla-bla-bla ». Adieu « Mélanie-Laurent-isme » dont peuvent faire preuve certains artistes contemporains. Le premier degré opère, c’est la délivrance de musiques abruptes, de sons compilés pour la fête ultime. L’orgasme du père Alto passe par la distribution sonore quasi chamanique dans le but non caché de faire se dandiner la foule. Ça va du booty hip-hop crasseux à la techno de backrooms la plus chaude, c’est toujours bien pensé, des fois doux, des fois dur : il connaît l’étreinte. Genre, t’as vraiment envie de baiser sur les mixtapes du Sébastien Chabal du monde des Bisounours.

 

 

Mais ce qui le prend vraiment aux tripes, c’est le live. Moitié du groupe De La Montagne, ils cartonnent en duo grâce à une sorte d’électro-pop suave qui fait chavirer les cœurs et les caleçons. Il agit, évidemment, aussi en solo et s’amuse de beats dépouillés qui ne sont pas sans rappeler les nordistes les plus froids. Voyage entre les afters de la Lettonie, Stockholm et forcément Berlin qui n’est jamais très loin. De sa scolarité, il garde une certaine rigueur, un besoin inassouvi de perfection. Trop de perfection, des fois. Comme s’il s’interdisait la faute qui pourrait octroyer à ses idées sonores une dimension qui contrôle l’hystérie.

Alto Clark aime jouer aux brouilleurs de pistes quand il s’adonne à la créativité auditive ! Il emprunte un labyrinthe qu’il crée de toutes pièces, que par conséquent il connaît, et dans lequel il vous amène sans même que vous vous en rendiez compte : c’est différent, envoûtant, presque performatif.

Les éducations esthétiques ont toujours su donner à la musique cette dimension fantasmagorique où les sonorités ne sont plus seulement l’apanage de l’ouïe mais aussi des cinq sens. Le père Alto, en guincheur foutraque, continue d’étudier la question sur nous, ses cobayes préférés.

 

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Sa névrose est joyeuse et se sent aussi sur scène où la passion qui l’anime se transmet comme une substance illicite. Il sourit, du moment que l’on transpire. Le père Alto est définitivement d’une génération qui a décidé de pousser l’expérimentation au-delà des frontières d’un cercle restreint, car seule la populace le nourrit. De cette communion tendancieuse naît une tension sexuelle et musicale qui a pour lit le dancefloor… Alto Clark n’est certainement pas un coup d’un soir mais bien l’amant musical de nos nuits les plus chaudes : passées, et surtout à venir.

 

Bien à vous. 

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE.

Mon Charlie

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Ça fait un moment que je te regarde de loin mon Charlie. T’es sacrément beau. Je suis tombée en amour. J’aime ta façon de penser, ton tempérament, tes convictions, ton courage, ta morale, ton humour, ton esprit, … ta liberté … ton indépendance …………..Mais les gens ça peut être cons tu sais. Je les ai vus te brutaliser, te rosser, t’incendier parfois. T’es courageux mon Charlie, tu leur en répliques de la torgnole à ces bons à rien, ces tout petits cerveaux, ces ridicules neurones, ces menus penseurs. Aujourd’hui ils se sont acharnés, ils t’ont fait passer sur le billard. On ne te laisserait pas mourir. On ne laissera pas mourir la liberté d’expression. JAMAIS.
 
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Les armes tu les as, je ne parle évidemment pas de celles qui ont servi à la barbarie ce matin, car ce sont les armes des faibles, je parle de tes armes : les mots, les crayons, les pinceaux. Il faut continuer de te munir de ces objets pour dénoncer l’extrémisme qu’il soit religieux ou politique. Ne jamais s’arrêter, ne jamais prendre peur, toujours rappeler que la liberté d’expression fait partie de nos fondements, toujours rappeler qu’il est nécessaire de la défendre, toujours dénoncer l’obscurantisme, toujours être respectueux de l’autre. IL LE FAUT.
 

On est aujourd’hui en deuil mon Charlie, je te laisse du temps et on se retrouve vite.

 
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ON T’AIME CHARLIE.

 

Nos condoléances vont aux familles
 
Aurore, Jules, Cécile, Aubry, Myrtille, Romain, Emmanuel, Boris, Clara et Stèv – M/M CREW.
 
Rendez-vous à la République! #jesuischarlie

DîNER NOIR – Performance secrète @ La Baie!

