Aubry, Petit Prince de l’électronique…

Comment avons-nous osé utiliser ce terme de « Petit Prince » alors que c’est complètement galvaudé ? Et pourquoi pas « enfant terrible » pendant qu’on y est ? Sommes-nous devenus de cette race de journaleux qui se touchent la nouille, utilisant le remède de la facilité pour pondre des éloges ? Mais nooooon, bébé ! On l’appelle Petit Prince, avec deux grands « P » car un jour, Aubry montera sur le trône du royaume de la nuit…

 

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Il était une fois un dimanche de ramasse comme les autres où la gueule de bois tapait tellement fort sur le système de la rédaction que le silence était de mise. Le moindre petit bruit, allant du papier froissé des emballages de fast-food à cette horrible poésie du vomi déversé dans la cuvette des chiottes, était source de conflit. Guerrier parmi les guerriers, un des rédacteurs eut l’insolence de balancer un soundcloud, persuadé d’apaiser les âmes. JACKPOT de l’amour, The Mango tourne et leur romantisme électronique, entre house vicieuse et techno élégante, réveille notre mort pour nous faire danser jusqu’à notre prochain tombeau.

 

 

C’est en fouinant sur Internet pour savoir qui était responsable de tant de beauté que nous l’avons trouvé, notre prince, futur roi, digne héritier d’une scène club française qui sait faire les choses avec un certain doigté, une signature incomparable que les étrangers nous envient. Nous n’aurons pas le ridicule assez ancré pour utiliser « french touch » ici, c’est beaucoup trop puant et ça paraîtrait presque ironique. Mais Aubry est de ceux qui savent faire de leur mix une symphonie propre et unique que beaucoup peinent à posséder, contrôler, maîtriser. C’est avec ce naturel désarmant que celui qui aura mouillé beaucoup de culottes, par son physique aussi charmeur que ses goûts éclectiques, envoûte jusqu’à perdre la maîtrise totale de son propre soi. Écouter Aubry, c’est comme un nectar empoisonné qui rentre dans vos oreilles pour contrôler votre cerveau. Il permet à la foule, par des sélections implacables, de s’adonner au laisser-aller. Alors, les poufiasses en Louboutin ne contrôlent plus leur coiffure, les hipsters arrachent leurs chemises, les pédés bavent, éblouis, les amoureux de la musique ne peuvent s’arrêter de jouir. Les foules sont heureuses quand le prince joue.

 

 

Ce qui est encore plus excitant, c’est que le personnage fascine autant que la musique qu’il distille : corps aux proportions affriolantes, regard bleu glacier, sourire communicatif, ce monsieur de l’électronique attire aussi par ses atouts de conte de fées : un brin mystique, diront certains, perché pour d’autres, c’est surtout une timidité contrôlée qui le rend magnétique. Une timidité qu’il combat aux commandes de ses platines parce que vous faire danser est certainement la meilleure preuve que vous le comprenez.

 

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De ce charme musical et personnifié, il décroche la résidence des Noctua et co-fonde les soirées SALE! tout en passant par la Cocotte club, la Klepto, la Culottée, mixe avec les Fils de Vénus au Batofar ou même à Lyon au Lavoir Public… Petit à petit, le Petit Prince conquiert les clubs parisiens les plus cool et les cœurs des clubbers qui y dansent. Intellectuel inépuisable de la musique, Aubry est une encyclopédie qui enchante, capable de tout jouer.  Ce qui fait aussi de lui un fin narrateur qui dézingue le monde de la musique dans son journal, Le Tempo Parfait.  Bazooka sur l’épaule, il est le cauchemar d’une industrie musicale trop propre et fait hurler de rire ses lecteurs avec quelques « fausses » interviews rondement menées et sans langue de bois qui, certes, vont parfois trop loin mais qui ont le mérite de la passion.

 

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Alors Aubry, prince de conte de fées ? Chaque prince est un être humain avec ses qualités et ses défauts mais ce qui est certain, c’est qu’Aubry met une énergie dans sa passion pour la musique et ça, ça s’entend à chacune de ses apparitions. Le Petit Prince n’est pas encore roi mais il est sur la bonne voie. Ce que nous attendons d’entendre avec la plus royale des impatiences, c’est un EP… À bon entendeur.

 

Tout naturellement, c’est lui que nous avons choisi pour être le nouveau Rédacteur en Chef Musique de notre modeste magazine. Un peu de sang royal dans notre vaste putasserie ne nous fera pas de mal…

 

Bien à vous.

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