Maison Marchand Moustafa, le renouveau du cool.

Alors que Paris a officiellement ouvert son énième Bal de Connasses, on ne se lasse pas de vomir sur cette danse nuptiale où des journalistes de mode véreux côtoient une fourmilière de blogueurs à l’ego surdimensionné pour assister à 12 millions de shows plus fades les uns que les autres. Bonjour, c’est la Fashion Week.

On en retiendra quoi ? Sûrement rien. Tout sera génial et fabuleux, les sacs et cadeaux pleuvant dans les rédactions alors que la mort du prêt-à-porter est aussi annoncée qu’imminente. Jean-Paul Gautier et Viktor & Rolf en dignes gardiens de l’intelligentsia créative l’ont bien compris en se concentrant uniquement sur leur direction couture… Mais qu’advient-il de notre jeunesse pauvre qui ne peut s’offrir les services de petites mains aux doigts d’or ? Pas besoin de prier sainte Carine (Roitfeld) pour se sortir de ce guet-apens nauséabond : la relève prend le contre-pied et s’offre l’insolence de vous abreuver de style plutôt que de tendance. La toute jeune Maison Marchand Moustafa en est bien l’exemple le plus naïf.

 

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« Naïf », terme péjoratif ? Loin de là, chers amoureux du vêtement ! Comme un fil conducteur, presque une signature, Iris Marchand et Sophie Nothnick Moustafa se lancent dans un projet qui invente une néo-couture où la beauté du geste, la création pure, la couleur, l’abolition des différences, le minimalisme et un regard résolument innocent font l’amour pour créer une griffe d’exception qui hume l’air du temps.

 

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Le duo est complémentaire et attire le regard dès la première silhouette. Alors que l’une est styliste et extirpe de ses racines anglo-allemandes les lignes les plus pures, l’autre réinvente le candide pour retranscrire une imagerie moderne, cool et résolument hip. Le réseau souterrain et underground de la capitale s’arrache déjà les pièces loufoques mais totalement accessibles de cette jeune maison qui balaie les diktats d’une industrie suffocante d’un seul revers de machine à coudre, pour n’apporter que l’envie : l’envie de porter immédiatement ces sourires faits de matières nobles. Un parti pris élégant et pourtant totalement portable, le tout dans une gamme de prix doux…

 

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Chez Maison Marchand Moustafa, on assume le fait de briser les frontières du genre. On le revendique, même. La collection totalement unisexe élimine tous les codes établis de la masculinité ou de la féminité pour ouvrir le champ des possibles. Plus de superflu, plus d’interférence à cause des tailles, on se concentre sur un vêtement cache-cache dont le jeu des couleurs vous abreuve d’une certaine joie de vivre. Les élastiques remplacent les fermetures Éclair pour s’adapter à la morphologie, le sportswear n’est pas loin pour appeler au confort, sans pour autant délaisser des coupes complexes, originales et forcément design.

Les deux jeunes créatrices n’ont rien à envier à une certaine Phoebe Philo dans l’intellectuel, sans pour autant en faire un cheval de bataille. Porter la Maison Marchand Mustafa, c’est même un oxymore : celui qui aime la mode mais qui la rejette dans sa forme dramatique et quasiment insupportable. MMM ressemble à un autre MMM époque idéale ; c’est déclarer au monde que l’on a du goût sans forcément être un mouton. C’est être de ceux qui ont l’intelligence de posséder encore un cerveau et donc de réfléchir à ce qu’ils portent. Ce n’est pas se considérer à la pointe de ce qui se crée mais en être le précurseur.

 

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Mais c’est bien dans la production que les deux demoiselles se démarquent encore plus : du tout fait main qui brûle les yeux de désir. DU TOUT FAIT MAIN, les gars ! FAIT MAIN, BORDEL ! Vous me pardonnerez une certaine hystérie mais c’est tellement rare que ça mérite d’être signalé avec une certaine insistance. Petite production et rareté sont l’expression d’un nouveau luxe qui se veut judicieux et encore très discret. Un secret que l’on est fier de partager et qu’en même temps on voudrait garder comme un trésor d’une préciosité extrême. Un Hermès du cool qui ne détruirait pas tous nos espoirs d’avoir une relation saine avec les institutions bancaires.