Alors que l’antre clubbing du Pipi Caca Poney Club ouvrait sa partie nuit par un set démoniaque de Charlie Le Mindu, Monsieur/Mademoiselle festoyait autour d’un dîner performance des plus intimes dans l’espace galerie… Vin rouge comme le sang, art gastronomique par nos deux chefs de luxe, Luke Jno Charles et Martin Noble, scénographie pleine de poésie noire par Romain Brau accompagné d’un design sonore spécialement créé par Le Formica. Le tout fantasmé par la troupe CRISIS ou quand le rêve a dépassé les arcanes du cerveau pour devenir réalité… Performance secrète et intime, quelques élus, une famille soudée et l’art qui n’en finit plus…

Autour de la chose noire, Yann Morrison a immortalisé les âmes perdues dans cette nuit pleine d’étrangeté remplie d’une atmosphère où désir et amour ne faisait qu’un … 

 
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Haus of Love <3

Le marasme qu’est la nuit de la Saint-Sylvestre est un grand bourbier dans lequel on ne fout jamais les pieds. Gros bordel dans les rues, angoisse vis-à-vis de la foule qui se croit obligée d’être plus bourrée que de raison parce qu’on va prendre encore un an dans la gueule. Le petit doigt frileux, nous restons confinés sous une couette bien chaude, caisson de champagne en guise de béquille, jusqu’à ce que l’hystérie se tasse et que les réseaux sociaux annoncent les différents maux de cheveux et autres vœux de bonheur qui sentent le relent de drogues diverses et variées. Pas la peine d’essayer de nous faire croire que c’est LA soirée de l’année avec des Top 10 des fêtes aussi banales qu’un samedi soir à Lourdes… Enfin, cette année, si. Bernadette Soubirous ressuscite pour donner aux clubbers de la capitale française et à nos modestes orteils une raison de troquer le confort de nos bunkers-appartements pour le strass, les paillettes et de sortir le grand jeu à coups de tenues lumineuses « réginesques ».
 
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C’est sous le signe de l’amour que la dealeuse maîtresse du genre vous invite à célébrer le passage de la porte du temps. Dora Diamant, Anna Mimouni et ses copines les plus intenses vous servent sur un plateau une maison « full of love », ou quand la seule promesse d’une drogue dure en intraveineuse se nomme « Amour » avec un grand A. Quoi de mieux que la version « Appart’ » de votre soirée, mais dans l’intimité d’un club qui sent le soufre et la démesure et aussi folle que les personnes qui l’investissent ?
 
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Toute la particularité de cette fête réside dans le concept que la Diamant brute et sa team <3 <3 <3 assiègent le lieu du sol au plafond, du fumoir au Dj Booth : pas de videurs relous agressifs qui « doivent gérer » mais une Sailor Mounoury qui t’attend au fusil à vodka (ça promet!), pas de barmen indigestes qui sont au-delà de l’aigreur pour vous servir, pas de Deejay dédaigneux qui passent des disques pour leurs cachets hors de prix. Dans la Haus of love, on vient comme on est, on en prend plein les mirettes avec Gabo Del Toro et Linda De Morrir en performance, on se fait « polaroïder » par le maître Morrison, histoire d’avoir une photo de profil décente pour le 1er janvier 2015, tout autant qu’on devient muse d’art contemporain d’un soir pour les plus Studio 54 des artistes photographiques A.K.A Simon Thiébaut et Dustin Muchuvitz. À l’entrée, Marylou Tatoo se fera le plaisir de te rendre loubard avec ses encres folles pour mieux draguer les garçons pas concons qui danseront, danseront, danseront jusqu’au début de la petite matinée…

 

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MAcaulay Coquine & Du$tin

pepi-dora-haus-of-loveDora Diamant & Pepi Della Fresca

 
Car il faut le reconnaître, la maison de l’amour n’a pas lésiné sur la musique la plus pointue, histoire que le temps ne soit qu’une question vague inexploitable… Pepi Della Fresca, le rouquin maître des Flash Cocotte aux sets aussi furieux que son cerveau bibliothèque de la musique la plus érotique, enchaînera avec Scarla 1000, membre des très réputés Travlator$! Alors que dans l’incongru, la liberté du duo le plus ourson de la planète, j’ai nommé les Wannabear, servira des mets sonores légendaires au-delà de l’hymne. Michel Vacances (a.k.a Matthieu Gagelin), qui avait joué pour une de nos SALE!, sera aussi de la partie et on en redemande déjà tellement ses sets pointus évoquent la sensualité d’une soirée bien entamée où le prince charmant est déjà dragué. Mais c’est avec Apollo Thomas que tu le ramèneras dans ton lit, petit génie de l’illustration, Einstein de l’amour, qui, par ses formules magi-musicales, devrait finir d’achever ton taux d’endorphine alors que Dora, baronne de l’amour, coordonnera tout ce joyeux bordel pour ton cœur qui ne demandera qu’à s’ouvrir avec fugacité sur la piste… Rien que d’y penser, on en sue déjà, de ces phéromones qui appellent à se faire des câlins.
 
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Apollo Thomas

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Scarla 1000

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Michel Vacances

 
Avec une invitation limitée à 150 places, la Gina xxx du Nouvel An est la soirée confidentielle où tout le monde voudrait être mais n’en a pas encore conscience. Il faut se dépêcher, les tickets sont rares, peu chers pour (15 en prévente / 18 sur place) et cette maison qui pue déjà le moment culte n’aura lieu qu’une fois… Comment te dire que les clubs lambda, tu peux y aller toute l’année et que tu t’embarques, chez eux, pour la destination nommée « enfer » ? On ne sort jamais pour Sylvestre, ici, on va l’embrasser, le câliner, l’aimer et se gaver de cette énergie lumineuse qui nous gorgera toute l’année. Tu viens ? MAIS VA ÊTRE TROP BIEN, BORDEL ! Oh LÀ, LÀ, LÀ ! MAIS HÂTE, QUOI !
 

Bien à vous.

Les têtes à claques!

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Si, en effet, on aime faire des caricatures un peu moqueuses de ces messieurs et de leurs stéréotypes vestimentaires, il n’en reste pas moins que généralement, ils nous allèchent jusqu’à l’érection. De l’autre côté, il y a ceux qui nous font aussi bouillonner, mais à l’opposé. Ceux qui nous donnent envie de devenir champion de France de boxe juste pour le plaisir d’en faire nos punching-balls. Sérieux, les gars ?! Vous vous regardez dans une glace avant de partir de chez vous ? Comment ça se passe, vous vous sentez bien en étant franchement moches ? Petit tour d’horizon des têtes à claques du style.

 

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– Le mec Rick Owens : sa mamie devait se débarrasser de ses torchons à vitres et de ses vieux collants filés, il a donc décidé de s’improviser créateur de mode et d’en faire une espèce de superposition de tee-shirts informes qui lui arrivent aux genoux. C’est laid, la matière est indescriptiblement dégueulasse et il ressemble à une version goth de Desigual. Autant vous dire qu’on a plutôt envie de remettre un peu de couleur dans sa vie en lui vomissant dessus.
En plus, le mec associe généralement ça à une jupe longue en toile de parachute digne de madame Moreau, prof d’arts plastiques du collège Francis Lalanne à Cujol-les-amandiers dans le périgord, le tout surmonté de boots à lacets dignes d’Elvira. On adore Elvira mais dans un contexte iconique, hein ! On se voit mal procréer avec la maîtresse des ténèbres.

 

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De plus, chéri, le maquillage, on est ultra d’accord pour aller à la House Of Moda du samedi soir mais entre-temps, ça serait sympa que tu te laves la gueule. Ça donne pas très envie, tous ces restes, même si tu as l’air de trouver ça terriblement sexy. On t’assure que ça ne l’est pas. N’est pas Kurt Cobain qui veut, okay ? Pas la peine de faire la tronche non plus, ce n’est pas nous qui avons décidé que les gens auraient la nausée en te matant, bébé.

 

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– Le sportif de la vie : il fait -40 000° en ce mois de décembre mais le sportif de la vie est en short avec un débardeur Adidas taille 12 ans et des Nike à ressort. Il a chaud où qu’il soit, quoi qu’il fasse. De toute façon, il ne fait qu’une seule chose dans la vie : du sport. Donc, il se doit de te le montrer et de partager visuellement sa transpiration avec toi. Son iPod chirurgicalement implanté dans les oreilles et pincé à la sangle de son sac Asics XXL qui contient une gourde, des stéroïdes, différentes serviettes sales et à salir, un jockstrap de rechange et les derniers exemplaires de Hulk Hogan magazine, il se dandine dans une chorégraphie linéaire étudiée. La vie est un tapis de course et il veut que tu en aies conscience, même à 8 h du mat’, alors que tu ne rêves que de ta couette.

 

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Il a le crâne savamment rasé et la petite houppette à la Tintin imbibée de gel Vivel Dop effet carton, que si tu passes ta main dedans, tu te coupes en mode « direct aux urgences ». Son sourire ultra bright est indécent de niaiseries mais lui se sent fort parce qu’il a un tatouage tribal des tribus polynésiennes choisi dans les shops à encre de Châtelet. Ses QG sont la salle de gym, ÉVIDEMMENT, mais aussi le Sun City où il ne va, bien sûr, que pour faire du hammam en toute simplicité et hydrater sa peau. Oui, oui… et mon cul, c’est du poulet ? Bref, c’est vraiment le mec à qui tu n’as pas envie de parler tellement il sent le rance à 20 kilomètres. Mais ne soyons pas odieux, lui, il est bien dans ses baskets car il fait du sport… ÇA VA, JE CROIS QU’ON A COMPRIS.