 

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Maison Marchand Moustafa est clairement une vision juste du futur, là où l’amour pour le style est divulgué avec passion. À porter sans modération quand on veut se délecter d’être un des défenseurs de l’avant-garde…

 
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Bien à vous.

Charlie Le Mindu, ange capillotracté.

Je découvre Charlie Le Mindu comme tout le monde: dans la presse, via la l’inondation sur les réseaux sociaux et par le dieu Prigent dans un épisode « d’habillé pour… ». Un petit français, à Londres, qui vient saluer à son défilé de création capillaire Haute Couture, habillé en boucher couvert de sang tout ça sur des cris de porc qu’on égorge, ça mérite une oreille tendue. Très tendue. Généralement Prigent flaire bien et le ciel nous envoya le digne héritier de la Haute Coiffure.
 
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Charlie Le Mindu, 28 ans, bohémien ultra élégant, est un de ces personnages multi-facettes qui sont presque surréels tant ils sont magiques. Caméléon du look, il oscille entre le punk en cuir, le crooner aux creepers ambiance 50’s, débraye sur fluo kid hystérique pour atterrir comme le plus sexy des gitans. Mais Le Mindu est avant tout un garçon authentique. Il a comme une forme d’innocence qui se caractérise par un soupçon de trait adolescent alors que ses mots sont d’un naturel désarmants. En plus, ce mec est doté de l’aura des passionnés. Un goubli-boulga de références et une liberté totale qui font de lui un être aussi attachant que mystérieux et par conséquent irrésistible.
 
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Torturé par les extrêmes, exaltant le no-limit tout en chantant la beauté du classique, le Coiffuriste (mot attribué par le chorégraphe Découflé quand même! NDLR) a l’air d’être né pour faire du cheveux une matière première aussi excitante qu’inédite. Des perruques pour La Gaga, un cabaret à la fondation Cartier avec les filles du Crazy Horse et bien évidemment des collections ultra créatives qui défilent au gré de ses escapades. Le Mindu s’amuse et émerveille parce que personne ne s’était encore aventuré dans les marécages d’une inventivité aussi sauvage et incongrue. Le talent et l’imagination sans limites du garçon en guise d’arme et de bouclier. Il a franchi un pas que peu ont exploité et c’est de ce fait que la notoriété s’érige et que les sirènes de l’avant-garde se mettent à siffler.
 
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Avec l’enfant de Bordeaux, on peut passer de la longue chevelure de Raiponce à Disney Land aux créations scéniques immodérés pour chanteuses ultra conceptuelles. C’est dans ce jeu d’opposition que le créateur a l’air de puiser son inspiration. C’est ce magnétisme contraire qui le pousse à aller toujours plus loin. Toujours un touche d’humour enveloppé dans une grosse dose de sexy, c’est la signature Le Mindu. L’envie de sublimer triomphe toujours sur l’extrême alors que finalement, ses créations, ses performances ou même ses dons de mise en scène emmène vraiment dans un univers coloré, neuf presque irréel… magique donc. J’ai envie de dire que ça « nourrit le cerveau ».
 
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Aujourd’hui, Charlie Le Mindu n’en finit plus d’étonner en sortant un single, j’ai nommé: « Died Blonde ». On aurait vite fait d’imaginer quelque chose complètement fou et bien… pas du tout!! Et c’est ça qui fait encore plus le charme du personnage: la surprise! Monsieur Le Mindu se paye un clip ultra léché avec les sublimes du Crazy, tenues latex, noir et blanc, jeux graphiques, c’est beau, extrêmement esthétique. Le Mindu est sublime en crooner noir des orteils jusqu’au yeux. Son titre résonne comme une parfaite B.O d’un James Bond irrévérencieux, le refrain est entêtant, la musique drama-far-west est vraiment cool, c’est bien filmé, les filles sont jolies et diaboliques à la fois, c’est Arty sans être guindé: c’est intelligent… Bref, Oh la la quoi!
 

 
Le petit génie aux doigts magiques est là ou on ne l’attend pas et c’est ce qui rend l’intérêt pour la créativité de Le Mindu tellement affriolante. Il est de cette honnêteté subliminale qui, bon gré mal gré, nous emporte le coeur. Qe faire? Que dire? Comment résister? Ne résistons pas, laissons-nous aller, c’est trop beau pour être vrai et surtout à nous de lui rendre la pareille visuelle: « let’s all die Blonde! »
 

Retrouvez Charlie Le Mindu en ce moment au Carnaval Monstre de Bordeaux et « Died Blonde » sur I-tunes

 

Bien à vous.

Sarajevo mon Amour…

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Il est tout étroit l’aéroport bosniaque. Pour une capitale je trouve ça mesquin et charmant. Au sortir de l’aérochose, je n’ai pas tout de suite saisi ce qui allait se passer. J’ai même été déroutée. L’excitation des premières bouffées d’air d’une nouvelle ville. Le taxi qui roule. L’environnement qui se déshabille. Les têtes des immeubles, l’humidité de l’air, les bouilles des affiches publicitaires, l’âcreté des odeurs, les tronches des bagnoles, l’opacité des lumières, la trogne des premières banlieues, l’intensité du bruit…tout ça esquisse une ville. La citadine se dessine peu à peu dans ma tête, au fur et à mesure que le taxi file sur le périphérique local… sauf à Sarajevo. J’étais paumée, les repères étaient contradictoires, on me donnait du soviétique dans les yeux pour ensuite me balancer de l’oriental dans les oreilles. Mon olfactif giflait assurément ma vue qui s’en prenait à mon ouïe. J’étais désarçonnée et rien ne me permettait de donner un air à la ville. Elle me tiraillait de tous les côtés. Elle me malmenait un peu mais ce n’était pas désagréable et j’allais finir par l’apprivoiser.
 
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On attendait nos clés pour prendre possession de notre appartement, l’immeuble était un peu froid mais beau et imposant, la porte lourde, on a zieuté l’intérieur, ça m’a plu. Cette masse en pierre grisonnante avait l’air récalcitrante comme ça mais j’eus très envie de l’habiter. Je crois que c’est surtout l’escalier qui m’a mise en appétit. Je l’ai vu et immédiatement mes jambes m’ont portée à lui. J’espérais secrètement que nous habitions au dernier étage car je voulais fouler chaque palier. Les dalles étaient grandes, un peu en marbre et composaient une surface relativement impressionnante. On eût aisément pu organiser un pique-nique-palier sur ces paliers. Ces grands immeubles de l’est… Ici on avait de l’espace et je tenais à l’investir. J’ai également pensé à un apéro sur ces marches. Des gens, de la fumée, des bouteilles de bière avec des mégots dedans, du vin entamé, des tâches sur le marbre… Il serait peut-être plus sage d’aller s’enivrer ailleurs tout compte fait. Ce n’est pas chez moi après tout. Un autre jour peut-être si on arrive à s’encanailler avec les voisins.
 
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Pour un mois de juillet, il faisait frisquet et le temps était exécrable. Tout mouillé partout. De la grosse pluie qui trempe illico. Il fallait combattre l’humidité extérieure. Il fallait faire la fête, il fallait tâter le nocturne de Sarajevo. Faire la fête à Sarajevo… comment ils s’amusent les bosniaques ? On a rencontré un gars de la ville qui vivait au Canada la majorité de l’année. Il voulait nous sortir. J’étais ravie. On s’est retrouvé dans un bar au bord de la Miljacka, c’est la rivière de Sarajevo, elle a vu beaucoup de choses cette rivière. Le bar pouvait ressembler à plein de bars de plein de capitales. Sauf qu’ici l’ambiance était pas la même, je sentais bien qu’on était ailleurs, à la croisée de plein d’anciennes contradictions… c’était bourré de gens qui 20 ans auparavant se sont fait la guerre et qui 40 ans auparavant formaient un peuple uni sous Tito. Ils sont rigolos ces anciens Yougos, ils tendent vers une modernité internationale.
 