 

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– Le Saint-Germain-des-Prés Power : il est certainement le plus insupportable de cette catégorie avec ses mocassins en velours à picots de chez Tod’s et son inconditionnel chino aux couleurs plus embarrassantes les unes que les autres, comme framboise ou vert pomme. Son signe de ralliement et d’identification ? La ceinture Hermès, seul objet de la maison de luxe ultime qu’il peut s’offrir. Il est généralement accompagné de Charlotte, son double féminin en ballerines Repetto, sac Longchamp pliable, skinny délavé à 400 boules de chez Darel, chemisier à lignes verticales roses, perfecto en cuir trop petit et chevelure beaucoup trop blond cendré sous couvert d’une frange démesurée.

 

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Ils ne se quittent plus depuis le Rallye after « Manif Pour Tous » où ils se sont rencontrés, et lui la protège de ses grands bras maigres cachés sous sa veste Hugo Boss que papa lui a payée quand il a réussi à avoir un 8/20 à sa copie de philo au lycée Notre-Dame-des-Enfants-Sauvés-de-cette-Société-de-Débauche. Il te regarde avec dédain parce qu’à 30 piges, tu portes des vêtements de sport autrement que pour aller au tennis alors que lui s’habille comme son grand-papa depuis qu’il a 8 ans. Et ça, il ne comprend pas. Ça tombe bien qu’il ne comprenne rien parce que nous, à part lui foutre une paire de gifles dans la gueule, on n’a pas vraiment envie de faire grand-chose d’autre, et certainement pas de lui expliquer.

 

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– Le CDI de la mode : depuis qu’il est devenu assistant EN CDI (Saint Graal ultime) de la rubrique shopping de Avantages, le garnement n’en peut plus de la vie. Il superpose tout ce que lui dit le catalogue Vogue-LVMH et ressemble à Anna Dello Russo, mais version Primark. Parce que bien sûr, il est junior et son 1 200 boules par mois ne lui permet pas de s’offrir les originaux. Il représente tout ce qu’il ne faut pas faire, IL EN FAIT TROP.

 

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Certes, il a un sac à 4 000 balles offert par ses parents + grands-parents qui se sont saignés pour lui acheter il y a deux saisons car il ne voulait pas du permis (il habite en ville), mais tout le reste est un condensé de tout ce qui se fait de plus cheap au monde. Pour feindre cette fadeur dont il a conscience, il tend son sac comme un hystérique à toutes ses collègues de bureau en criant : « C’est un VRAI Balenciaga que je n’ai même pas acheté sur Vestiaire Collective ! ». Son musée, c’est H&M le samedi après-midi, et les célèbres collab’ du géant suédois de la merde sont ses avant-premières à lui. Il parle en mettant des « -han » à la fin de chaque phrase et il a tellement d’accessoires sur lui que Noël est LA date de l’année où il paraîtra normal. Dédaigneux, tout le monde le hait. Lui croit que c’est parce qu’il a compris la mode et que les autres sont juste jalouuuuux. Mais en fait, c’est parce qu’il a une attitude de roquet qui aurait besoin d’un bon coup de… En même temps, qui voudrait fourrer une dinde hystérique de ce genre, même un jour de Thanksgiving ?

 

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Le CDI de la mode est le modèle même de la frustration qui noie son mal-être dans la fringue de mauvaise qualité comme beaucoup d’entre nous se replient sur une bonne tablette de chocolat noir. Son appartement est empoisonné de fringues à usage unique et sans âme, comme lui. Son seul moment de répit est la fashion week où il peut jouer à la grande dame du monde avec ses copines journalistes et sortir des phrases toutes faites comme : « Karl nous a impressionnés avec sa collection déstructurée ». Il ne sait pas ce que ça veut dire mais il s’en branle parce qu’il a compilé trois phrases dites respectivement par Anna Wintour, Mademoiselle Agnès et Suzy Menkes, donc ça ne peut être que génial. Son idole est Rachel Zoé, une « femme qui a réussi » et bien qu’il s’empiffre de kebabs en scred à 2 h du mat’, il essaye de faire croire qu’il ne mange rien. Il fait plus pitié qu’autre chose, mais comment en vouloir à quelqu’un qui finalement n’a aucune existence sérieuse ?

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On en croise tous les jours sur les lignes du métro, ils sont insupportables, mais qu’est-ce qu’ils sont rigolos à sauver mes matinées embuées ! Continuez, les gars. Sans vous, ma vie serait tellement monotone… Au fond, je vous aime, vous faites remonter mon estime de moi, à chaque fois !

 

Bisou et bien à vous.

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