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Certains dans ce bar avaient la dégaine d’artistes à grosse barbe qui trainent leurs souliers à Williamsburg mais tous conservaient une espèce de jovialité yougoslave traditionnelle extrêmement plaisante. J’ai ainsi décrété que ce serait pendant un temps le meilleur bar du continent européen. Le lendemain, un soleil éclaboussant est rentré comme un pachyderme dans la ville. La lourdeur de cette arrivée ne m’a cependant pas déplue et j’ai eu de suite envie de prendre quelques gifles de cet astre. Mes pieds m’ont inconsciemment emmenée au bord de la Miljacka, là où mes errances alcooliques m’avaient posée la veille. Le bar avait une gueule bien différente le matin. Aux personnes à grosse barbe et pintes de bière avaient succédé les personnes à grosses montures de lunette et leur Mac Book Air.
 
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J’ai longé la Miljacka, bordée d’immeubles période Austro-hongroise. C’était une partie de la ville que je ne connaissais pas, qui m’étonnait à nouveau. Il y avait d’un côté de la rive une expo photo en pleine air d’artistes contemporains et de l’autre un vague marché qui rassemblait des vendeurs de bigoudis, de patates, de vieux bouquins, de légumineuses et de chemises de nuit très longues. Je me suis tatée sur les bigoudis. Ils avaient de chouettes couleurs. J’ai en revanche fait l’acquisition de fabuleux cèpes et de juteuses tomates. Le vague marché m’avait composé mon déjeuner. Je crois qu’à ce moment-là, j’ai cessé de vouloir expliquer cette ville, j’ai accepté toutes ces belles incohérences.
 
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Elle m’a eue cette sorcière, je suis tombée amoureuse d’elle en l’espace de quelques anecdotes. Sarajevo mon amour. Plus les jours ont passé, plus elle m’a conquise. Elle m’a attirée dans de sombres endroits alternatifs coincés dans la vieille ville Ottomane. J’y ai ingurgité des breuvages assez mauvais au goût mais très plaisants à l’humeur, dansé sur une improbable musique de reggae électronique dans ce lieu à vieilles pierres cubiques. Elle m’a également entrainée dans des espaces bien plus apaisants en montant vers le haut dans ses montagnes. Il a suffi de pas grand-chose, une bonne douzaine de minutes pour s’extirper du centre historique et grimper de petites rues engoncées entre 2 rangées de maisons à 3 étages et se retrouver comme dans un petit village bosniaque. Il bien fallu quitter cette ville pour aller palper d’autres contrées bosniennes et monténégrines mais je n’avais qu’une hâte c’était de revenir à Sarajevo et de profiter encore un peu d’elle avant de reprendre mon avion. Le dernier jour a été délicieux. Je suis allée prendre une dernière gifle de soleil en sirotant mon marc de café. A très vite mon amour.
 
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xxx, Aurore.

SALE! x ENTREPRISE records

Tu viens de terminer ton weekend et tes oreilles débordent de house et de techno, tu sens le beat te porter jusque dans ton lit et les acouphènes en symphonie. Plus jamais ça que tu te dis, mais le weekend suivant arrive et avec lui le Vendredi. Alors que faire sinon changer, La SALE! arrive à point nommé. Hashtag rime, hashtag JJRousseau, hashtag la Sale is BACK.

On va dédier ce Vendredi au label Entreprise, chevalier remportant toutes les batailles de la jeune garde Française à coup de succès fracassants et de mélodies exaltées.

On aura Moodoïd dont l’album unanimement salué par la critique est une des meilleures surprises que notre pays nous ait donné cette année. De la world-music sous extasy mélangé à du krautrock halluciné, il viendra nous effectuer un dj set de haute volée entre novodisco et rock chafouin, pour qu’en un tour de main l’homme de tes rêves se retrouve entre tes reins.

On aura aussi Jérôme Echenoz a.k.a Tacteel dont la présence à la SALE! semble hyper naturelle tant TTC, dont il fut un des producteurs, représenta dans ses grandes heures ce qui se fait de mieux en terme de production au ciseau sur lyrics au couteau. Passé par le purgatoire de la chanson française, il viendra mixer des 45 tours avec l’innocence du nouveau né Bâtard sensible devenu bébé requin.

Puis viendra le tour d’Alto Clark, distributeur sonore quasi chamanique dont le but non caché est de faire groover les masses. Du booty hip-hop crasseux à la techno de backrooms la plus chaude, c’est toujours bien pensé, doux et dur à la fois. Une mixtape de Sébastien Chabal plongé dans le monde des Bisounours.

Pour envisager l’introduction et la conclusion de cette nuit vos deux chevaliers servants Jules & AUBRY vous concoteront un de ces B2B dont ils ont seul le secret et que le monde entier leur envie.

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SALE! N°17 – ENTREPRISE LABEL NIGHT –> Moodoïd / Jérome Tacteel Echenoz / Alto Clark + Jules & Aubry

6-02-15 / 10€ / 23h- … / Social Club – 142, rue Montmartre – Paris

Les coups de reins sonores d’Alto Clark.

Dans l’écurie Fils de Vénus, je demande Alto Clark. Carrure gourmande, yeux océan, le streetwear en signature. Le genre de mec que tu poses en débardeur échancré American Apparel, short en cuir Hermès, Nike Air aux pieds, une bouteille de bière à la main devant une Peugeot 205… et tu réinventes le porno subtil. Une future série Vogue Homme qui sent le sale. Un mélange d’ironie 80 à un brutal coquin des caves de Sarcelles. De Citébeur à Brooklyn tout en jouant au sarcasme visuel du hip très français, un résultat hybride très « à la cool ». Voilà pour l’esthétisme. Ça pète à la gueule, c’est assez joli à regarder, mais ça pue le cul surtout.

 

     Alto Clark-Sarah Fouassier

 

Pour le personnage, c’est plus complexe, rien à voir avec l’aspect « taillé à la serpe » du type. Timide sans l’être. Trop curieux pour fermer sa gueule, il a un côté bambin, potos, frérot. Le mec à qui t’as envie de pincer la joue ou d’être bras dessus, bras dessous quand t’es bourré. Un petit air de Coubiac dans un grand verre de culture.

 

Alto Clark-B Rob

 

Issu des beaux-arts de Saint-Étienne, il a ce côté torturé dans le débat, d’où l’expression par l’art et bien évidemment par la musique, mais pas de façon pompeuse. On n’est pas dans l’incompréhension du discours en mode « j’ai voulu retranscrire le monde dans une vision musicale évocatrice d’une certaine brutalité dans le plaisir-gna-gna-gna-bla-bla-bla ». Adieu « Mélanie-Laurent-isme » dont peuvent faire preuve certains artistes contemporains. Le premier degré opère, c’est la délivrance de musiques abruptes, de sons compilés pour la fête ultime. L’orgasme du père Alto passe par la distribution sonore quasi chamanique dans le but non caché de faire se dandiner la foule. Ça va du booty hip-hop crasseux à la techno de backrooms la plus chaude, c’est toujours bien pensé, des fois doux, des fois dur : il connaît l’étreinte. Genre, t’as vraiment envie de baiser sur les mixtapes du Sébastien Chabal du monde des Bisounours.

 

 

Mais ce qui le prend vraiment aux tripes, c’est le live. Moitié du groupe De La Montagne, ils cartonnent en duo grâce à une sorte d’électro-pop suave qui fait chavirer les cœurs et les caleçons. Il agit, évidemment, aussi en solo et s’amuse de beats dépouillés qui ne sont pas sans rappeler les nordistes les plus froids. Voyage entre les afters de la Lettonie, Stockholm et forcément Berlin qui n’est jamais très loin. De sa scolarité, il garde une certaine rigueur, un besoin inassouvi de perfection. Trop de perfection, des fois. Comme s’il s’interdisait la faute qui pourrait octroyer à ses idées sonores une dimension qui contrôle l’hystérie.

Alto Clark aime jouer aux brouilleurs de pistes quand il s’adonne à la créativité auditive ! Il emprunte un labyrinthe qu’il crée de toutes pièces, que par conséquent il connaît, et dans lequel il vous amène sans même que vous vous en rendiez compte : c’est différent, envoûtant, presque performatif.

Les éducations esthétiques ont toujours su donner à la musique cette dimension fantasmagorique où les sonorités ne sont plus seulement l’apanage de l’ouïe mais aussi des cinq sens. Le père Alto, en guincheur foutraque, continue d’étudier la question sur nous, ses cobayes préférés.

 

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Sa névrose est joyeuse et se sent aussi sur scène où la passion qui l’anime se transmet comme une substance illicite. Il sourit, du moment que l’on transpire. Le père Alto est définitivement d’une génération qui a décidé de pousser l’expérimentation au-delà des frontières d’un cercle restreint, car seule la populace le nourrit. De cette communion tendancieuse naît une tension sexuelle et musicale qui a pour lit le dancefloor… Alto Clark n’est certainement pas un coup d’un soir mais bien l’amant musical de nos nuits les plus chaudes : passées, et surtout à venir.

 

Bien à vous. 

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE.

Mon Charlie

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Ça fait un moment que je te regarde de loin mon Charlie. T’es sacrément beau. Je suis tombée en amour. J’aime ta façon de penser, ton tempérament, tes convictions, ton courage, ta morale, ton humour, ton esprit, … ta liberté … ton indépendance …………..Mais les gens ça peut être cons tu sais. Je les ai vus te brutaliser, te rosser, t’incendier parfois. T’es courageux mon Charlie, tu leur en répliques de la torgnole à ces bons à rien, ces tout petits cerveaux, ces ridicules neurones, ces menus penseurs. Aujourd’hui ils se sont acharnés, ils t’ont fait passer sur le billard. On ne te laisserait pas mourir. On ne laissera pas mourir la liberté d’expression. JAMAIS.
 
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Les armes tu les as, je ne parle évidemment pas de celles qui ont servi à la barbarie ce matin, car ce sont les armes des faibles, je parle de tes armes : les mots, les crayons, les pinceaux. Il faut continuer de te munir de ces objets pour dénoncer l’extrémisme qu’il soit religieux ou politique. Ne jamais s’arrêter, ne jamais prendre peur, toujours rappeler que la liberté d’expression fait partie de nos fondements, toujours rappeler qu’il est nécessaire de la défendre, toujours dénoncer l’obscurantisme, toujours être respectueux de l’autre. IL LE FAUT.
 

On est aujourd’hui en deuil mon Charlie, je te laisse du temps et on se retrouve vite.

 
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ON T’AIME CHARLIE.

 

Nos condoléances vont aux familles
 
Aurore, Jules, Cécile, Aubry, Myrtille, Romain, Emmanuel, Boris, Clara et Stèv – M/M CREW.
 
Rendez-vous à la République! #jesuischarlie

DîNER NOIR – Performance secrète @ La Baie!

Alors que l’antre clubbing du Pipi Caca Poney Club ouvrait sa partie nuit par un set démoniaque de Charlie Le Mindu, Monsieur/Mademoiselle festoyait autour d’un dîner performance des plus intimes dans l’espace galerie… Vin rouge comme le sang, art gastronomique par nos deux chefs de luxe, Luke Jno Charles et Martin Noble, scénographie pleine de poésie noire par Romain Brau accompagné d’un design sonore spécialement créé par Le Formica. Le tout fantasmé par la troupe CRISIS ou quand le rêve a dépassé les arcanes du cerveau pour devenir réalité… Performance secrète et intime, quelques élus, une famille soudée et l’art qui n’en finit plus…

Autour de la chose noire, Yann Morrison a immortalisé les âmes perdues dans cette nuit pleine d’étrangeté remplie d’une atmosphère où désir et amour ne faisait qu’un … 

 
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